Trois mois après l'incident qui a bouleversé le cours de sa vie, Haki s'affaiblit. Il porte le Noctus, une maladie qui s'étend en lui un peu plus chaque jour. Dehors, la ville d'Agartha garde un visage parfait. Trop parfait.
Haki doit choisir : être spectateur et laisser la maladie l'emporter... ou risquer le peu de vie qui lui reste pour découvrir les vérités qu'Agartha refuse de montrer.
Autant je trouvais le premier tome prometteur et je passais un peu sur certains dessins mal réalisé mais qui restaient correct pour un premier manga. Ce second tome n'a pas eu l'effet esconté... Je trouve les dessins de plus en plus baclés (peut-être que reproduire les schémas des mangakas japonais en se mettant la pression avec des deadlines trop proches ne sont pas adaptés à un nouveau dessinateur...) Quant à l'histoire, je n'arrive pas à la suivre, j'ai eu la sensation qu'on m'emmenait un peu partout à la fois sans vraiment se poser (peut-être trop d'idées en même temps qui n'ont pas été proprement sur papier, je sens vraiment une envie de partage qui est intéressante mais qui part dans tous les sens et c'est vraiment dommage).
Petit bémol supplémentaire : je ne sais pas ce que les éditions Michel Lafon ont fait avec ce tome mais l'encre bave beaucoup et sur de nombreuses pages l'impression est mal réalisée. Est-ce seulement pour le premier tirage ?
Ce deuxième volume d’Instinct confirme la mue ambitieuse de la série : derrière l’aura médiatique d’Inoxtag, c’est désormais une véritable saga dystopique qui prend forme, portée par une tension narrative maîtrisée et une dimension humaine de plus en plus marquée. Trois mois après l’incident fondateur, Haki n’est plus le même. Le Noctus, cette maladie qui ronge son corps comme une ombre intérieure, l’affaiblit un peu plus chaque jour et transforme chacune de ses décisions en compte à rebours. Sa fragilité physique devient l’un des moteurs dramatiques du récit, faisant de lui un héros tragique, partagé entre abandon et révolte.
Pendant ce temps, la ville d’Agartha reste un mystère fascinant. Son apparente perfection — propreté irréprochable, calme artificiel, harmonie forcée — sonne désormais comme une menace. On perçoit les fissures du décor, les non-dits, les regards qui se détournent trop vite, les technologies omniprésentes qui surveillent et étouffent. Les auteurs exploitent brillamment cette ambiance de fausse utopie, où chaque page laisse deviner ce que la cité cherche à dissimuler : manipulations politiques, mensonges institutionnels, disparitions inexpliquées. Tout ce que la société promet de protéger semble, au contraire, en train de se désagréger.
Face à cette pression invisible, Haki doit faire un choix : rester spectateur de sa propre disparition ou risquer ce qu’il lui reste de vie pour découvrir la vérité. C’est ce dilemme, profondément humain, qui donne au tome toute sa densité. Sa quête devient une course parallèle contre la maladie et contre un système bien décidé à maintenir le silence. Sa relation au corps, à la peur et au courage est décrite avec une intensité nouvelle : on sent le combat intérieur, la fatigue, mais aussi la volonté désespérée de ne pas disparaître sans comprendre ce qui lui a été infligé.
Le récit gagne aussi en maturité dans sa construction. La narration est plus serrée, les scènes d’action plus lisibles et plus immersives, tandis que l’intrigue s’élargit, ouvrant vers des zones d’Agartha jusqu’alors occultées. Le dessin, nerveux et expressif, traduit avec efficacité le contraste entre la beauté glacée de la ville et l’urgence organique du parcours d’Haki.
Ce tome 2 s’affirme ainsi comme une montée en puissance inattendue, plus noir, plus politique, plus intime. Instinct n’est plus seulement un projet hybride reliant un créateur digital à une fiction ; c’est désormais une histoire qui s’émancipe, une dystopie sincère qui explore la peur, la résistance et le refus de se laisser effacer. Un volume solide, intense, qui laisse présager une suite encore plus sombre — et nécessaire.
🇬🇧 I enjoyed this one more than the first. The art is really hit or miss; some panels are a pleasure to look at, others are almost an eyesore. I gave it 5 stars because I admit it managed to move me a little when she put the tablets in the water for the orphans, and also when she saw her father's death; we felt her emotion somewhat. Otherwise, it's still difficult to fully understand the powers, actions, and so on during the fights; I don't think it's explained or drawn well enough. I'd give it a solid 18 out of 20 despite the flaws because it did manage to move me. 🇫🇷 j'ai plus apprécié que le un , le dessin c'est tout ou rien vraiment, tu as des planches ça fait plaisir à voir , d'autres ça pique les yeux presque, j'ai mis 5 étoiles car j'avoue que ça a réussi à m'émouvoir un peu quand elle a mis des pastilles dans l'eau pour les orphelins et également pour la mort de son père, on a su la ressentir un peu. Sinon c'est quand même ardu de bien comprendre les pouvoirs,les actions et cetera pendant les combats , là je trouve pas ça suffisamment bien expliqué et dessiner. je mettrai un solide 18 sur 20 malgré les défauts car ça a su m'émouvoir.
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Un très fort 4 étoiles, oui l'intrigue est assez simple mais les idées sont bonnes, le monde me donne envie de lire la suite rapidement et curieux de voir où va l'arc du gouffre, j'ai lu ce manga pour l'offrir cela serait bien si ça devient une tradition. De bon dessin, une bonne équipe qui n'a qu'a continuer son oeuvre basiquement efficace.
Bon peut-être que j'avais été un peu trop optimiste sur le 1er. je trouve qu'il y a de l'idée mais c'est très fouillis. Pas toujours logique. et surtout fréquemment le dessin est baclé !