L'usine, c'est le quotidien de Francis, jeune artiste fauché en quête de boulot pour combler ses dettes et survivre. Anti-héros moderne, hypersensible, ultra lucide, souvent drôle, mais profondément en souffrance, il accepte toutes les missions pour s'en sortir. Y arrivera-t-il ? Un roman puissant, décapant et touchant pour parler d'un monde invisibilisé. Dans le viseur de l'auteur, tout ce qui nous donne la nausée : la bêtise, le mépris, l'hypocrisie, la bassesse, l'injustice.
Chronique jeune, réaliste et impertinente de la vie intérimaire, des choix à faire entre métier alimentaire et volonté de vivre sa vie vie, ou choix que l'on croit avoir. J'ai globalement beaucoup aimé le récit, malgré quelques remarques prêtées au personnage principal qui aurait pu totalement être évité sans pour autant enlever quoique ce soit au roman (homophobie, racisme).
Certes le milieu décrit est un milieu ou le racisme et l'homophobie sont très présents mais est-il nécessaire de le montrer autant, à plusieurs reprises, sans jamais vraiment le discuter? Tenter de l'expliquer?
Je garde un oeil malgré tout sur l'auteur et la maison d'édition que je ne connaissais pas et qui ont fait du bon boulot pour ce premier roman.