Un passeport égaré devient le déclencheur d’un récit mordant où se mêlent dérive intime et chaos collectif. Dans un Montréal saturé de files d’attente et d’institutions fédérales défaillantes, une femme vacille entre l’usure de son couple, l’angoisse sourde du quotidien et l’ironie de l’époque. Sur les conseils insensés de Service Canada, elle se retrouve embarquée dans un train pour Jonquière sans bagages ni plan, comme aspirée par la logique d’une fuite à la fois improbable et inévitable. Dans cette échappée au parfum d’errance et d’excès, l’absurde prend des allures de destin : une nuit de fête devient la scène d’un possible recommencement, où l’évidence fragile d’un nouvel amour surgit au coeur du chaos.
En 188 pages, la narratrice nous parle de sa relation problématique avec son chum, de la mort de son père, de l’incompétence du gouvernement, du coût de la vie, des voyages, de l’anxiété, de nos systèmes administratifs défaillants, du sexe, de l'amour et de son métier d’écrivaine.
C'est trop et en trop peu de pages, c'était donc difficile de trouver un fil conducteur au récit.
C'est dommage car certains débuts de réflexions étaient intéressants, et c'est justement quand je voulais en entendre plus qu'on changeait de sujet.