Il n’y a pas de réparation possible pour ce qu’il m’a fait. J'aimerais qu’il ait la trouille. J’aimerais qu’il crève de peur, tout le temps, au travail, chez lui. Partout. J’aimerais que cette peur ne le quitte pas, jamais, collante et poisseuse. J’aimerais que le moindre bruit le fasse sursauter, qu’il regarde derrière son épaule en permanence, qu’il soit prêt à chaque fois qu’il sort à devoir défendre sa vie, qu’il hurle de terreur dans son lit. Je voudrais qu’il se sente comme ça, à chaque seconde. En fait, c’est exactement ce que je voudrais qu’ils ressentent tous.
Exorde, Protocole, Ataraxie, Rigor et Thémis sont toutes d’accord sur une chose : la peur doit changer de camp. Et pour cela, tous les moyens sont bons. Ensemble, elles ont fondé une société secrète, « Cabale ». Leur but : punir les hommes coupables de violences sexistes et sexuelles, de manière proportionnelle à la faute commise. Lorsqu’un chanteur célèbre est retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel, la police se saisit de l’affaire. Alice, l’une des enquêtrices, comprend rapidement qu’il ne s’agit pas d’un acte isolé. Alors que les crimes de Cabale se multiplient, l’étau se resserre. En s’approchant de la vérité, Alice découvre que celle-ci pourrait tout ébranler, y compris ses propres convictions. Polar haletant et résolument féministe, Cabale nous invite à questionner la légitimité de la vengeance et de la violence lorsque la justice est défaillante.
J’aimerai que cette société secrète existe véritablement 😌
Ici on suit les 5 membres de Cabale, société secrète qui s’occupe de punir les hommes qui commentent des actes que la justice ne punir pas. Et à côté, on suit Alice, qui est policière et ne croit pas du tout les femmes qui portent plainte.
Ce livre a fait du bien à mon féminisme et je suis convaincue que si une société secrète comme ça existait, les zhommes auraient un peu plus peur et arrêteraient de commettre des agressions sexuelles et des viols. Mais bref.
L’histoire est bien, mais il m’a manqué un élément qui tient en haleine, un petit fil conducteur. Même si on a l’impression que c’est l’évolution de Alice, ça reste quand même très léger.
J’ai adoré suivre les différents POV des membres de Cabale, mais je me suis souvent mélangée car elles sont quand même pas forcément très différentes les unes des autres. C’était peut-être pas spécialement pertinent de mettre tous leurs POV ?
Globalement j’ai passé un bon moment, j’ai lu très vite cette histoire mais je crois que je n’ai pas compris la fin. Enfin pas en totalité donc je reste perplexe. Mais ça reste une belle lecture !
J’ai eu un peu de mal à rentrer dedans au début, la première partie était un peu laborieuse je trouve mais le récit trouve vraiment son rythme à partir de la deuxième. L’esprit de sororité est très bien amené et j’ai beaucoup aimé la description des processus de sélection et de mise en exécution des sentences. J’ai quand même eu plus de mal avec le ton utilisé par moments, chaque chapitre est centré sur un personnage différent et pour certains le ton est très vulgaire et brute de décoffrage, ce qui m’a un peu dérangée. Un genre entre la dystopie et l’enquête policière, je valide !
Edit : j’ai pensé à ce livre tout le week end et je suis encore plus en colère donc je vais descendre à une étoile. Je ne comprends pas qu’il soit si bien noté
C’est le genre de bouquin que j’aurais dû adorer, je suis exactement le cœur de cible pour ce type d’histoire , mais vraiment j’ai détesté. L’écriture est mauvaise (il y a quelques fautes d’ailleurs), on passe des lignes sur des détails inutiles (pourquoi le cafe de la brigade est il si bon par exemple) et à l’inverse les personnages sont incroyablement sous développés. J’ai trouvé aussi que beaucoup de dialogues n’étaient absolument pas naturels ce qui m’a régulièrement fait sortir de l’histoire. Sujet super casse-gueule, la frontière entre récit féministe et livre de propagande d’extrême droite en faveur de la peine de mort sans procès préalable étant très mince. Le bouquin étant publié chez Bolloré je m’interroge sur le message du livre (très gauchiste je suis aussi très contre la peine de mort). On peut jouer avec ce sujet bien sûr (j’ai beaucoup aimé they never learn) mais il faut le faire de la bonne manière.
Alerte au GIGA coup de cœur et c’est du belge, en plus !
Si vous aimez les polars qui ont du chien – coucou Cléo – et les écrits féministes qui claquent, vous DEVEZ absolument vous procurer celui-ci. Sandrine Goeyvaerts s’empare de la trope rape and revenge et livre un petit diamant jubilatoire qui fera frémir la machosphère.
C’est bien connu : les institutions se font molles quand il s’agit de condamner les prédateurs sexuels. Alors imaginez un peu un groupe de guerrières vengeresses parfaitement organisées qui ont décidé de se faire justice elles-mêmes. C’est tellement improbable que la police passe complètement à côté. Sauf Alice qui, seule contre tous, va mener sa petite enquête perso.
C’est court, cru, percutant. On suit le quotidien des femmes : on les suit dans leurs salles de bains, leurs chambres, leurs assiettes. On les suit aussi dans la rue mais, pour une fois, on n’a pas peur. On se sent forte. On se sent épaulée. L’autrice nous plonge dans leurs tragédies mais on se sent étrangement reboostée par un espoir nouveau.
Lu en une journée, ce qui m'arrive rarement ces dernières années.
Les personnages, l'histoire, l'écriture, tout est à très haut niveau. J'ai plongé dedans et je ne pouvais plus le lâcher. Le livre aborde des sujets très durs mais Sandrine Goeyvaerts arrive à rester sur une ligne très compliquée qui dit les vérités des vécus tout en permettant une sorte de catharsis. Je suis ressortie de ce livre reboostée, là où beaucoup de thrillers me laissent plutôt démoralisée. Une vraie réussite.
I know Sand for her expressiveness, her humor, her intensity. She is a great story teller when it comes to her work and her daily life, which is why I am a bit disappointed by this book. The style is very neutral and dull, not as vibrant as usual. Talking about a group of vengeful women would make you think the story would be oppressive, gripping, but it was more descriptive than emotive. It is not a bad book, it simply didn’t meet my expectations. 2.5
Peut-on parler de dystopie lorsque l’on évoque 𝒞𝒶𝒷𝒶𝓁𝑒 ? Certes, l’intrigue se déroule en 2027, mais il s’agit d’un futur proche, trop proche.
Qu’est-ce donc que « Cabale » ? Il s’agit d’une société secrète composée exclusivement de femmes victimes de violences conjugales et intrafamiliales. Lasses des injustices dont elles font l’objet au quotidien, elles décident d’exercer elles-mêmes la justice que les institutions, et la société tout entière, leur ont refusée.
D’aucuns diront que cette histoire appelle à la rébellion, à se faire justice soi-même. Pour ma part, j’y vois d’abord un hommage à toutes ces femmes qui, aujourd’hui encore, meurent sous les coups de leur conjoint, ainsi qu’à celles qui, bien que survivantes, tentent de se reconstruire et de vivre, tout simplement. Mais parviennent-elles vraiment à vivre sans peur ? J’y vois ensuite un hommage à la sororité et au féminisme. Mais qu’est-ce qu’être féministe ? C’est accepter le fait que, nées femmes, nous méritons toutes, sans exception, d’être traitées avec respect et égalité. Entendons par-là que personne, en raison de son genre, ne peut ni ne doit être rabaissé.
Tous les personnages, féminins, s’entend, sont à la fois fragiles et forts, qu’il s’agisse des membres de Cabale ou d’Alice, chargée d’enquêter sur la mort d’un chanteur célèbre, retrouvé sans vie dans sa chambre d’hôtel.
Bref, un roman policier, peut-être, mais avant tout d’actualité, qui mêle rythme et réflexion sociétale. L’écriture percutante et incisive de Sandrine Goeyvaerts nous tient en alerte permanente, tout en nous délivrant une leçon d’humanité et de résilience.
I went into Cabale expecting a complex investigation, with the police and the cabale playing cat and mouse. In the end, things are quite straightforward, and I would have liked a few more twists, or moments where I really wasn’t sure how it would all turn out.
But once I finished it, I realised that the investigation wasn’t really the point. It’s more about the place of women in society, the threats they still face far too often, and what this says about the world we live in. The subject feels very current, and that’s what stayed with me after closing the book.
So, a little different from what I expected, but I’m glad I read it. An encouraging first novel, with something to say. I’m curious to see where Sandrine goes next and how her writing develops.
Merci, Sandrine. Merci, d’avoir dit la rage, la fureur. Merci d’avoir mis les mots. Merci de le faire avec cet humour sournois qu’on lit sur tes réseaux. Je t’ai vue, je t’ai lue. Un thriller utopiste, c’était inattendu. Mais la rage est montée encore plus haute, et j’espère qu’un jour, l’utopie prendra un peu sa place. Un thriller féministe, ce n’est pas un mensonge. Les femmes reprennent leur place, la peur change de camp, intelligemment, avec leurs propres règles. Parce que les femmes peuvent avoir le pouvoir. (J’ai très envie d’un nouveau tatouage)
Nerveux, profondément engagé et révoltant, Cabale est assurément un excellent premier livre ! J'en ai presqu'eu trop peu, sans que je sache si c'est une qualité ou un défaut. Je n'aurais pas dit non à plus de temps avec ces différents personnages. Surtout sur la fin qui me paraît fortement accélérée. Néanmoins, très bel épilogue qui vient coudre le tout d'un fil rouge couleur colère. La fureur fournira les armes.
Cabale, c'est l'histoire de 5 femmes qui ont décidé de se faire justice elle-même. Victimes d'agressions, de violences, de viols, elles ont créé une organisation secrète visant à éliminer les hommes coupables de crimes passés sous silence. C'est un livre cru, qui nous plonge dans le quotidien de ces femmes ainsi que celle d'une policière qui va tenter de les retrouver. Les chapitres sont courts, efficaces, on passe d'un personnage à un autre au fil de leurs entreprises. Il faut se faire à ce style d'écriture qui n'embellit rien et reste très honnête à la vraie vie. Rien n'est romantisé. On apprend à connaître les têtes pensantes et exécutantes de Cabale (dont les noms de code sont géniaux), ainsi que leurs histoires toutes plus horribles les unes que les autres. J'ai trouvé ce livre très intéressant dans sa construction et dans ce qu'il essaye de mettre en valeur. Peut-on se faire justice soi-même ? Dans notre société actuelle, cette question pousse à la réflexion. J'aurais aimé que le livre soit plus long, quitte à nous en dire (encore) plus sur tous les personnages ainsi que leur mode d'opération. Cela aurait laissé plus de temps pour s'attacher réellement aux personnages, qui sont très intéressants, et pas seulement à les connaître au travers de leur historique traumatisant. J'aurais aussi préféré que le récit soit moins axé sur ce que les protagonistes mangent, car cela n'ajoute rien du tout à l'histoire. Cela nous coupe dans notre élan, surtout dans un roman aussi court qui demande à ce que les choses soient succinctes pour arriver au dénouement.
En somme, je recommande vivement ce polar si vous souhaitez lire des lignes qui changent et font réfléchir. Je serais ravie de lire un autre livre de cette autrice lorsqu'il sera disponible.