À Saint-Denis, voisin de la nécropole royale, se trouve un étonnant et imposant é la maison d'éducation de la Légion d'honneur. Vanessa est aujourd'hui surveillante dans cet internat de jeunes filles revêtant tantôt des airs de château de conte, tantôt de maison hantée.Véritable cheffe d'orchestre de ce roman choral, elle nous invite à faire la connaissance de quatre pensionnaires : Lou,Yasmine, Adèle et Suzanne. Ces adolescentes portent toutes un lourd symbole, une médaille remise à leur père ou à leur grand-père, leur clé pour entrer ici. Leur présent et leur passé s'entremêlent, le temps se détraque, jusqu'à ce drame irrémédiable, que personne n'avait vu venir. Dans un premier roman singulier, Lucile Novat détourne les codes du genre et donne à ce conte vénéneux des accents résolument modernes
c'est d'une maîtrise presque insolente de savoir aussi bien et aussi brièvement saisir le cœur et le suc de la vie de quelqu'un. un roman qui donne envie tout à la fois d'une seconde lecture, et d'écrire à son tour.
(niveau style, c'est Aliène en réussi, je suis désolée de le dire ainsi mais je ne vois pas de meilleure façon de le synthétiser. formidable car vraiment j'adore ces écritures organiques, grondantes et pulsatiles)
J'ai besoin de process ma lecture. (Par contre les *miss* à répétition et les dialogues de lycéennes ugh j'ai l'impression de regarder un film français dans un lycée tourné par un vieux mec blanc en 2010)
malheureusement, pour moi ce livre a eu l'effet d'un pétard mouillé. le prologue est merveilleux. les premiers chapitres sont rythmés et intriguant. le chapitre "catabase" est très très beau, si beau qu'on a presque le tournis. et entre les deux... ça tombe à plat. parfois quelques éclaircies, mais sinon on est dans une purée de pois. le personnage de Vanessa, qui promet d'être essentiel, devient de plus en plus facultatif. je suis hyper déçue//
4,25/4,5 - réinventer la dark academia un peu à la sauce aristocratie française, c’était génial. La plume était exquise, j’aurais aimé que le roman soit plus long mais très beau 1er roman et très belle découverte <3
Un roman étonnant à l’atmosphère fascinante. Je me suis laissée porter par une plume flamboyante, ne sachant pas vraiment où j’allais pour finir ravie de ma découverte.
Dans un pensionnat de Saint-Denis, on suit Suzanne, Yas, Adèle et Lou, quatre amies pensionnaire, et Vanessa, une des pionnes. J’y suis allée pour la vibe conte gothique qu’on me vendait mais suis restée pour ces personnages tendres et bouleversants que l’autrice explore profondément en moins de 200 pages. C’est beau et pudique. « Voir venir » est marquant, et m’a fait un effet similaire au film « Virgin Suicides ». Ces amitiés saisissantes. Ce mystère glaçant. Ces questions qui restent en suspens.
Oui, ce premier roman reprend les codes du conte sans en être un lui-même. Mais il va bien au-delà.
J’ai aimé retrouver la clef ensanglantée de la Barbe Bleue (ici, la breloque de la Légion d’honneur qui ouvre aux jeunes filles la porte de ce pensionnat spécial : la décoration obtenue parfois au pris du sang).
J’ai aimé la surveillante Vanessa que rien ne destinait à travailler dans ce pensionnat ultra sélectif : son adolescence révoltée, sa colère contre le système.
J’ai eu de la peine pour les 4 jeunes filles : découvrir que dans leur famille respective rien ne va (mère ou soeur décédée, père amputée) et que chacune tente de fonctionner tant bien que mal à coup de cachet.
Le pensionnat leur offre un cadre sécurisant avec une surveillante investie, mais le sang sur la clef d’entrée est toujours présent dans leur esprit.
J’ai aimé ces demoiselles bien de leur temps qui font parfois le mur et mettent des talons hauts pour sortir ; qui se jouent des garçons lors du bal de fin d’année.
J’ai aimé la temporalité du roman : on suit les filles lors d’une journée de cours qui passe en même temps que les saisons.
Jusqu’à la nuit d’été fatale que personne n’avait vu venir.
Un roman sur ces jeunes filles de bonne famille laissée à elle-mêmes : jamais personne ne s’inquiètent pour elles, ne leur pose de question tant qu’elles respectent les règles de l’institution.
L’image que je retiendrai :
Celle de ces jeunes filles qui rêvent en classe, de quoi ? on ne le saura jamais.
C’est bien écrit il y a pas à dire, avec un style très affirmé, et quelques passages superbes malgré un peu trop de tartines pas hyper lisibles vers la fin.
Le flou vaporeux entre les strates de présent et de passé, les souvenirs entremêlés, la déréalisation, la construction du récit, tout ça fonctionne bien, même si ça s’éparpille un peu (troooop de persos j’aurais préféré que ça se concentre sur les cinq protagonistes)
L’atmosphère et le décor de la Légion étaient très bien campés. C’était teen et oppressant, ça m’a fait penser à Virgin suicides, Qui es-tu Alaska ?, Wild Child, aux premiers albums de Billie Eilish…
Bref c’était pas complètement abouti mais il y avait de belles choses. J’avoue que moi je l’avais vu venir (vous l’avez ?).
Man je sais pas Au moins c’était fucking bien écrit
SPOILERS 🚨🚨🚨 ⬇️⬇️⬇️
Si on est pour give into le cliché que les jeunes filles sont suicidaires pour un oui pour un non, au moins be fucking lunatic about it comme dans The Virgin Suicides.
Écriture entraînante quoi qu’assez pompeuse à des moments (pitié les phrases d’une page c’est pas stylé). L’intrigue a du potentiel mais j’ai pas trop supporté la glamourisation de ces adolescentes (très) bourgeoises et en souffrance.
C’est pas ma mega came comme genre mais VOILÀ comment on fait de la dark academia féministe moderne cool prends ça dans les dents sarai Walker (la meuf qui hate encore 2 ans après)
Parenthèse faite j’ai trouvé que c’était un chouette premier roman tendre et cruel, j’aurais adoré lire ça à l’adolescence (ou peut-être que ça m’aurait rendu encore plus dingue ?)
Wow. Je me suis totalement laissé porter par la plume de Lucile Novat à travers cette histoire onirique et mélancolique. Malgré les divers indices disséminés, la fin m’a totalement surprise et émue. Un très bon premier roman.
et si je vous disais que c'est 10x mieux que the secret history de donna tartt ? ça vous en bouche un coin pas vrai ? bcp plus efficace, j'ai adoré les personnages à qui on s'attache très vite et qu'on identifie parfaitement malgré les 180 pages moi qui ne suis pas fan de dark academia.. là, j'ai vrm apprécié un roman très court donc mais qui raconte son histoire, c'est super bien fait agréable même si j'ai parfois trouvé le style un peu lourd et certains dialogues pas très crédibles (attention pas tous!! la plupart étaient vrm cool)
euh WTTTF?? ce roman m’a fait tourné la tête dans tous les sens, perdu parfois, des trucs que j’ai pas compris mais intense… une vibe certaine à la virgin suicides i love it 🥲 3 étoiles car pour l’instant beaucoup de choses restent incompréhensibles dans ma tête, et je dis jamais ça mais j’aurais besoin de le lire une deuxième fois i guess, avec grand plaisir, mais pas maintenant laissez moi prendre du recul 😳
le livre est imprégné d’une atmosphère intime, le lecteur est guidé dans une sphère « d’élite » au sein de l’école de la légion d’honneur. si vous vous attendez à un roman reportage sur cette école, passez votre chemin.
ce qui vous attend est un magnifique texte sur l’adolescence, sur le poids des traumas, sur le fait d’exister en tant que jeune fille, que jeune femme. la narration est fluide, rapide, poétique et imagée. le texte est rempli de non-dits, de références, de rage et d’amour.
la seule chose que je pourrais lui reprocher, ce serait peut-être de ne pas aller assez en profondeur sur la discordance entre cette école et l’extérieur, sur le poids de cet héritage social et culturel en surface face aux gens « de dehors ». mais l’autrice y aborde tout de même, au détour de souvenirs et de phrases bien placées, beaucoup de questions pertinentes et nécessaires. moins une critique, et plus une invitation à la réflexion.
un superbe roman, que je conseillerais peut-être pas à tout le monde.
L'idée de départ est intéressante et le cadre de la maison d'éducation de la Légion d'Honneur apporte une vraie originalité mais, j'ai trouvé que le rythme était très lent. Le style d'écriture ne me convient pas du tout. Le fait qu'il n'y ai pas de "-" ou ":" lors des dialogue m'a également beaucoup dérangé.
Le point de départ de ce roman est la maison d’éducation de la Légion d’honneur de Saint-Denis. Cette institution paraît anachronique à plus d’un titre. La ville qui abrite la nécropole des rois de France est devenue, dans l’imaginaire contemporain, le symbole de la banlieue populaire – le 93. Au milieu d’elle, subsiste cette école réservée aux filles et petites-filles de personnes décorées des plus hautes distinctions de la République. Créée à l’origine pour assurer l’éducation des orphelines de guerre, elle semble aujourd’hui être à contre-courant de la réalité sociale qui l’entoure, dans une commune où les dispositifs d’éducation prioritaire (ZEP ou REP) cherchent précisément à corriger les inégalités.
Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?
Malheureusement, un décor aussi singulier ne suffit pas à faire un grand roman. J’ai eu l’impression que Lucile Novat misait beaucoup sur cette idée en faisant graviter autour de l’institution plusieurs profils d’élèves très différents ainsi qu’un personnage de passeuse, Vanessa, la surveillante, située entre les deux mondes. Mais ce dispositif ne m’a pas convaincu.
Le style participe également à cette impression. L’autrice cherche manifestement à prolonger l’anachronisme du lieu en faisant se côtoyer une langue soutenue, parfois teintée d’accents gothiques, et le langage contemporain de la rue. L’intention est intéressante, mais je l’ai trouvée artificielle.
Au final, c’est paradoxalement le décor qui demeure le plus marquant. Cette institution apparaît tour à tour comme un bastion préservant un monde disparu ou comme une prison coupée de son environnement. J’aurais aimé que le roman exploite davantage cette tension plutôt que de s’y reposer.
C'est beau, c'est bien écrit même si parfois légèrement ampoulé. J'ai beaucoup aimé l'atmosphère. Par contre j'ai eu l'impression de lire l'introduction d'un roman qui ne commence jamais vraiment. Je sais que c'est le choix de l'autrice, que je respecte, mais je reste malgré tout sur ma faim. L'écriture, aussi belle soit-elle, accentue un peu cette impression de rattrapage permanent. On est toujours pris dans des bourrasques d'explications et de destinées extérieures à la trame principale. J'ai mélangé ces filles, si bien que leur destin m'était un peu égal. Le livre se réclame apparemment du conte, et Lucile Novat est une spécialiste du genre, sauf que chaque fois qu'on dit ça d'un livre, je passe à côté. Bref, un cas typique de "C'est pas toi, c'est moi"
Je suis soufflée. Je n'ai jamais lu quelque chose de semblable avec une telle maîtrise des registres de langue qui se fondent les uns aux autres passant d'une écriture typique des grands romans de l'époque victorienne à l'argot et les références culturelles hyper actuelles. Et que dire de la fin qu'il est difficile de voir venir? Ce sera certainement un livre à relire.
Pour un livre assez court j'ai trouvé ça long. La fin est bien mais il y a beaucoup de rien avant pour y arriver. Et la narration était assez lourde, très verbeuse et ampoulée par moments sans que cela ne serve le fond
Un 1er roman, quel talent. Je recommande d ecouter Lucile Novat en parler elle-meme. Ecriture sublime. Lieu inedit - la maison d education de la Legion d’honneur, établissement reserve aux descendatesdes décorés de la legion d honneur. Cela parle des familles toxiques mais c est surtout la structure du roman qui fascine.
J’ai dû un peu m’accrocher parfois (c’est lié à la forme du récit ou à ma capacité de concentration catastrophique who knows) mais excellente ambiance et certains passages sont vraiment percutants. Un peu frustrée car j’aurais aimé en savoir plus sur certains personnages. En tout cas c’est une bonne surprise.