Au large de ce qui pourrait être les États-Unis, une femme surgit mystérieusement dans un lieu étrange pour en filmer les contours. La ville de P., sorte de cité western où l'errance et la torpeur sont causées par une chaleur redoutable, est peuplée de personnages singuliers : une tenancière de bar, une jeune fille qui joue avec les fantômes, un poète, un sculpteur, un pianiste. La mer suscite la méfiance, les colons gardent farouchement leurs frontières face aux Exilés.
Ailleurs, au milieu de l'océan Atlantique, une naufragée ayant perdu la mémoire se voit repêcher par un cargo trois jours après la disparition tragique d'un des membres de l'équipage, une nuit de tempête.
Ne restera à ces deux femmes qu'à trouver la sortie du labyrinthe, à rassembler les indices et ainsi reconstruire leur identité.
Un magnifique premier roman servi par une écriture incandescente, donnant à penser le langage comme refuge.
Roman très opaque qui laisse beaucoup à faire à celle qui le lit ! Il faut imaginer, parfois transposer ses propres souvenirs ou expériences pour comprendre ce qui arrive aux personnages. C’est très poétique, imagé, la loooongue métaphore marine est magnifique et puissante. L’autrice arrive à construire une ambiance lourde, pesante, une tension assez zinzin qui t’accroche au livre. Mais ça reste très difficile d’accès. J’ai eu un coup de mou avant le final qui m’a retournée.
Rarement lu quelque chose d’aussi dense, de la poésie transposée en roman, une femme qui se trouve par les chemins les plus sinueux de l’imagination et des mots, un miroir traversé pour s’unir ? Mais rien n’est sûr, la densité des images laisse apparaître mille façons de voir et de lire. Comme un miroir brisé qui reflète plusieurs chemins lumineux.
C’est un étrange récit vaporeux et remplis de symbolisme. L’écriture de Julia Lepère est magnifique. Malheureusement pour une raison que j’ignore, j’ai eu beaucoup de difficulté à me plonger à 100% dedans. C’est un roman que je relirais une seconde fois pour me faire un avis plus approfondi
Qu’est-ce que j’ai lu ? Je suis soit complètement passée à côté soit j’avais simplement pas le niveau mais alors wow c’était compliqué. Je reconnais une plume très très belle et poétique, ça oui, mais qui ne m’a pas aidé au fil des pages. Des le début, c’est cette plume qui nous cueille ainsi que la curiosité de comprendre ce qu’il se passe. Mais bon, c’est un roman excessivement difficile d’accès je trouve, dont je me suis lassé au milieu, j’ai eu l’impression que ceux ne sont que des mots accumulés qui ne disent rien de plus en fait. Alors je pense que j’ai loupé des choses et que je ne suis pas arrivée à tout comprendre, j’ai quand même voulu aller au bout mais franchement c’était difficile.
Ce roman a une originalité folle, on danse souvent à la limite du métaphysique. Je ne dirais pas comme beaucoup que l'écriture est poétique. On dirait plutôt que tout sort directement des pensées de l'autrice, voire de ses rêves. C'est irrationnel, parfois cryptique. On suit deux femmes. La première vient tourner un film experimental dans une ville fantôme et est témoin d'événements étranges. L'autre est recueillie sur un cargo après avoir fait naufrage. Elle est amnesique mais peu à peu des choses lui reviennent. Voilà c'est le mot : c'estun roman expérimental. Trop pour moi. Je suis malheureusement restée sur le côté de la route. Comme l’impression de ne pas avoir été invitée. Je le conseils aux lecteurs qui veulent vivre une expérience intense, sans forcément obtenir de réponse.
Je ne pense pas que le mérite de ce récit doit revenir à la compréhension que l'on peut en faire : le lecteur est libre d'interpréter de très nombreuses manières les propos de l'autrice, qui m'ont semblé très cryptiques mais à la fin, gage d'une sincérité surréaliste désarmante.
Je termine donc ce livre en ayant apprécié ma lecture, toutefois sans avoir pleinement compris le sens de ce double récit enchâssé de métaphores et comparaisons opaques, et de cet épilogue assez cryptique. Je me souviendrais de cette belle lecture, de ces magnifiques descriptions et de la poésie de l'évolution narrative tout aussi bien que de mes difficultés à me l'approprier.
Merci aux Editions du sous-sol, je ressors à chaque fois marquée des lectures que vous nous proposez.
La Mer et son double est une lecture exigeante, qui narre les aventures de deux narratrices et de leur découverte de leur place dans un monde mystique et étrange.
A la lecture, j'ai beaucoup pensé à David Lynch et Jodorowsky, à savoir qu'il règne une ambiance particulière dans des tableaux magnifiquement dépeints où tout a sa place, et où l'on cherche parfois à faire la lumière sur ce qui se passe sans certitude et parfois, sans aucune réponse du tout.
C'est un livre qui a beaucoup occupé mes pensées pendant ses quelques jours de lecture, où j'ai essayé de remettre de l'ordre dans mes pensées sur ce qu'était ce livre. C'est aussi une histoire qui m'a inspiré et m'a donné envie d'écrire.
Bravo à Julia Lepère pour ce premier roman et merci à Netgalley et aux éditions du Sous-Sol pour l'envoi d'une version numérique
Un double récit exigeant, clairement un peu trop pour ma motivation, mais je me suis accrochée et laissée porter par la métaphore marine filée qui imprègne l'écriture. C'est très beau, ça valait le coup, mais j'aurais aimé un épilogue qui lève plus clairement le voile.