Décembre 2025. Tellement actuel. Pis c’est fou, une part de moi a figé aux mots de la biographe Novak à la fin de l’histoire:
Pensez au cauchemar que va vivre la pauvre Françoise. Pensez aux acteurs, aux producteurs qui seront privés d’un succès mérité. Personne fera la différence entre l’homme pis son œuvre. Tous ces films seront mis à l’index, plus jamais projetés, plus jamais disponibles. Combien de comédiens, de scénaristes, d’artisans vont voir leur travail sali, oublié, effacé! Mais ce qui risque pas mal plus d’arriver, c’est que les gens, ils voudront même pas y croire. Les deux témoins sont décédés! Pis le tribunal populaire finira par se retourner contre vous. Et c’est vous qui vous retrouverez sur le banc des accusés pour avoir voulu salir sa mémoire.
J’ai figé parce qu’on a internalisé ça. Cette façon de ne pas détruire le « pouvoir » parce qu’il a embarqué d’autres gens dans l’affaire, qu’il a fait rayonner, qu’il a ben du bel emballage doré. Et on l’aime notre confort autant matériel que moral.
On a internalisé que la classe « au pouvoir » l’a mérité et que le bien qu’ils ont fait vaut plus que les quelques « erreurs » de parcours qui ne sont pas grand chose. Faudrait pas se faire retirer leurs « générosités ».
Faque on protège nos privilèges.
Je travaille fort pour détricoter ces schémas mentaux pourris.
Excellente lecture et un travail artistique superbe.