Lyrical love poems, considered best works of French poet Pierre de Ronsard, include Sonnets pour Hélène (1578).
Pierre de Ronsard est un des poètes français les plus importants du XVIe siècle.
« Prince des poètes et poète des princes », Pierre de Ronsard, adepte de l’épicurisme, est une figure majeure de la littérature poétique de la Renaissance. Membre de la Pléiade, auteur d’une œuvre vaste qui, en plus de trente ans, a touché aussi bien la poésie engagée et « officielle » dans le contexte des guerres de religions avec les Hymnes et les Discours (1555-1564), que l’épopée avec La Franciade (1572) ou la poésie lyrique avec les recueils des Les Odes (1550-1552) et des Amours (Les Amours de Cassandre, 1552 ; Les Amours de Marie, 1555 ; Sonnets pour Hélène, 1578).
Un long recueil d'amour sensuel, passionnel et riche de bonheur. Il parle de vie, il parle de mort. La poésie de Ronsard est un message de joie. Sa lecture doit aller plus loin que les effets floraux et astraux, plus loin que le goût de la vie qu'il affiche. Ce sont les aléas de l'amour, des jalousies aux frustrations amoureuses jusqu'à la contemplation de la joie qui font de ces poèmes une belle découverte. Certes la composition de l'ensemble, en quatre saisons, pourrait être revue, mais on trouve de nombreuses perles. On s'éloigne des clichés associés à chaque saison, Ronsard sait maintenir la grande constante de l'amour. En écoutant en même temps "Beyond the Missouri Sky" de Charlie Haden et Pat Metheny, c'est juste parfait.
Élégie.
"Sans ame, sans esprit, sans pouls et sans haleine, Je n'avois ny tendon, ny artere, ny veine, Qui dissoute ne fust du combat amoureux. Mes yeux estoyent couverts d'un voile tenebreux, Mes oreilles tintoyent, et ma langue seichée Estoit à mon palais de chaleur attachée. A bas demi-tombez ton col j'entrelaçois; Nul vent, de mes poulmons, pasmé, je ne poussois; J'avois devant les yeux ce royaume funeste Qui jamais ne jouist de la claireté celeste, Royaume que Pluton pour partage a voulu, Et du vieillard Caron le bateau vermoulu. Bref j'estois demi-mort, quand tes poulmons s'enflerent, Et d'une tiede haleine en souspirant soufflerent Un baiser en ma bouche, entrecoupé de coups De ta langue lezarde, et de ton ris si doux : Baiser vivifiant, nourricier de mon ame, Dont l'alme, douce, humide et restaurante flame Esloigna de mes yeux mon trespas et ma nuict, Et feit que le bateau du vieillard qui conduit Les ames des amans à la rive amoureuse, S'en alla sans passer la mienne langoureuse. Ainsi je fus guary par l'esprit d'un baiser [...]"
Une sorte d'anthologie des poèmes de Ronsard en les classant selon les saisons (de manière métaphorique ou non). Une relecture intéressante de Ronsard.