Pénélope Mirepoix et son époux, Parisiens d'origine, se sont exilés dans une bourgade du Gard rhodanien afin d'y mener une existence paisible en tant que gérants de la librairie Les Ribambulles. Grâce à la randonnée, ils se familiarisent avec leur région d'adoption. Tout serait pour le mieux au royaume de la "météo sombrero" s'ils n'étaient pas tombés, au retour d'une balade, sur le corps sans vie d'un jeune homme qu'ils connaissaient bien. Ancienne secrétaire dans un cabinet d'avocats spécialisés dans les affaires criminelles, Pénélope ne résiste pas à la tentation de mener l'enquête à sa façon...
Qui suis-je ? Un auteur bilingue dont la langue maternelle est celle de Cervantes mais qui écrit dans celle de Molière. Mes influences : le cinéma asiatique, les films de genre, l'humour de Tarantino et celui d'Audiard. Côté livres, j'affiche une prédilection pour le fantastique de la grande époque du XIXe et voue une admiration sans bornes à l'oeuvre de Frédéric Dard. Ma plume, volontiers cynique mais non dénuée de tendresse, aime à gratter sous le vernis humain, à la recherche de la part d'ombre qui sommeille en chacun de nous. Refusant de me laisser coller la moindre étiquette, je mets au point mes propres recettes d'écriture, mélangeant allègrement tous les genres.
Au détour d’une ballade en amoureux, ces derniers découvrent l’une de leur connaissance sans vie. Même si cela ne plaît pas beaucoup à son mari, Pénélope va s'intéresser à l’enquête jusqu’à mener la sienne au gré des indiscrétions des uns et des autres.
Ayant été déstabilisée par la présence de paranormal, non mentionné dans le résumé que j’avais lu, je le précise d’entrée de jeu. Personnellement, grande amatrice de littérature de l’imaginaire, une touche de fantastique ne me gêne pas. Toutefois, j’imagine la déconvenue pour les adeptes de cosy mystery plus terre à terre.
Malgré un ressenti mitigé, je considère qu’il s’agit d’une bonne lecture. En effet, j’ai adoré l’histoire mais j’ai eu du mal à me faire au style dont elle est parée.
Le ton (guindé ?) utilisé m'a gênée. Surtout qu'il s'étend à toute la narration. Si la sensation d'être face à un défi -qui consisterait à user d'un maximum de vocabulaire- m'a doucement amusé, cela a nuit à mon confort de lecture. Si d'ordinaire les termes inconnus ne me dérangent pas, puisque le contexte permet généralement d'en déduire le sens, ici je me suis parfois retrouvée bien bête devant mon livre. Sensation bien désagréable que celle de se sentir rabaissée par sa lecture. Je sais que ce genre de style peut plaire, donc je vous invite à vous faire votre propre avis. Après tout, l'échantillon des sites marchands sert aussi à cela ! D’autant plus que la plume n’en est pas moins fluide. Une narration assez contemplative qui s'attarde sur le décor, l'environnement de son intrigue.
Une intrigue policière vraiment intéressante, au cours de laquelle nombre de sujets de société sont soulevés. Pénélope nous entraîne au travers des divers ressentis de chacun suite à une perte si soudaine. On découvre avec elle à ne pas se fier aux faux semblants. Dès que son investigation commence à donner lieu à des pistes consistantes, il est difficile de s'extraire de ces pages qu’on tourne avidement en quête du prochain indice, du prochain rebondissement. L’histoire n’est pas rythmée par un suspense intense mais par une toile qui se tisse, fil après fil, au gré des discussions de notre libraire.
Besoin de soleil ? L’âme d’un détective ? Ne vous privez pas de cette escapade dans le sud de la France.