Pierre Lemaitre culmina su saga inmensa sobre la familia Pelletier
Apasionante, conmovedora, emocionante: una gran novela
A menudo comparado con Alexandre Dumas, Pierre Lemaitre culmina con Grandes promesas la exitosa y monumental saga dedicada a la familia Pelletier y «Los años gloriosos», un proyecto que, desde su inicio con El ancho mundo, ha conquistado a cientos de miles de lectores. En esta entrega, el autor vuelve a deslumbrar con una novela que combina historia, emoción y suspense con una naturalidad y una fuerza narrativa poco comunes, y que sitúa su obra entre las más ambiciosas de la ficción contemporánea.
Todo comienza con un incendio, un bebé… y un jabalí. Un inicio fulgurante que abre paso a un país en plena transformación, donde las obras que redefinen París conviven con la lenta erosión del mundo rural. En ese entorno cambiante, la familia Pelletier afronta decisiones que ponen a prueba afectos y aspiraciones. François, Jean, Colette, Philippe y quienes los rodean avanzan por años de prosperidad aparente, marcados por un progreso que deslumbra tanto como inquieta. Y, fiel a su manera, el gato Joseph continúa ahí, vigilante, como si supiera que, entre los Pelletier, un secreto sombrío, arrastrado desde un hecho irreparable y largamente oculto, está a punto de salir a la luz.
Con su dominio del ritmo, la emoción y la ironía, Pierre Lemaitre guía a los Pelletier hacia un desenlace inesperado, trazado con una precisión que mantiene la tensión viva hasta la última página.
La crítica ha dicho sobre la saga:
«Un proyecto consistente en narrar el siglo XX década a década a la manera de los Episodios nacionales de su admirado Galdós.»
El Mundo
«Una trama apasionante, repleta de personajes bien construidos y sutilmente inscritos en la Historia: honestamente, ¿qué más se le puede pedir a una novela?»
The Times
«Excelente.»
Helsingin Sanomat
«Lemaitre es el Dumas de nuestros días.»
La Vanguardia
«Un trabajo increíblemente ambicioso y extraordinariamente entretenido.»
Pierre Lemaitre is a French novelist and screenwriter. He is internationally renowned for the crime novels featuring the fictional character Commandant Camille Verhœven.
His first novel that was translated into English, Alex, is a translation of the French book with the same title, it jointly won the CWA International Dagger for best translated crime novel of 2013.
In November 2013, he was awarded the Prix Goncourt, France's top literary prize, for Au revoir là-haut (published in English as The Great Swindle), an epic about World War I. His novels Camille and The Great Swindle won the CWA International Dagger in 2015 and 2016 respectively.
Allez on commence l’année 2026 avec la lourde responsabilité d’être la première review goodreads de ce livre, que j’attendais avec impatience et que je me suis donc procuré grâce à des mécanismes obscurs et malicieux que je vous dévoilerai peut être un jour .. 😉
Treve de rigolade, je suis vraiment satisfaite de ce dernier tome de la tétralogie Les Années Glorieuses, qui boucle l’histoire de cette generation de Pelletier avec brio
C’est avec plaisir que j’ai retrouvé tous les personnages, tous fidèles à eux mêmes, c’est assez réconfortant.
Encore une mention spéciale pour Colette dont la personnalité est toujours aussi attachante, et ce n’est pas spoiler que de dire qu’elle nous réserve de grandes surprises dans les prochains tomes qui constitueront la dernière trilogie de Peter TheMaster sur le XXe siècle ! Hâte de te revoir ma puce
Concernant l’intrigue secondaire je l’ai trouvée intéressante mais à mon humble avis elle aurait dû être plus poussée, et surtout s’entremêler davantage avec la vie des Pelletier avant le final.
Globalement je tire mon chapeau à mister Lemaitre d’avoir aussi bien réussi un tome final, on sait que souvent on peut vite tomber dans l’absurde et l’incongru pour se dépatouiller d’une trame narrative mal menée. Ici tout était logique même si inattendu, comme je l’ai dit plus tôt, très satisfaisant 👍🏻 Bizzzz
Honnêtement, à ce stade, Pierre Lemaître pourrait réécrire dans son style la notice du Doliprane que je le lirais quand même, alors mon avis sur ce livre...
J'ai trouvé que ce tome se distinguait moins par ses évènements comparativement aux autres tomes de la tétralogie. Comme d'habitude, il y a toujours des choses hyper trash qui passent sous couvert du style de l'auteur (et qui m'ont parfois un peu fichu le ick), mais rien de particulier.
Le tome se veut conclusif mais il ne cherche pas à le faire façon grand spectacle, plutôt juste de façon à boucler la boucle et c'est ni grandiose ni mauvais, ça permet juste de finir l'histoire (d'autant que c'est le tome un peu centré sur Jean qui est un peu plus effacé). De toute façon, j'ai tendance à penser que si on a poussé jusqu'au 4e tome, c'est surtout pour les persos, donc peu importe qu'ils aient une fin en grand spectacle pourvu qu'ils aient une fin satisfaisante - et c'était le cas !
Difficile de parler de ce dernier tome des années glorieuses sans commencer par une sensation précise, presque physique : celle de quitter quelqu’un. Je referme moins un roman que je ne prends congé d’une famille, dans ses élans comme dans ses failles. Les Pelletier se sont installés au fil des pages avec une présence si tangible qu’on les quitte avec un pincement réel, comme si l’on abandonnait des proches à leur propre vie.
« Les belles promesses » clôt une lignée saisie au moment où un monde bascule et où une dynastie se défait sous le poids conjugué de l’Histoire et de ses propres fautes. Tout converge sans s’alourdir, les grandes thématiques ne viennent pas démontrer, mais résonner avec des vies que l’on connaît déjà. Pierre Lemaitre resserre, donne du sens aux tomes qui précèdent, et laisse derrière lui une constellation de destins traversés par la guerre, le progrès, les illusions de la réussite.
Tout cela se déroule d’ailleurs sous le regard silencieux de Joseph, le chat de la famille. Témoin immobile et omniscient, il assiste à chaque scène. Joseph sait tout, lui. Il traverse les pièces, observe, et sa présence récurrente finit par devenir le fil rouge discret d’une saga où les humains s’agitent tandis que lui, imperturbable, continue de veiller.
Mais revenons aux Pelletier eux-mêmes. Dans « Les belles promesses », la famille est ici un héritage à interroger. Il est question de nom à défendre ou à salir, de culpabilités à transmettre autant que de gestes de courage. Jean, dit Bouboule, incarne cette tension entre ascension sociale et fragilité intime. Auteur d’un geste héroïque, il demeure habité par la culpabilité, rongé par une douleur silencieuse qu’aucune gloire ne parvient à effacer.
Autour de lui, chaque membre de la fratrie porte une part du récit familial. La famille est ici un théâtre de luttes, de manipulations, d’affections heurtées et d’intérêts divergents. Cette complexité et cette absence totale d’angélisme font naître un attachement profond. Les Pelletier sont imparfaits (comme nous), parfois injustes, souvent aveugles, mais leur humanité finit par nous faire devenir intimes.
À mesure que l’on avance dans « Les belles promesses », on découvre aussi la manière dont le roman dissèque avec lucidité la fabrication sociale et politique de la réussite. Le geste héroïque de Jean ouvre un capital symbolique considérable que Geneviève, son épouse, entreprend d’exploiter méthodiquement. Tout doit être « essoré jusqu’à la dernière goutte ».
Le récit montre, scène après scène, comment les réseaux, les combines et la communication supplantent le mérite. J’ai apprécié que Pierre Lemaitre mette en scène la banalité d’une corruption douce, assumée par des personnages qui se disent simplement « réalistes ». Personne n’est entièrement coupable ni totalement innocent.
Cette mécanique de la réussite ne peut se comprendre sans son pendant : la violence sociale qui traverse « Les belles promesses ». La violence de classe irrigue chaque page, presque toujours incarnée dans des scènes concrètes. La manière dont Geneviève traite sa sœur Thérèse, par exemple, la reléguant au rôle de domestique dit plus sur le mépris social que bien des discours. Le regard des puissants sur les « petits » est omniprésent.
Et c’est dans le grand chantier du périphérique que cette violence prend sa forme la plus spectaculaire. La visite de Jean et Geneviève sur le chantier offre l’une des scènes les plus fortes du livre. Le périphérique y apparaît comme une gigantesque ceinture de béton et d’acier, justifiée au nom du progrès et de l’automobile érigée en fétiche moderne.
Mais la splendeur technique a son envers. Paris se transforme sous des travaux titanesques, pressés, qui avancent sans se soucier de ce(ux) qu’ils écrasent. J’ai été frappé par la manière dont le roman montre très bien ce que cela signifie concrètement. On assiste là à un télescopage tragique entre une grande violence sociale et celle d’un territoire que l’on bouscule, et que l’on sacrifie sans se retourner.
Derrière ces violences du présent, le traumatisme de la guerre d’Algérie affleure constamment « Les belles promesses ». À travers un nouveau personnage, hanté par les entrailles de ses camarades déchiquetés, la guerre apparaît comme une culpabilité diffuse qui ronge la vie quotidienne, interdit le repos, contamine jusqu’aux décisions économiques. Les cauchemars, une manière de vieillir trop vite, disent la marque durable de ce conflit sur les corps et sur les paysages intérieurs. La guerre d’Algérie s’inscrit sous la peau, comme une blessure tapie dans les silences, dans les colères mal contenues, dans certaines incapacités à aimer ou à dire. Parce qu’elle touche des personnages auxquels on tient, elle prend une densité particulière.
Parallèlement à ces bouleversements urbains, « Les belles promesses » suit aussi la transformation du monde rural. Là encore, j’ai été sensible à la patience avec laquelle Pierre Lemaitre déploie ce récit. C’est la fin d’une agriculture de subsistance et l’entrée dans une logique de rationalisation et de productivisme. Certains passages font d’ailleurs énormément penser à des événements actuels, et il est impossible de ne pas en faire un parallèle. Il y a dans ces pages des choses qui serrent le cœur…
Mais le roman ne se contente pas de raconter ces drames intimes. Il montre aussi, avec une ironie grinçante, comment la respectabilité et les rites sociaux jouent un rôle décisif comme écrans et comme armes symboliques. Le texte dans son ensemble est un théâtre où le pouvoir se donne en spectacle pour se légitimer lui-même. On assiste, fasciné (et un peu écœuré), aux dessous de ces rituels.
Dans cette machinerie de la représentation, les médias tiennent une place centrale. Presse à scandale, hebdomadaires à sensation, manchettes tapageuses, lettres anonymes, interviews biaisées, slogans moraux fabriquent un récit qui précède et déforme la vérité.
Et au cœur de toute cette agitation, il y a les enfants. L’enfant occupe une place centrale dans ce roman, toujours situé au cœur des enjeux les plus brûlants. Il est à la fois objet d’amour, symbole moral et, parfois, levier financier. Qu’il s’agisse de Colette, de Philippe ou d’un autre enfant apparu dans ce dernier tome, l’enfance devient un terrain de projection, mais aussi un espace de conflits, jusqu’à se transformer en enjeu judiciaire et médiatique.
En miroir, Philippe et Colette se retrouvent eux aussi pris dans des logiques qui les dépassent. Philippe, instrumentalisé par sa mère, traverse une adolescence déchirée entre la fierté de porter le nom d’un héros et la honte d’être le fils d’une femme pour qui tout devient stratégie. Colette, la rebelle, partage avec lui une blessure fondatrice.
Cette place donnée à l’enfant intensifie la question de la filiation. Que transmet-on réellement ? Un nom, certes, mais un nom désormais chargé, associé à des événements précis. L’héritage n’est plus seulement affectif ou symbolique, il devient lourd, encombrant, parfois impossible à porter.
Ce qui m’a aussi beaucoup plu dans « Les belles promesses », c’est le ton. Il y a parfois beaucoup de gravité, mais surtout, cette capacité à glisser, au détour d’une scène, une pointe de tendresse ou d’humour. Un regard, une réplique, une situation légèrement décalée suffisent à alléger l’ensemble. Ce ton parfois doux, parfois ironique, donne au récit une respiration précieuse. Il empêche la fresque de devenir pesante et rappelle que la vie, même traversée par des drames, reste faite de contrastes.
J’ai eu le sentiment que si l’on s’attache autant aux Pelletier, c’est parce qu’ils semblent vivants. Ils vieillissent, changent, se trompent, reviennent parfois sur leurs certitudes. L’auteur leur laisse le temps d’exister. Il raconte simplement, fort d’une grande confiance dans le pouvoir du récit. J’ai aimé cette sensation que rien n’est précipité, que le roman se donne le temps qu’il lui faut, comme la vie. Cette manière de laisser les choses advenir, de faire confiance au temps long est celle d’un véritable raconteur d’histoires.
Arrivée aux dernières pages, j’ai senti monter une résistance silencieuse. J’ai lu plus lentement. Je savais que la fin approchait, et je n’avais pas vraiment envie d’y être. Dans l’épilogue, la nouvelle génération est déjà en marche, prête à vivre à son tour ses drames et ses tentatives de réparation.
C’est sans doute là que réside la grande force de ce dernier tome… En refermant « Les belles promesses », on continue d’habiter avec les Pelletier, de se demander ce que deviendront tous ces personnages qu’aucune conclusion ne parvient à enfermer tout à fait. Le roman s’achève avec la sensation d’avoir partagé un morceau de vie complet, jusqu’à la clôture d’une dynastie, et la peine très concrète de quitter cette famille qui, tome après tome, a conquis une place dans la mémoire du lecteur.
Je referme ce livre avec le sentiment très net de laisser derrière moi une véritable famille de papier, plus vivante que bien des êtres réels. Quitter ce livre, c’est accepter de ne plus suivre ces personnages qui m’ont accompagnée durant plusieurs heures. Et cette difficulté-là est sans doute le plus beau compliment que l’on puisse faire à un roman. Quelque part, je le sais, les Pelletier continueront à vivre en moi. Et Joseph, lui, continuera de veiller comme il l’a toujours fait.
Livre reçu en service de presse — Chronique non rémunérée
Dernier opus de la quadrilogie Les Années Glorieuses, je retrouve avec plaisir la famille Pelletier, et plus particulièrement celle de Jean.
Geneviève est toujours aussi insupportable, mais Jean a arrêté de tuer des jeunes femmes. Cependant, son frère cadet François enquête sur Jean, tout en refusant d’y croire.
J’ai aimé Tante Thérèse, la soeur de Geneviève qui devient petit à petit leur domestique, qui prend soin des enfants. Devant la découverte de l’amour de Philippe pour elle, elle sait y faire pour désamorcer le jeune garçon trop entreprenant sans le brusquer.
J’ai aimé que Colette prenne des leçons de latin à l’insu de sa mère, et que la soeur qui la fait travailler s’inquiète pour elle.
J’ai eu de la peine pour le jeune Ramos, fils d’une famille de métayer, qui se heurte à la Fédération agricole qui tire les ficelles dans son dos.
Bien sûr, il est question de la construction de périphérique parisien : les pots de vin versés par Jean ; les habitants délogés à outrance, les fausses promesses des constructeurs de BTP.
Un roman sur une famille qui n’a rien vu des crimes de l’un d’entre eux, préférant regarder ailleurs, car le Mal peut s’incarner dans un être Bouboule.
L’image que je retiendrai :
Celle de la lutte entre Geneviève et le vieux chat Joseph (le chat d’Etienne, mort dans le premier roman et recueilli par Colette).
Absolutely stunning 🤩 love it 😍 Quel bonheur de retrouver Pierre Lemaître à chaque sortie d’un de ses livres mais surtout pour cette belle saga, pleine de suspense et de drôlerie. C’est la fin de sa tétralogie consacrée à l’après-guerre en France. Nous retrouvons la famille Pelletier au complet. Même le chat Joseph est de la partie et va avoir un rôle crucial. Geneviève est toujours aussi insupportable, Bouboule aussi ambigu, François aussi persévérant. « Ce que Geneviève, à cette occasion, put faire chier le monde, c'est à peine croyable. » Nous allons assister à la construction du périphérique parisien, ce qui est assez extraordinaire, ainsi que des manoeuvres politiques qui y président. « Cette débauche d’énergie, d’argent, de technique et de sueur était mise au service de l’objet emblématique de l’époque, du produit idéal du capitalisme qu’était devenue la voiture. » Parallèlement à l’histoire des enfants Pelletier, nous est contée l’histoire de Manuel qui va subir de plein fouet le remembrement, cette folie agricole des années 60 et d’un sanglier qui va malheureusement croiser sa route. C’est drôle, organisé avec des cliff hangers à la perfection et on apprend des choses. Il est fort M. Lemaître, respect ;) « Jean était de ces gens, et il en existe encore beaucoup aujourd'hui, qui croient avoir pensé parce qu'ils répètent ce qu'ils ont entendu » J’ai hâte de découvrir la suite. Puisqu’une nouvelle trilogie située dans les années 80 ainsi qu’un nouveau polar sont annoncés pour l’année prochaine. Top !
Aujourd'hui, il fait froid. Il pleut depuis une éternité. Deux mois. On annonce une tempête sur l'océan Atlantique. Les palmiers en face de chez moi menacent de plier. Et pourtant, il faut se lever dans cette nuit noire. Réveiller les ados. Sortir, affronter les éléments et travailler. Aujourd'hui, je le fais avec le sourire. Le cœur en joie. L'âme légère. Parce que dans mon sac, j'ai Les Belles Promesses.
Je retrouve enfin la famille Pelletier. Bon, certains plus que d'autres. Hélène et Angèle sont un peu reléguées cette fois, au profit de Bouboule, Jean, toujours aussi maladroitement attachant, héros par erreur ou presque, et sa Geneviève qu'on adore détester. Colette, sa fille, toujours aussi touchante et admirable, et Philippe qui grandit et traverse les affres de l'adolescence.
On retrouve aussi François, qui, tout en étant romancier à succès, garde un fond de journaliste. Il est gêné, il enquête, et cela ne le mène qu'à la tourmente. En toile de fond, bien sûr, il y a l'époque. Le Paris de la fin des années cinquante et ces grands travaux du périphérique qui promettent la modernité, la vitesse, l'efficacité.
Il y a aussi, en parallèle, Manuel Ramos et sa famille. Fermiers, immigrés espagnols qui cultivent pour les autres. Qui nous touchent par leur sincérité. Leur droiture et leur destin bouleversant.
Les Belles Promesses sont à la hauteur de l'attente, mais je me sépare de la famille Pelletier sans regrets. J'ai senti que ce tome, aussi agréable que la lecture ait été, était moins palpitant, moins fort que les autres. C'est donc un excellent épilogue qui nous permet de dire un adieu digne à une si belle tétralogie.
Le 4ème et dernier opus des péripéties de la famille Pelletier... je les attendais avec impatience. J'ai reçu cet opus le jour de mon anniversaire et n'ai pas été déçue. Le 3ème épisode nous avait laissés avec un Colette en rébellion, une Geneviève sonnée (quel bonheur!) et un François tout juste revenu de l'enfer. Retrouver ces personnages hauts en couleur et en découvrir de nouveaux a été un vrai bonheur. Pierre Lemaitre sait parler de l'époque et des grands changements qui sont dépeints au travers du regard des personnages, tout en apportant une info détaillée et précise au lecteur. Les trajectoires de chacun sont tressées avec maestria pour nous amener jusqu'au dénouement, cette fois, final, de l'histoire des Pelletiers. C'est un livre bien mené, qu'on lit avec plaisir tant l'écriture est ciselée et juste. Hâte de découvrir les prochains opus.
On sent que Lemaitre s’amuse dans son écriture et qu’il aime ses personnages, même les plus antipathiques – et c’est quelque chose que je trouve assez intéressant de sa part, c’est qu’il peut à la fois dépeindre des caractères et positions absurdes ou mauvaises, tout en parvenant à nous donner envie de faire preuve d’empathie envers eux.
Autre point que j’apprécie dans mes lectures de Lemaitre, c’est qu’il ose parler de sujets assez fermés, comme ici le meurtre de femmes, et surtout la découverte de la sexualité et du plaisir chez les enfants, sans que ça tourne à l’absurde ou à la moralisation. N’en déplaise à certain.es, ouvrir le sujet sur ce genre de thèmes permet peut-être d’aborder plus sereinement les questions des jeunes sur ce genre de sujets.
Après, ai-je passé un bon moment ? Globalement, oui ; j’aime quand l’auteur s’est renseigné sans en faire un poncif, ni un cours d’histoire, j’aime quand un auteur s’amuse, j’aime suivre des personnages dans leurs évolutions. Après, est-ce exempt de défauts ? Pas du tout ; certains personnages sont caricaturaux, des sous-intrigues sont sous-utilisées ou sur-utilisées pour justifier l’évolution de l’histoire et des personnages, on voit de gros fils manichéens. Par contre, c’est un roman plaisant à lire, et j’attends ses prochaines publications
L'enjeu de ce livre était de savoir comment Pierre Lemaitre allait conclure la saga des Pelletier commencée en 2022 avec Le Grand Monde. Alors verdict ? Parmi les 4 tomes, Les Belles Promesses ne sera pas celui qui laissera le plus fort souvenir. Le ton général est plutôt anxieux, entre le dilemme moral d'un frère et une adolescente tourmentée.
Heureusement, l'humour à la sauce Lemaitre revient égayer quelques chapitres : le chat Joseph a dans ce tome une place plus importante que Nine, Hélène ou Angèle, Philippe découvre la sexualité, et Geneviève est de plus en plus méchante.
L'essor des villes matérialisé par l'agrandissement du périphérique parisien, et la mutation des campagnes dans les années 60 sont les deux thèmes contemporains de l'intrigue que l'auteur choisit cette fois de mettre en exergue; je dois dire qu'il ne m'a trop convaincu sur le deuxième sujet car s'il parle ici agriculture, c'est un prétexte pour une intrigue parallèle à celle des Pelletier, dont l'intérêt apparaitra dans les toutes dernières pages du roman, sans que le personnage de Manuel soit vraiment très marquant, peut-être justement parce qu'il n'a pas de lien avec la famille Pelletier.
Après, un point positif pour finir : je n'ai aucune réserve sur le sort réservé aux protagonistes de cette histoire. D'abord Lemaitre sait encore surprendre son lecteur avec un dénouement inattendu et ensuite, après 2000 pages où l'on a vibré avec cette famille, je trouve qu'il y a une forme de logique à la fin que réserve l'auteur à deux des personnages principaux...
1963. Ce quatrième et dernier volet de la famille Pelletier clôt la tétralogie "Les Années glorieuses" commencée avec "Le Grand Monde" en 1948.
Pierre Lemaitre imbrique brillamment à la trame principale celle de la famille Ramos. Cette famille d'immigrés espagnols tente de trouver sa place et va subir de plein fouet les conséquences pas toujours joyeuses du progrès, les fameuses "belles promesses". Car soucieux de n'oublier personne, il est fidèle à sa volonté de montrer tous les versants de la société : ceux qui réussissent mais aussi les laissés-pour-compte. Encore une fois, il sait prendre l'Histoire de côté pour nous faire vivre à nous lecteurs, les bouleversements qu'elle a engrangés. Des éléments historiques précis donc, qui donnent toujours autant de cachet à son feuilleton : le Périph', la voiture ("Cette débauche d'énergie, d'argent, de technique et de sueur était mise au service de l'objet emblématique de l'époque, du produit idéal qu'était devenu la voiture."), l'agriculture (la coopérative agricole), du commerce (le magasin Dixie), la presse populaire, la guerre d'Algérie...
Je ne me souviendrai pas de ce tome comme d'un chef d'oeuvre. Certains arcs sont questionnables tant ils prennent de place pour pas grand chose, et à l'extrême inverse, j'ai souffert du peu de place accordé à certains personnages, voir de leur absence. On sait que c'est voulu. Pierre Lemaitre sait entretenir l'attachement, déceler nos attentes et nous surprendre... Mais ma foi, je n'aurais pas dit non à une centaine de pages en plus.
Je me suis toujours autant délectée de ses sarcasmes, des situations comiques, et de son écriture si fine pour raconter les personnages.
"Vous, moi, n'importe qui aurait tout bonnement jeté carte et ruban à la poubelle dès que Geneviève aurait eu le dos tourné afin d'en prélever une partie mais pas Jean, c'était au-dessus de ses forces. Comme une poule prisonnière d'un trait de craie tracé sur le sol, il était incapable de contourner un obstacle dès qu'il venait de son épouse."
En y repensant longuement après l'avoir refermé, c'est un roman très sombre. Jusqu'où peut-on aller pour sa famille ? L'image et la place au sein d'une famille définit-elle ce que nous sommes vraiment ? Et notre petite Colette dans tout ça... On ne la voit pas grandir, mais elle m'aura serré le cœur jusqu'au bout.
On retrouve avec plaisir la plume de Pierre Lemaitre, sa capacité à faire vivre ses personnages et surtout cette famille qu’on suit depuis déjà plusieurs années. Ici c’est Jean, aka Bouboule, qui prend la lumière, pour le dénouement de son histoire entamée dès le premier volume. Si j’ai lu sans déplaisir, j’ai trouvé tout de même quelques facilités (auxquelles l’auteur ne m’avait pas habitué - j’avais même souvent un coup d’avance sur les retournements de situation) et des longueurs (le doute de François s’installe si tôt que les chapitres le concernant sont très redondants, sans que son chemin soit celui d’une recherche menant à une révélation). Pour autant, j’ai enragé avec le nouveau venu, Manuel, dans sa coopérative agricole, j’ai frémi avec Joseph dans sa lutte avec Geneviève, j’ai ri (jaune) de l’amour de Philippe pour sa tante et j’ai été touché par Colette. Bref, c’était bien mais l’auteur nous a tellement habitué à mieux que j’ai été un peu déçu. Mais je serai là au prochain
Quel plaisir de retrouver tous ces personnages ! Dès les premières pages on ne peut plus lâcher le roman. j’ai adoré chacun des romans précédents et c'est la même chose pour celui-ci qui clôture la série. Le rôle si important du chat Joseph m’a émue et fait rire. Un très bel épilogue pour une série inoubliable !
Et bien… merci Pierre Lemaitre pour cette fin émouvante. J’ai adoré suivre les Pelletier pendant quatre tomes, j’ai été très émue de la première à la dernière ligne. Colette, Joseph, François… vous resterez mes chouchous jusqu’au bout. J’ai hâte de voir ce que nous réserve Pierre Themaster dans la prochaine série, mais si vous n’avez pas encore lu ce chef, il n’est jamais trop tard !!
« La proposition faisait aussi briller les yeux d’Alain et Annie qui, comme leurs cousins, avaient entendu parler de Beyrouth toute leur vie sans l’avoir jamais vu, au point que ce nom était devenu aussi mythologique que l’île au Trésor ou le pays des Fées. »
Lemaitre s’installe dans la facilité du bavardage : son talent de conteur ne lui permet pas d’éviter les écueils du roman de trop ! Mais que diable allait il faire dans cette galère !
Pierre Lemaitre mon roi absolu!!!!!!! J’ai dévoré le dernier tome de la tétralogie. Quelques longueurs tout de même par rapport aux autres tomes où j’étais plus tenue en haleine, mais c’est toujours aussi bien ficelé. Hâte de la suite!!!
pour le premier livre de l'année c'est celui qu'il fallait dire. pierre le maître conclue sa Saga de façon magistrale ! je croise les doigts pour qu'il ait le temps d'écrire la suite
« Non interest se intellegere, sed intellegi. » — « L’important n’est pas de se comprendre mais de se faire comprendre.» ~p182
«Les Belles Promesses» boucle avec brio la tétralogie consacrée aux Trente Glorieuses. Ce dernier volet de la superbe saga des Pelletier nous plonge dans les années 1960: guerre d’Algérie, progrès agricole et urbain, tragédies familiales. Pierre Lemaitre nous offre à nouveau un roman addictif qui mêle avec maestria l’art du suspense et la fresque sociale – à lire de préférence après les tomes précédents.
« Baptiste Trajan-Perrin possédait une rutilante DS 19 bleu métallisé qui fit grand effet sur les Pelletier. Jean eut un peu honte de sa lourdaude Frégate et se promit d’y repenser.» ~p95
Jean-Marc Proust salue la dimension historique du roman, en particulier la création d’une production agricole alternative au début des années 1960: «J’ai découvert qu’au début des années 1960 déjà, donc il y a plus d’un demi-siècle, le modèle agricole productiviste, le nôtre, celui porté par la FNSEA, était déjà contesté. Et rien que pour ça, ce livre méritait d’être publié.»
Le style se met parfaitement au service de l’intrigue. Phrases courtes, chapitres rythmés, ironie mordante, scènes haletantes: une lecture jouissive qui nous permet d’assister en direct aux mutations d’un monde à jamais révolu.
«Toutes trois pleuraient presque sereinement. Avec le temps, le déchirement de la perte s’était atténué, restait la peine.» ~p334
La Tétralogie: Le Grand Monde, Le Silence et la Colère, Un Avenir Radieux, Les Belles Promesses.
7 mars 2026. Pierre Lemaitre est auteur impressionnant. Il a le sens du romanesque, un talent à retranscrire le climat social d'une époque, tout ça avec un style limpide porté par des personnages quelque peu ambigus. Le quatrième et dernier volet sur les « Trente glorieuses » est à la hauteur des précédents. Tout va très vite et comme toujours le récit est fluide. On passe des heures passionnantes, on s’amuse, tout converge vers un final spectaculaire et émouvant, faisant de ce volume le plus réussi de la saga. « Les Belles Promesses ». Pierre Lemaitre. Calmann-Lévy. Paris.2026.
Tout commence par un incendie, un bébé et... un sanglier. Paris est transformé par des travaux titanesques, le cœur d'un homme est écartelé, le monde rural menacé, des femmes sortent de l'oubli, et les membres de la famille Pelletier, toujours plus proches de nous, marchent inexorablement vers leur destin. Au terme d'un effroyable dilemme moral, ce sera l'effondrement ou l'apothéose. Par bonheur, le chat Joseph veille encore. Passionnant, déchirant, enthousiasmant. Un grand roman de Pierre Lemaitre. Les romans de Pierre Lemaitre ont été récompensés par de nombreux prix littéraires nationaux et internationaux. Après l'immense succès du Grand Monde, du Silence et la Colère, et d'Un avenir radieux, il clôt avec Les Belles Promesses sa plongée mouvementée et jubilatoire dans les Trente Glorieuses
Et voici donc le septième volume—magnifique, à l’égal des précédents. Un accomplissement remarquable, jusqu’ici en tout cas (une autre trilogie se profile déjà à l’horizon, et l’impatience est de mise). Joseph est un personnage formidable, et son affrontement avec Geneviève relève de ces conflits destinés à l’éternité littéraire, Jean reçoit enfin ce qui devait lui arriver, les enfants souffrent, mais trouvent du soutien, le parcours (presque) initiatique de Philippe se déploie dans un éclat éblouissant, la famille demeure le cœur battant du récit, on pleure, on rit, Pierre Lemaitre une fois encore prête sa voix à la version audio, tout est en place, tout fonctionne, tout est extraordinaire. Deuxième livre véritablement exceptionnel de l’année, en ce qui me concerne.
“On trouvera, comme à l’accoutumée, des traces évidentes ou secrètes de Víctor del Árbol - Paul Auster - Simone de Beauvoir - Saul Bellow - Charlotte Brontë - Louis-Ferdinand Céline - Guy Debord - Marcel Desvernois - Christine Détrez - Denis Diderot - E.L. Doctorow - John Dos Passos – Jean-Pierre Farkas - Romain Gary - Louis Guilloux - Victor Hugo - Ken Kesey - Pierre Lemaitre - Iain Levison - Ludwig Lewisohn - Herbert Lieberman - Roger Martin du Gard - Michael McDowell - James Albert Michener - Luigi Natoli - Arturo Pérez-Reverte - Federico De Roberto - François Rabelais - Kristin Ross - William Makepeace Thackeray - Léon Tolstoï - Claude Vinci - Jakob Wassermann - Michel Zévaco - Émile Zola.”
Comme le dernier livre je suis partagée... Il n'y avait pas de scène aussi horrible que celle avec Macagne (et heureusement!) mais certaines sont quand même dérangeantes (notamment Philippe qui m'a bien dégoûtée). Alors certes c'est peut-être pour dénoncer la violence et le côté animal de certains hommes (?) mais justement ça en devient trop avilissant, même pour un ressort scénaristique, pour les femmes sujettes à cela. Enfin je l'ai ressenti comme tel, je n'avais pas l'impression que tout était nécessaire. Il y a de bons passages, du rythme et pas d'ennui et les apparitions des personnages sont mieux dosées que dans le précédent. La place de François par exemple, m'a semblé assez juste alors que dans le tome d'avant il m'agaçait. Une petite frustration autour de Colette, Hélène et Angèle: j'aurais aimé que leurs histoires soient davantage développées! Angèle est veuve: plus intéressante? Hélène mariée: plus intéressante? Au contraire, pour l'une son histoire sans son mari et pour l'autre une autre perspective sur sa vie! Dommage... CEPENDANT, hormis cela, la série s'achève avec des questions répondues et une fin assez satisfaisante!
Après le succès de sa trilogie « Les Enfants du désastre », qui couvre la période 1914-1945, Lemaître s'est lancé dans une tétralogie sur les « Trente Glorieuses », période de reconstruction, de décolonisation, d'émancipation, de guerre froide et d’une foi infaillible et inébranlable au progrès et à la croissance sans limites.
Avec « Les Belles Promesses », Pierre Lemaître conclut sa tétralogie, qui suivait la vie et les événements de la famille Pelletier.
Bien que j'aie également apprécié ce livre, il n'est pas à la hauteur de ses six précédents romans, étant aussi moins captivant et élaboré.
L'histoire du fermier Manuel n'apporte que peu au récit, et celle de l'extravagante Généviève est un peu superficielle et manque de crédibilité.
Néanmoins, le lecteur trouve des réponses aux nombreuses questions soulevées par les trois premiers volumes, et en ce sens, c'est une conclusion digne de cette famille qui m'a captivé pendant trois ans. ***
“Pas à pas, degré par degré, passant d'une intuition à un doute puis à une suspicion et à une quasi-certitude, il avait joué, à lui seul, et dans son for intérieur, tous les actes de cette tragédie qui conduit un innocent au pilori.”
Et , apparemment, ainsi s'achève l'histoire de la famille Pelletier. ce quatrième volume est celui que j'ai préféré. Il est centré sur le couple improbable formé par Geneviève et Bouboule qui, avec les années qui passent, sont pour l'une plus acariâtre et vénale et pour l'autre plus contradictoire et plus mijoré. On y voit grandir Colette qui s'affirme et Philippe qui découvre les affres du désir sexuel. En parallèle, on sort de Paris et de son périphérique naissant pour aller rencontrer Manuel, paysan dont le parcours chaotique finira par croiser celui de la famille Pelletier. Vraiment ce dernier opus clôt en fanfare la tétralogie des années glorieuses et c'est en toute partialité, mon tome préféré
Beau final pour la famille Pelletier, je quitte les personnages avec un peu de regret mais attend avec impatience la suite. Seul bémol : j’ai eu un peu de mal a entrer dans le récit de l’histoire parallèle de la famille d’immigrés espagnols, le lien est finalement dévoilé mais c’est un peu tiré par les cheveux. Sinon, Pierre Lemaitre a un vrai talent de narration, on plonge dans l’époque, il renoue avec le polar car il y a une grande place à l’enquête menée par Francois sur son frère Bouboule, personnage central de ce tome, et de plus en plus attachant. Geneviève est toujours aussi détestable, Colette et Philippe de plus en plus intéressants, les personnages secondaires ont toute leur place (mention spéciale à Thérèse la sœur de Geneviève), et la fin clôture parfaitement le cycle.
La fin des aventures de la famille Pelletier au début des années 60. Niveau contexte historique : passage éclair par la guerre d'Algérie, transition des agriculteurs au modèle industriel et aux fédérations avides de profit et construction du périphérique parisien au détriment des quartiers populaires. Niveau histoire de famille : on parle beaucoup de Philippe, Jean, Geneviève et tante Thérèse.
Le livre était très agréable comme d'habitude... mais un peu moins captivant que les précédents. j'ai eu l'impression que Pierre Lemaître balayait vite les événements, qu'on tournait un peu plus en rond et que les rebondissements étaient moins recherchés/percutants qu'à l'accoutumée... Un peu la sensation qu'il souhaitait coller le point final de sa tétralogie.