« Ce n'est pas du maquillage, c'est comme si mon corps épousait une voix ou une odeur nouvelle, ou plutôt comme s'il retrouvait un membre égaré. »
Alex grandit en banlieue bordelaise, auprès d'une mère dont la présence façonne son rapport au monde. Puis la danse surgit – refuge où son corps trouve sa langue. Du hip-hop au conservatoire, de Paris au Drag, son parcours avance par frictions.
À la croisée du roman d'apprentissage et de l'autofiction, « Brûle bébé » raconte l'éveil d'un jeune homme à son identité queer et à sa puissance créatrice. Mais brûler éclaire autant que cela consume : s'émanciper, c'est rompre – avec son milieu, les déterminismes sociaux, le patriarcat.
Premier roman frontal et politique, porté par une écriture nerveuse, organique et traversée d'éclats oniriques, Matthieu Barbin signe un manifeste intime : une métamorphose, une déclaration d'existence.
Artiste protéiforme, danseur, comédien, drag queen et militant, Matthieu Barbin, aussi connu sous le nom de scène Sara Forever, s'est fait remarquer du grand public lors de la saison 2 de Drag Race France, dont il fut finaliste.
Ce livre audio a été enregistré dans nos studios par l'auteur sans recourir à l'intelligence artificielle.
un roman initiatique incandescent et libre, avec une magnifique relation à la mère, j’ai été captivée. La promesse de l’aube, si Romain Gary faisait du drag 🤘🏻
Je regrette le manque de finesse dans les thématiques abordées et la langue, c'est un peu trop dans ta gueule. On sent l'envie et une certaine urgence d'écrire, comme un desire, quelque chose qui ... Brûle 🥲. Mais au final l'auteur hésite et tâtonne un peu entre l'autofiction et l'autobiographie, j'ai eu l'impression qu'il se perdait dans ce qu'il racontait et ce qu'il ne racontait pas que parfois Alex était totalement Mathieu et à d'autres moment un peu moins. Et pour l'instant le texte est important sur la question du déterminisme. Dommage
Bravo à Matthieu pour ce très beau roman. Avec son écriture impactante, impatiente même, il nous raconte l’histoire d’Alex, qui par la danse nous fait voyager dans la vie de l’enfance à la trentaine, de la banlieue de Bordeaux à Paris, de l’école privée aux plus grandes scènes de danse du monde.
L’auteur écrit son texte comme Alex apprend la danse. C’est rythmé, c’est beau, ça avance de plus en plus vite. Un premier roman réussi, à lire absolument pour quiconque veut découvrir un peu plus le contenu du cerveau brillant de Matthieu Barbin.
Le fait que je ne puisse pas aller à la séance de dédicace à Bordeaux car je serai partie à Paris avec mes parents voir mon frère qui est le premier à avoir fait de longues études c'est très camp et ça me fait encore plus me rapprocher de Sara Forever que j'affectionne tant depuis que j'ai regardé drag race en août dernier (et oui je suis une retardataire) et en qui je me vois enfin pour la première fois à la télé. Je ne sais pas trop quoi penser du livre, je sais qu'il m'a marqué, je sais que j'aurais aimé que ce soit peut-être fait avec plus de finesse dans l'écriture à certains moments (peut-être est-ce mon côté bourge qui ressort?), je sais en tout cas que je crois que j'ai compris pourquoi il a voulu écrire une autofiction, je crois aussi qu'un à un moment il a un peu abandonné, je sais aussi que j'ai parlé sa langue sans vraiment trop savoir comment, et je sais surtout que j'aimerais lire encore plus de ses livres et enfin le voir en dédicace, bref je l'adore fort de façon très parasociale certes, mais très sincère <3
c’est tjrs super difficile d’évaluer une autofiction… alors je vais faire comme ça - j’ai adoré La description de la danse, le Sacre du printemps, les nombreuses vérités sur les lesbiennes qui « créent toujours la lutte » ou « ne se cachent pas pour s’embrasser », les bénévoles de la flèche d’or et la description du cabaret (I FEEL SEEN et ça fait tjrs extrêmement plaisir d’ancrer dans la littérature des moments d’histoire queer contemporaine, surtout quand on sait que c’est si éphémère) - j’ai moins aimé la dicothomie tranchée entre la province et Paris, je crois que d’autres l’ont écrit différemment, et encore une fois c’est très difficile de donner un avis sur le ressenti d’une personne, l’écriture qui parfois se répète et manque un poil de finesse, le passage du coq à l’âne
Aussi, je sais que c’est un trope dans l’écriture gay mais tous les passages sur le sp€rme baby I don’t know……………….
C'est marrant parce que la lecture d'un roman initiatique autofictionnel PD m'est toujours plaisant, sans doute car je suis content de relationner avec le récit, de placer les expériences en miroir. En plus j'ai chopé les références danse contemporaine. J'ai l'impression que ce livre est un geste urgent, un boulot nécessaire pour l'auteur, mais qu'il a été fait trop vite, que certaines pages sont longues et auraient gagné à être un peu plus condensées.
Un livre sans concession, radical et pudique en même temps. Un roman libre. J’adore le personnage de la mère qui est à la fois dans une hyper-présence et en retrait.