À partir d'une célèbre nouvelle de Francis Scott Fitzgerald et à travers les œuvres des écrivaines Ingeborg Bachmann, Colette ou Marguerite Duras, de la poétesse Anna Akhmatova, du navigateur Bernard Moitessier ou du chanteur J. J. Cale, et bien d'autres, Charlotte Casiraghi mène une suite réflexions littéraires, philosophiques et sensibles. La Fêlure interroge cette ligne de fuite qui en nous menace et nous offre peut-être dans le même mouvement la chance la plus élevée, c'est-à-dire de saisir un peu de ce qui nous traverse lorsque nous vivons. Ce livre n'est pas un traité, ni un récit, encore moins une confession. Il faudrait plutôt le voir comme une traversée, une série de variations sur un même thème, la ritournelle par laquelle se rejoue sans cesse une idée fixe : quelque chose de nous est cassé ; tant mieux.
Charlotte Casiraghi est une jeune femme discrète et réservée….compliqué lorsque l’on est sans cesse observée, disséquée… certains diront bien sûr que comparativement aux privilèges, c’est moindre mal….mais qu’en savent ils … ?
On connaissait ses salons littéraires, ses engagements pour aider les adolescents, jeunes adultes, avec des ateliers philosophiques. La rédaction d’un livre, c’était de nouveau, être sous la lumière et les éventuelles critiques….La fêlure c’est tout cela mais par le prisme de la littérature. Au gré des pages, de temps en temps, une réflexion, une anecdote qui dévoile quelques aspects plus personnels. C’est très documenté, on sent une vraie passion pour les livres, les autrices, les auteurs….en fait de très bons amis, des béquilles pour avancer….comme l’écriture.
C’est un livre qui se lit par petites touches, qui vous plonge dans un univers. Sensible et érudit, il donne envie de découvrir ou de se replonger dans certains récits.
Ne pas s’arrêter à une image de papier glacé, mais essayer de comprendre ce qu’il y a derrière….les fêlures qui font aussi une personnalité.
Intéressant, et même passionnant selon les auteurs traités. J'avoue qu'elle m'a perdue sur les psychologues/philosophes mais sinon ça donne envie de creuser sur ces destins d'auteurs/penseurs !
Ce fut une lecture intéressante. Connaissant l'auteure comme personnalité publique depuis son enfance, j'étais très curieuse de découvrir un peu son univers intérieur.
Ce livre explore nos vulnérabilités profondes, le décalage entre l'image que nous projetons et la manière dont nous vivons réellement, ainsi que la façon dont les autres nous perçoivent et interprètent ce que nous ressentons ou essayons de communiquer.
J'ai beaucoup apprécié la façon dont toutes ces explorations et ces réflexions sur la vie, les attentes et les émotions sont racontées à travers des figures de la littérature, des arts et de la philosophie.
Le livre est parfois très émouvant, avec des aperçus personnels de la vie et des expériences de l'auteure. Charlotte Casiraghi nous apprend notamment à accepter nos défauts et à les transformer en atouts, sans pour autant nous replier sur nous-mêmes.
J'ai aimé écouter ce livre audio, mais je pense qu'un exemplaire papier du roman, pour pouvoir l'annoter, aurait été préférable, car il y avait de nombreux passages à méditer.
Le livre audio était bien narré, avec une voix claire qui retranscrivait parfaitement toutes les émotions.
Cependant, j'ai trouvé que le livre manquait de cohérence entre ses différentes parties. J'aurais préféré une structure plus élaborée et un fil conducteur entre tous les chapitres.
Dans l'ensemble, j'ai beaucoup apprécié ma lecture et je remercie NetGalley et Lizzie pour l'envoi d'un exemplaire numérique de ce roman en échange d'une critique honnête.
J'ai eu un peu de mal à la lecture du premier chapitre concernant Fitzgerald et The crack-up. Puis les auteurs évoqués ensuite, plus connus, tels que Colette, Balzac, Duras m'ont permis de mieux appréhender ce livre. Somme toute, très intéressant avec de nombreux points de réflexions sur le thème de "la fêlure".
« Les livres convoquent notre imagination, nos capacités d’interprétation, de compréhension de l’humain et nous donnent à voir une infinité de manières de réagir aux circonstances de la vie. Ils excèdent notre propre vécu et peuvent participer à développer notre plasticité face au réel, à envisager des possibles ou des ratages, la construction et la destruction à l’œuvre dans nos choix. Ils augmentent ainsi nos chances d’entrevoir des solutions et de déployer notre inventivité quand nous sommes face à des données imprévisibles. L’auteur, en nous donnant accès à sa vie intérieure, nous honore d’une certaine confiance tissée dans le langage qui, ainsi doté d’une capacité d’authenticité, peu transmettre des sensations, des idées, même si l’auteur n’en maîtrise pas tous les effets. Il nous fait confiance, et prend le risque aussi d’être incompris, de manquer son but, mais il croit au fond que les mots ont le pouvoir d’affecter celui qui les lira et pourra ainsi peut-être modifier et élargir sa perception.»
Cet essai m'a permis de découvrir certains auteurs que je n'avais pas encore lus. J'ai été ému par la façon dont elle aborde la fragilité et les blessures que nous portons tous au plus profond de notre cœur. Charlotte Casiraghi nous accompagne dans la découverte de ses lectures et nous livre de petits aperçus de sa vie personnelle qui nous permettent de mieux la connaître elle aussi. J'ai été profondément ému par les pages consacrées à Anne Dufourmantelle, une autrice que j'admire profondément.
Ce livre parle de nos petites faiblesses intérieures, ce décalage qu'on ressent entre ce qu'on montre et ce qu'on vit vraiment. À travers des figures de la littérature et de la philosophie, Charlotte Casiraghi nous apprend à accepter nos fêlures et à en faire quelque chose de plus grand, sans se replier sur soi.
I like reading this book. I take a lot of pauses because, being in French, it makes me think harder than usual. That works in the book's favor because the ideas are slow acting. They work on the brain with deliberate intensity. Casiraghi is good with analogies. What she has done here is extraordinary.
J’ai adoré les chapitres sur Duras, Sand, Colette et Woolf (sur nos amis les bêtes), Dufourmantelle, et je découvre Ingeborg Bachmann dont il me fait à présent lire la poésie! Un très joli ouvrage qui invite à la réflexion au travers de nombreux écrivains et penseurs singuliers.