Et si la Ligne Verte sortait John Coffey de la prison, pour le mettre sur une route de l’Amérique au début du XXe siècle ? Le mystérieux personnnage de Walt, ce grand monsieur un peu benêt, qui, partout où il passe, souhaite répandre littéralement le bien : doté d’une sorte de télékinésie, il aide ses prochains, quitte à en faire souffrir les bourreaux sans pitié.
Mais cet aspect un peu fantastique de l’histoire n’en est pas réellement le centre : il s’agit plutôt des liens tissés au fil des kilomètres parcourus à pied, qui forment tout l’intérêt de cette lecture. D’abord deux, puis trois, quatre et cinq, les divers personnages se retrouvent ensemble, partagent, s’entraident et évoluent face aux épreuves mises sur leur chemin. Rien n’est délicat, mais tout est dangereux dans cet itinéraire sans fin.
Bien que les relations entre personnages étaient bien écrites, tout comme le récit complet de leur initiation en quête de paix et tranquillité, je n’ai pas réussi à tant m’attacher que ça au roman. C’était bien sûr intéressant, parfois même assez émouvant au vu des sujets abordés (oui, car TW racisme, viols, torture etc lol). Je me rends compte que je n’ai pas grand chose à en raconter : c’était une lecture ni détestée, ni adorée. Cependant, ce sentiment que j’éprouve peu aussi être du au peu d’intérêt qu’initialement j’avais à lire ce roman (je l’ai fait pour le club de lecture de la librairie), car je suis siiii peu fan du Far West, ou même de toute l’ambiance un peu Montana des Etats-Unis… Je n’éprouve malheureusement aucun intérêt à approfondir mon savoir sur cette période, ni même sur les paysages décrits, que ce soit dans les livres comme dans les films, d’ailleurs. Je suis pourtant sure que ce roman trouvera son public : je n’en faisais simplement pas partie.
La ligne verte étant mon film préféré, je ne pouvais qu'aimer ce roman même si j'ai deviné le plot final relativement rapidement. Vraiment gros coup de coeur pour le personnage de Walt et haine a absolue contre Harper, ça prouve qu'ils sont bien écrits !