Jump to ratings and reviews
Rate this book

Les bateaux sur la terrasse

Rate this book
Comment pardonner à nos parents quand ils nous ont blessés, heurtés, trahis, sans pour autant qu’ils soient des monstres ?

« Ces mots, je les garde en moi depuis plus de vingt ans. Ils ont eu le temps de devenir acides. Ils n’auraient pas dû sortir comme une logorrhée, j’aurais dû articuler ma pensée mais trop tard, c’est fait. Alors elle pleure. Et je ne suis pas touché. »

Sous un soleil de juin, un fils observe la Méditerranée, tandis que les bateaux filent au loin. À ses côtés se tient sa mère, contrariée.

Pour lui, le temps est venu de tout dire. Et d’affronter ses fantômes : l’enfant harcelé qu’il a été, sa mère célibataire qu’il juge indifférente à son sort, sa grand-mère figée dans le deuil, son oncle dont la mort plane encore… Là, face à la mer, le passé remonte à la surface. Comment pardonner à ceux qui nous ont aimés de travers ?

Avec une écriture forte et évocatrice, qui ne cesse de surprendre, Jessé Rémond Lacroix explore le pardon comme un choix, et la tendresse comme rédemption. Un roman pudique, sincère et émouvant.

304 pages, Paperback

Published January 8, 2026

14 people are currently reading
194 people want to read

About the author

Jessé Rémond Lacroix

1 book3 followers

Ratings & Reviews

What do you think?
Rate this book

Friends & Following

Create a free account to discover what your friends think of this book!

Community Reviews

5 stars
16 (31%)
4 stars
17 (33%)
3 stars
14 (27%)
2 stars
3 (5%)
1 star
1 (1%)
Displaying 1 - 9 of 9 reviews
Profile Image for Julien L..
276 reviews49 followers
January 31, 2026
Premier roman de l’humoriste Jessé.
Dans son sud natal, sur la terrasse de la maison familiale, devant lui, les bateaux passent… et avec eux, les souvenirs.

À partir de cette scène simple, il replonge dans son enfance : le harcèlement à l’école, une mère aimante mais absente, une famille minée par les silences, et la mort d’un oncle qui a tout laissé en suspens.

Ce roman parle de blessures invisibles, de ce qu’on ne dit pas, et surtout d’une question centrale :
comment pardonner à ceux qui nous ont fait mal sans jamais avoir voulu nous détruire ?

C’est poignant et intime, loin de l’humour (mais pas sans humour 😉), simplement plus près de l’émotion.
Profile Image for Jo.
1,219 reviews231 followers
December 28, 2025
Les bateaux sur la terrasse est un roman qui se lit comme on regarde la mer : avec ce mélange de calme trompeur et de remous intérieurs que seule une histoire profondément humaine peut soulever. Dans ce son roman, Jessé Rémond Lacroix fait surgir les ombres de l’enfance : la différence qui isole, l’exclusion muette, les blessures qui marquent beaucoup trop tôt. Il les dépose dans une langue qui ne cède jamais au pathos et se tient dans une vibrante et constante justesse. Dire que le texte m’a ému serait un euphémisme : je lis beaucoup mais ils sont rares ces textes où je peux m’identifier presque intégralement aux propos tenus par l’auteur.

Tout commence avec l’exploration du lien qu’il entretient avec sa mère. Cette relation, au cœur du récit, apparaît comme une architecture mouvante : un édifice de tendresse maladroite, de mots qui se cognent, de regrets trop vifs pour être tus sur la longueur. Leur confrontation, accablée de soleil et douloureuse, expose la vérité brute des amours imparfaits, ceux qui heurtent avant d’apprendre à tenir. Ce moment-là devient la clé du livre : une fissure par laquelle tout le passé déborde, inexorablement. Il raconte son coming-out courageux, les réactions malhabiles de sa mère, la colère née de cet instant et la déception qui s’est nichée, au fil du temps, dans toutes les strates du duo qu’ils formaient. Il détaille, avec talent et dans une force qui m’a coupé le souffle, tout le vertige du déchirement qu’un retour ignorant à une confession éprouvante peut engendrer.

Subitement, comme pour colmater la brèche, la figure de la grand-mère surgit. Elle brille par sa sagesse autant qu’elle entraîne, dans son sillage, une ombre portée qui m’a crevé le cœur. Son silence autour du fils perdu, emporté par le sida, n’a rien de l’omission : il a la densité d’un amour immense, retenu et sacré. Elle est la gardienne d’une mémoire fragile, un phare immobile dont la lumière n’éblouit jamais mais éclaire sans faiblir. Comment ne pas avoir les yeux qui transpirent (c’est plus glamour de le tourner ainsi plutôt que de préciser que le roman m’a tiré quelques larmes) face à cette femme qui m’a rappelé ma grand-mère et dont la tendresse discrète, exprimée par gestes banals, regorge d’un amour surabondant.

Jessé, parce que cette histoire n’est pas composée de personnages fictifs simplement manichéens, s’amuse à faire valser nos sentiments en nuançant tous ses propos et en nous offrant une vision d’ensemble des deux femmes qui constituent son existence. En revenant sur la vie de sa mère, moins idyllique que prévue car devenue une « mère-tampon » prise dans ses contradictions, il est parvenu à mettre des mots justes sur des zones fragiles qui ont également pu faire partie de moi. J’ai trouvé son recul et ses analyses brillantes et pleines d’une clarté qui m’a époustouflé. Il y a des bateaux sur la terrasse, certes, mais il y a aussi des pages qui fonctionnent comme un miroir tant Jessé parvient à nous remettre face à nous-mêmes et à coucher sur des pages des interrogations et autres nœuds du cœur dans une netteté tranchante (et un peu étourdissante, je dois l’admettre. Merci pour la consultation de psy gratuite en plus du coup de cœur littéraire).

Et puis, bien sûr, il y a la mer. Toujours la mer. Elle borde chaque page. Les bateaux qui glissent au loin deviennent la métaphore la plus lumineuse du texte : ces vies qui s’éloignent, reviennent, disparaissent un instant avant de réapparaître dans une clarté nouvelle. Ils incarnent le pardon possible, le mouvement lent par lequel les rancœurs se diluent et la manière dont la douleur se décante pour offrir, un jour, un espace de réconciliation.

Un premier livre d’une maturité bouleversante qui, je le sens, va prendre exemple sur les embarcations qu’il mentionne et qui tracent sur l’eau une ligne qu’on continue de suivre du regard bien après qu’elles ont disparu pour me rester très longtemps en tête. Je me doute que je porte un attachement très personnel pour ce roman et j’espère profondément que les mots de Jessé résonneront de façon universelle lors de sa sortie et bien après !
43 reviews
January 25, 2026
Touchée autant par les émotions de Jessé que celles provoquées par la lecture 🙏
Les tartes à la tomate, les souvenirs d’enfance, et surtout les liens à celles et ceux qu’on aime !
Vraiment les auto fictions pertinentes >>>>
Profile Image for Laura.
1,312 reviews42 followers
Read
December 21, 2025
Je n'ai pas aimé DU TOUT. De base, je ne suis pas autofiction, et bien ça n'a pas pris, étonnamment. Je n'aime pas la rentrée d'hiver... ça ce voit ?
Profile Image for Floflyy.
539 reviews312 followers
Review of advance copy received from Publisher
December 28, 2025
Jamais une tarte à la tomate m'aura paru aussi longue à cuire. Si je mets à part les innombrables adjectifs, propositions relatives ou phrases nominales qui viennent alourdir CHAQUE propos dans un but esthétique ou poétique, qui ne m'a aucunement touché, il en reste une histoire de coming-out et de pardon, certes touchante à certains égards mais qui n'avait pas besoin de ces 300 (longues) pages.

Dans les remerciements, l'auteur insiste sur la nécessité d'écrire ce livre, je m'interroge sur ma (notre) nécessité à le lire. Est-ce que cette histoire personnelle a besoin d'être écrite et transmise? C'est une réelle interrogation, je n'ai pas la réponse. Je suis très souvent touché par les histoires familiales, d'autant plus quand il est question d'homosexualité. J'aime quand les auteurs mêlent la littérature avec l'intime, quand la langue suit le propos et c'est ce qui me manque ici.

A défaut de style, j'ai lu un texte stylisé auquel on a ajouté des couches sur chaque image, sur chaque objet, sur chaque son, sur chaque souvenir. ça en devient dégoulinant et peu digeste et a fermé toute transmission d'émotions alors que pourtant, on parle d'un jeune homme homosexuel qui a subi du harcèlement et un coming-out douloureux... le degrés d'identification aurait pu être important. Les touches d'humour, pour lesquels l'auteur est reconnu dernièrement à travers son spectacle et ses chroniques, viennent comme des cheveux sur la soupe troubler une tension et une ambiance qui peine déjà à s'installer.

Dommage, mais promis j'écouterai encore Zoom Zoom Zen.
Profile Image for Emmanuel.Bouche.
163 reviews2 followers
February 16, 2026
Piouf... Que dire.
Premièrement Jessé est un garçon que j'aime beaucoup. Je le suis sur les réseaux, je regarde ses chroniques de temps en temps. Il me fait souvent sourire ... Soit par ses mots, soit car je le trouve juste mignon.
Quand j'ai su qu'il avait écrit un roman j'étais curieux.
Dès les premières pages, j'ai eu peur... Je me suis dit que ça allait être un truc ultra ego-centré et que ça allait être compliqué...
Puis finalement il en ressort un livre extrêmement poétique, j'ai relevé plusieurs citations tellement certains passages étaient si jolis.
Je pense que comme beaucoup d'homosexuels, je me suis retrouvé à travers les pages de ce livre.
D'autant plus que ma propre mère a, elle aussi, les mêmes mots lors de la "révélation" de mon homosexualité. Mon père lui a parfaitement bien réagi à ce moment-là... À mes 18 ans.
Ce livre est pour moi extrêmement réussi, joliment construit, possède peut-être quelques longueurs, mais sincèrement il en ressort une telle beauté qu'on ne peut juste dire Bravo et merci Jessé.
Profile Image for Julien.
70 reviews10 followers
February 18, 2026
Bel effort pour un premier roman. L’histoire est très intéressante et le développement tient admirablement jusqu’à la fin. On sent une vraie ambition narrative et une plume maîtrisée.

Là où le roman de Jessé Remond Lacroix pêche, c’est dans ses descriptions interminables, parfois appliquées à des éléments qui n’en ont pas besoin. Oui, c’est bien écrit, souvent passionnant même, mais cela manque de substance. Les longues descriptions donnent parfois l’impression de faire office de remplissage plutôt que d’enrichir réellement le propos.



A commendable effort for a debut novel. The story is genuinely engaging, and the narrative development remains strong all the way to the end. There is clear ambition here, and the writing itself is often compelling.

Where the novel falls short is in its endless descriptions, applied to almost everything, even when unnecessary. Yes, it is well written and often gripping, but it lacks real substance. The overextended descriptions sometimes feel more like filler than meaningful depth.
61 reviews
February 6, 2026
Au vu du titre, je pensais à tort - et je ne saurais vraiment dire pourquoi - qu’il s’agissait d’une critique des Parisiens portant des Sebago l’été en terrasse des bars dans le Midi, and ngl I was all for it lol.
Que nenni! La terrasse est le point de rencontre où l'auteur nous invite à contempler les flots de sa vie, sans tomber dans la gravité ou dans l'accusation. Et c'est là sa grande force.
J'ai beaucoup pleuré, sûrement par projection de ma propre vie dans ses histoires d'harcèlement et de coming out. Le chapitre 40 est divinement bien écrit!
Il me tarde de lire son prochain roman!
Profile Image for Etleaudit Lalyzea.
30 reviews
February 11, 2026
Il est vrai, les autofictions ont le vent en poupe. Et pour autant est-ce une raison pour juger ?

J’ai été très touchée par ce récit, ces secrets et silences de famille, les souvenirs parfois anecdotiques d’enfance, des odeurs aux lieux, comme aux sensations.

Ces douleurs et blessures personnelles dont on apprend à vivre et à grandir malgré soi, à se construire plutôt qu’à se détruire.

J’ai adoré ce premier roman, j’espère qu’il y en aura d’autres 🤍
Displaying 1 - 9 of 9 reviews

Can't find what you're looking for?

Get help and learn more about the design.