Une farandole silencieuse au clair de lune accueille Fennella pour son arrivée à Wannock Manor, cette vaste demeure aristocratique où elle débutera dès le lendemain matin, à six heures, comme domestique.Pendant ce temps, Jeanette pleure rageusement sur le cadavre d’une mouche dans une suite du Grand Hôtel de Brighton, où elle est femme de chambre. Deux scènes de la vie quotidienne, en Angleterre, en 1947. Deux existences que tout semble séparer, dans ce pays où les différences de classe sont encore un obstacle infranchissable entre les êtres. Fennella a perdu la parole à la suite d’un traumatisme. Jeanette est une jeune veuve de guerre qui a perdu tout espoir dans la vie. Une lettre mal adressée et une passion commune pour l’opéra vont provoquer leur rencontre et bouleverser leurs destins.Le cheminement intérieur de deux femmes en quête d’absolu et d’émancipation, c’est ce que raconte ce roman sombre comme le monde dans lequel elles semblent enfermées, et lumineux comme l’amour qui les pousse à s’en libérer.
Je vais être honnête, je n'ai pas détesté l'écriture, et c'est, je pense, la raison pour laquelle je me suis forcée à finir ce livre. Cependant, pour un livre censé être centré autour de femmes, il reflète bien plus une perspective centré sur les hommes. Les deux protagonistes sont "not like other girls", obsessives à propos des hommes de leur vie, et dédaigneuses des femmes les entourant. Ajoutons-y que leur dispute tombe comme un cheveu sur la soupe – enfin non, la veuve a des motivations claires (même si ridicules) – non, plutôt, le problème est que la veuve trouve de la joie de vivre à se lier d'amitié avec la personne qui l'a quand même bien stalkée façon incel obsessif, et que ce soit pour ça qu'elle panique. Bref, grosse déception pour moi.