Primera obra del escritor congoleño Pascal Baroto. Aunque se presenta como una novela, se acerca mucho más al libro de memorias. En sus páginas, el autor reconstruye la figura de su madre, Solange Lusiku, una de las periodistas más reconocidas de Bukavu, recuerda su muerte y reflexiona sobre la huella que dejó en su vida. El relato continúa con el camino personal que lo llevará a crear Les Voix des Oubliés. Más que una narración de ficción, el libro es un homenaje íntimo y un ejercicio de memoria que pone en valor el compromiso de una mujer con el periodismo en un contexto marcado por la violencia en el este de la República Democrática del Congo. La obra quizá no termina de desarrollar todo el potencial de una historia tan poderosa y en algunos momentos resulta más testimonial que literaria. Sin embargo, Baroto posee una escritura elegante y sensible, capaz de transmitir con autenticidad el duelo, la admiración y la búsqueda de un legado familiar.
Au-delà du fait qu’il nous donne le privilège de raconter notre histoire, de pouvoir réellement occuper la peau du protagoniste (tant les lieux, les noms, la langue …nous sont propres), l’auteur dépeint parfaitement la relation d’appartenance que tout Congolais conscient entretient avec son pays : « une relation où l’espérance s’accroche à l’abandon ».
Quant à sa mère, je termine ce livre avec une pensée particulière pour elle, et pour toutes ces femmes qui, au-delà d’être mères, incarnent leurs convictions au quotidien, et comprennent que « certaines causes valent qu’on s’y épuise ». Elle a donné une voix aux sans-voix, et surtout, elle en a donné une à son fils.
Beau livre sur le pouvoir de l’écriture et de ces carnets que l’on remplit pour laisser des traces à la place de ceux qui ne peuvent pas le faire. L’écriture aussi comme lien entre une mère disparue et son fils qui tente de reconstituer qui elle était.