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Fantasmer ma réinvention: Parcours d'un corps (im)parfait (Essai)
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Community Reviews
Displaying 1 - 3 of 3 reviews
February 12, 2026
Essai percutant, confrontant et nécessaire sur le rapport aux corps féminins, gros, racisés, maternels... L'évocation intime du ressenti de la grossophobie et de toutes les injonctions faites au corps des femmes est faite sans détours, mais tout de même avec une grande poésie.
March 14, 2026
《 Les grosses savent que la satisfaction c'est pour les minces. 》《 Une bonne grosse veut maigrir. 》 Wow. Des vérités en pleine face. Une écriture remplie de phrases percutantes et justes. Je recommande chaudement à toutes celles qui ont une relation malsaine avec leur corps. Principalement, si celle-ci a été apprise durant l'enfance. Il est rare que je conserve des annotations d'un livre, mais celui-ci je vais définitivement relire certains passages dans des périodes plus difficiles.
February 27, 2026
Je suis vraiment reconnaissante pour ce service de presse parce que bien que nous partagions des points communs, cet essai m’a fait voir la grossophobie d’un autre point de vue, celui d’une fille qui devient une femme dans un corps «gros et brun». Celui d’une femme qui a vécu des grossesses et la maternité aussi, ce qui n’est pas non plus mon cas. Cependant, malgré nos vécus assez différents, je réalise que les pensées intrusives et le discours intériorisé issu de la grossophobie internalisée sont presque en tous points pareils, une constatation qui soulage autant qu’elle est choquante.
Tanya Déry-Obin décrit son parcours avec une honnêteté et une transparence désarmante, en toute vulnérabilité. C’est une lecture éprouvante, surtout quand on se reconnait dans certains passages, mais c’est aussi très éducatif, études et ouvrages à l’appui. J’ai appris beaucoup autant au niveau médical que sociologique.
L’autrice aborde la contradiction et le paradoxe d’être consciente de la place de la grossophobie, de la culture des diètes et de la pression sociale dans l’image de soi, de la dénoncer, de croire que les personnes grosses ont droit à une vie plus juste tout en faisait tout en son pouvoir pour mincir.
Est aussi abordé les dangers de la quête de la minceur et de la culture des diètes sur la santé physique et mentale, ce qui porte à réfléchir à la pression vers la déconnexion de soi, aux mythes sur les personnes grosses et à l’idée préconçue qu’il suffit uniquement de bonne volonté pour retrouver un physique «socialement acceptable», parce que les corps gros sont perçus comme transitoires.
Il est beaucoup question de la honte aussi. La honte d’avoir le corps qu’elle a, la honte d’avoir faim, la honte de détonner dans le décor, la honte d’aller faire de l’activité physique dans des milieux qui ne sont pas adaptés à tous les types de corps, la honte d’être une «mauvaise grosse», la honte de ne pas pouvoir maintenir une perte de poids et la honte d’avoir honte. Les pensées intrusives et le «food noise» qui deviennent souvent obsessionnels, et le besoin de se punir quand on l’échappe aussi.
Heureusement, elle semble aujourd’hui plus en paix avec son corps, bien que déconstruire les comportements et les pensées qui l’ont habité toute sa vie demeure un travail de longue haleine. Une vie entière à vouloir changer un corps qu’on méprise ne se règle pas en claquant des doigts, et la perte de poids n’efface pas les séquelles psychologiques.
Elle a appris à se réapproprier son corps à l’âge adulte à travers le sport, longtemps associé uniquement à la perte de poids, mais aussi à des soins alternatifs tels que l’ostéopathie, qui lui ont apporté le «care» (à défaut d’une meilleure alternative francophone) dont elle avait besoin pour reconnecter avec elle-même, la santé psychologique étant intrinsèquement liée à la santé physique. Parce que «l’apaisement, c’est encore mieux que la minceur».
Tanya Déry-Obin décrit son parcours avec une honnêteté et une transparence désarmante, en toute vulnérabilité. C’est une lecture éprouvante, surtout quand on se reconnait dans certains passages, mais c’est aussi très éducatif, études et ouvrages à l’appui. J’ai appris beaucoup autant au niveau médical que sociologique.
L’autrice aborde la contradiction et le paradoxe d’être consciente de la place de la grossophobie, de la culture des diètes et de la pression sociale dans l’image de soi, de la dénoncer, de croire que les personnes grosses ont droit à une vie plus juste tout en faisait tout en son pouvoir pour mincir.
Est aussi abordé les dangers de la quête de la minceur et de la culture des diètes sur la santé physique et mentale, ce qui porte à réfléchir à la pression vers la déconnexion de soi, aux mythes sur les personnes grosses et à l’idée préconçue qu’il suffit uniquement de bonne volonté pour retrouver un physique «socialement acceptable», parce que les corps gros sont perçus comme transitoires.
Il est beaucoup question de la honte aussi. La honte d’avoir le corps qu’elle a, la honte d’avoir faim, la honte de détonner dans le décor, la honte d’aller faire de l’activité physique dans des milieux qui ne sont pas adaptés à tous les types de corps, la honte d’être une «mauvaise grosse», la honte de ne pas pouvoir maintenir une perte de poids et la honte d’avoir honte. Les pensées intrusives et le «food noise» qui deviennent souvent obsessionnels, et le besoin de se punir quand on l’échappe aussi.
Heureusement, elle semble aujourd’hui plus en paix avec son corps, bien que déconstruire les comportements et les pensées qui l’ont habité toute sa vie demeure un travail de longue haleine. Une vie entière à vouloir changer un corps qu’on méprise ne se règle pas en claquant des doigts, et la perte de poids n’efface pas les séquelles psychologiques.
Elle a appris à se réapproprier son corps à l’âge adulte à travers le sport, longtemps associé uniquement à la perte de poids, mais aussi à des soins alternatifs tels que l’ostéopathie, qui lui ont apporté le «care» (à défaut d’une meilleure alternative francophone) dont elle avait besoin pour reconnecter avec elle-même, la santé psychologique étant intrinsèquement liée à la santé physique. Parce que «l’apaisement, c’est encore mieux que la minceur».
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