Claire est une enseignante passionnée et elle s’épanouit avec Charles, son amoureux. Sa fille, Émilie, vole déjà de ses propres ailes, et sa relation avec le père de celle-ci, bien que complexe, est harmonieuse. Sa mère Jeanne, sa tante Laurette et son frère Marco forment la sainte trinité de la cellule familiale.
Il y a bien ce froid entre sa mère et Marco qui l’inquiète, mais au fond d’elle, une chose bien plus sombre la hante. Claire est tourmentée par un rêve récurrent et mystérieux. Chaque nuit, elle plonge dans les profondeurs d’un lac, où d’immenses icebergs l’enserrent et l’étouffent comme un étau.
Au chevet de sa mère, victime d’un infarctus, cette dernière lui demande de rendre à un inconnu une babiole, une sculpture appartenant à la famille. Pour Claire, cette étrange mission sera le point de départ d’une quête identitaire, qui fera émerger, dans un effet domino, les secrets enfouis du passé.
Le début est un peu lent, mais la fin est presque exaltante. Nous suivons Claire dans une mission que sa mère lui confie sur ce que nous croyons être son lit de mort. C'est dramatique, poignant et je me suis laissée diriger par les mêmes conclusions que la protagoniste. J'ai bien aimé la note de l'auteur qui nous renvoie à la référence concernant le chant des icebergs. Une belle lecture qui porte à réflexion sur l'importance de ne pas ignorer les traumas qui sont plus faciles à gérer enfouis qu'exposés, mais ô combien dommageables.
Le début s'étire longtemps sans qu'on sache vraiment vers quoi l'histoire tente de nous amener. Une fois que les retours dans le temps apparaissent, le roman prend du rythme et l'intrigue se dessine, c'est là que ça devient intéressant.