« J’ai pourtant vécu, j’ai travaillé, j’ai mangé, picolé, ri et pleuré et baisé avec eux, au milieu d’eux, j’ai collaboré car c’était ma mission au Département, avec le Chef, officiellement pour la défense et l’honneur de l’Union, de la démocratie. J’ai collaboré avec la honte. Des heures, des années noires. Machinistes, soldats, policiers, ce sont nos frères qui oeuvrent, nos collègues, nos amis, je les connais, je les côtoie, je sais qu’ils recommenceront, qu’ils pourront pas faire autrement. Parce que lorsqu’on reçoit l’ordre, n’importe quel ordre, surtout celui qui semble anodin, on touche à sa propre vérité. »
Dans une Europe gangrénée par des états-policiers, les fascismes ethniques, la déroute citoyenne, recruté par le Bureau des enquêtes fédérales, Frank Malissol devient un flic d’élite. Envoyé à Paris, il est chargé d’une mission à haut risque : enquêter sur les dérives du Département de contrôle des Zones, ces no man’s lands où s’entassent les « Feujs », les « Barbus », les « Niaks » et les « Slavos ». Mais traquer les origines de l’explosion sociale a un prix : accepter d’être le poing de l’État ou son cerveau malade.
Et si cette apocalypse était pour demain, vous, vous qui n’êtes pas des flics, que feriez-vous à leur place ?
Haletant de bout en bout, le thriller de L. Albar est un véritable cri d’alerte. C’est aussi un grand roman psychologique, géopolitique et visionnaire, dans la lignée des Dantec, Philip Kerr (La Trilogie berlinoise) et Blade Runner, qui décape une bonne part des représentations aveuglant notre société.
Yellowstone est un récit écrit avec les tripes et dont on ne sort pas indemne.
Né à Niort en 1969, Ludovic Albar s'est rapidement intéressé au continent nord-américain, à sa culture, et particulièrement son histoire. Des influences manifestes dans son cycle, space opera vaste et ambitieux, qui propose une interprétation de l'avenir du monde, comme sait le faire la science-fiction quand elle pense le présent. Inspirée par les célèbres cycles de Dune et de Fondation, la trilogie Quantex décrit une société d'avenir technologiquement avancée, et une intrigue politique planétaire.
L’homme se réveille couché sur le sol boueux et malodorant.
Il a très mal à la tête...
Mais que s’est-il donc passé ?....
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J’ai adoré le début prometteur du livre. Puis la lecture s’est franchement compliquée par la suite.
Je pensais pouvoir un peu apprécier ce mélange des genres (politique, anticipation, science fiction, horreur) mais l’avalanche d’informations diverses a eu raison de moi, ainsi que le style d’écriture de l’auteur.
J’ai parfois un peu apprécié le personnage principal du lieutenant Malissol.
Je n’ai pas réussi à comprendre s’il y avait vraiment une intrigue dans toute cette avalanche d’événements . Quoique, à la toute fin du livre, on retrouve la suite des évènements du tout début. Donc j’ai enfin su ce qui était finalement arrivé au lieutenant Malissol... Tout ça pour ça...
Parfois, c’était tellement ridicule ou clownesque que j’ai ri...
Une grande déception pour moi. L’interview de l’auteur à la fin n’a fait qu’enfoncer le clou.
La lecture et par conséquent la critique de ce livre s'oriente sur 2 angles, d'une part le récit avec son scenario et ses personnages et de l'autre côté, le monde dans lequel ils vivent. Mon premier regret sera qu'il n'ont pas bénéficié tous les 2 du même traitement.
La vision geopolitique de notre monde en l'an 2050 renferme une telle dose de crédibilité que je pourrais la percevoir comme un essai philosophique sur notre avenir. L'histoire de notre monde depuis 2020 jusqu'à sa déliquessence en 2056 s'articule sans faux pas, dans une logique d'auto-destruction qui n'est pas sans faire écho aux cri d'alarme lancé aujourd'hui. Rien que pour cet aspect là, le livre vaut la peine d'être lu. D'autant plus qu'il est servi par une plume haletante et incisive, que j'ai certes mis un temps à apprivoiser mais participe à ce sentiment d'urgence, d'apothéose que nous propose le récit.
Le 2ème angle de lecture, les personnages et le scénario me laissent un sentiment mitigé d'a-peu-près, comme s'ils étaient l'excuse pour décrire notre futur dans sa pire déclinaison. Il manque (ou alors je l'ai loupé) une cohésion et une cohérence entre la trame du scénario et le rôle des différents personnages. Certes, les perszonnages sont attachant et assez bien traité mais je n'arrive pas à mettre les pièces du puzzle en place pour visualiser le générique de fin.
Bref, une lecture haletante, un peu coup de poing dans la gu..le tant le monde est emprunt de violence mais où les personnages perdent un peu de leur couleur face à un récit quelque peu décousu.