Passionnant dialogue apologétique.
# L'auteur et l'œuvre
Tout ce qu’on sait sur Marcus Minucius Félix, c’est qu’il était né en Afrique, sur la fin du deuxième ou au commencement du troisième siècle, qu’il vint s’établir à Rome, où il acquit la réputation d’un des premiers orateurs de son siècle, et qu’il a écrit d’un style fort élégant le dialogue d’_Octavius_, quel’on trouve ci-dessous. Cet agréable petit traité est plutôt sans doute la production d’un homme d’esprit et d’un homme du monde, que celle d’un théologien de profession; mais tel qu’il est, on le lit avec beaucoup de plaisir, et il donne des idées fort justes sur l’état du paganisme déclinant et du christianisme croissant. On avait longtemps regardé ce traité comme le huitième livre du traité d’Arnobe,_Adversus gentes_; mais Adrien de Jonghe, célèbre philologue hollandais, s’aperçut le premier de cette bévue, et depuis ce temps le traité d’_Octavius_a été plusieurs fois réimprimé séparément et sous le nom du véritable auteur, Minucius Félin, dont Lactance et saint Jérôme ont parlé avec beaucoup d’éloges.
La première édition séparée du traité de Minucius Félix est celle donnée à Heidelberg, in-8°, 1560.
# Résumé détaillé
I. Se souvient de son bon ami Octave, maintenant décédé, qui se convertit au christianisme et l'amena avec lui à la foi.
II. Ils se promène à Ostie avec Cecilius qui salue une idole de Sérapis et Octave reproche alors à Minucius de tolérer une telle chose.
III. Poursuivent leur balade sur la plage. Description vivante et belle.
IV. Cecilius est piqué de la remarque d'Octave et propose un débat.
V. Cecilius débute le débat : La vérité est bien dure à trouver et il n'est pas étonnant que les hommes se contentent souvent de la première religion ou philosophie rencontrée. Soyons humbles dans nos affirmations. Le plus humble n'est-il pas de se contenter de la thèse la plus simple : la matière seule existe. "L'homme et tous les animaux qui viennent au monde ne sont rien qu'un mélange d'éléments qui se dissolvent ensuite, et reprennent leur premier être : ainsi tout retourne à son principe et redevient ce qu'il était auparavant, sans qu'il y ait d'arbitre, d'ouvrier, ni de conducteur de toutes ces choses." Par ailleurs, la façon dont les bonheurs et malheurs frappent les bons comme les mauvais n'est-il pas le signe que le hasard aveugle gouverne ?
VI. Ne vaut-il pas mieux, donc, en rester aux dieux éprouvés par nos ancêtres. Chaque nation a les siens et Rome a pu dominer sur le monde parce qu'elle a adopté tous les dieux des peuples.
VII. Ce culte a mainte fois éloigné des malheurs et sa négligence apporté la misère. L'avenir a pu être annoncé par les poètes, l'histoire ancienne parle d'eux, les dieux apparaissent en songe.
VIII. Il n'est donc pas sage d'abolir une croyance commune à tous les peuples, si ancienne et si salutaire, qui est le plus fort lien de la société humaine. Bien des athées du passé ont été chassé par les cités. Il n'est donc que juste que l'on sévisse contre les chrétiens.
IX. Cependant les chrétiens ne cessent de croître et il faut donc agir. D'ailleurs, leurs cérémonies sont impures, incestueuses, honteuses. Ils adorent un âne crucifié et le sexe de leur prêtre. Ils tuent des enfants. Ils utilisent dans leur cérémonie le bois d'une croix.
X. Si ces rumeurs sont fausses, pourquoi se réunir dans les ténèbres ? Pourquoi parler bas ? Voici, ils adorent un dieu inconnu de tous. Et les juifs seuls, qui ont adoré un seul Dieu, sont dans une situation misérable, dominés par les romains. Mais eux, au moins, l'ont fait publiquement. Les chrétiens croient pourtant que leur Dieu sait tout et est partout. Ils croient aussi que le monde va se détruire, embrasé, comme s'il allait perdre l'harmonie naturelle qu'il possède.
XI. Eux qui croient à la fin du monde que nous voyons immuable ne croient pourtant pas à leur propre fin, puisqu'ils croient à la résurrection, alors que nous voyons des hommes mourir chaque jour. Absurdité de la résurrection. Les chrétiens, qui ne sont pas meilleurs et peut-être pires que les autres, croient qu'ils sont destinés à la félicité alors que les autres seraient damnés comme des méchants. Et pourtant ils croient que c'est Dieu qui est maître du destin et qui détermine qui est chrétien, il récompense donc le bonheur qu'il a lui-même créé et non le choix de la volonté humaine !
XII. Votre vie ici bas est misérable et pauvre, si Dieu ne peut vous secourir ici bas, comment le fera t il plus tard ? Si vous ne vivez pas, comment ressusciterez vous ? Si vous ne connaissez rien d'ici bas, comment discourez vous du ciel ?
XIII. Socrate confessa qu'il ignorait ce qui est au-dessus de nous. Comme lui et tant d'autres sages, confessons que nous ne savons rien.
XIV. Minucius loue l’éloquence de Cecilius, mais lui fait remarquer que l’éloquence ne doit pas être confondue avec la vérité, pas plus que la vraisemblance.
XV. Cecilius reproche à Minucius sa partialité en tant que juge du débat et défie plutôt Octavius de lui répondre sur le fond.
XVI. Octavius répond. Cecilius est incohérent : tantôt il dit croire aux dieux, tantôt il feint qu’on en peut rien savoir. Ou alors, il est dans l’incertitude et explore tantôt une possibilité, tantôt une autre. L’absence d’éducation et la simplicité n’est pas un obstacle au fait de trouver la sagesse car c’est par nature que tous les êtres humains sont raisonnables. D’ailleurs, bien des gens d’esprit du passé avaient été jugé ignorants avant d’exprimer leur esprit. Considérons donc plutôt la qualité des propos que celle des personnes.
XVII. Arguments naturels pour l’existence de Dieu (téléologique). Un esprit sage doit gouverner ces choses, puisqu’il faut tant de sagesse pour les étudier. Parcourt toute la création.
XVIII. Poursuit l’argument. Mais ne pourrait-on pas croire qu’ils sont plusieurs à gouverner un tel monde ? Jamais 2 chefs n’ont gouverné ici-bas sans qu’une dissenssion se lève. Décrit les attributs de Dieu. Témoignage de la théologie naturelle.
XIX. Mêmes les poètes parlent d’un père des dieux et des hommes, au-dessus d’eux. Cite Virgile en exemple. Cite ensuite Thalès de Milet, premier des philosophes, Anaximène et Diogène l’Apolloniate, Anaxagore, Pythagore, Xénophane, Antisthène, Speusippe, Démocrite, Straton, Epicure, Aristote et Aristote le Pontique, Héraclide le Pontique, Théophraste, Zénon, Chrysippe, Cléanthe, Diogène le Babylonien, Xénophon, Ariste, Platon comme étant le plus proche de la vérité.
XX. Les mythes grecs et romains sont des fables auxquelles nos ancêtres ont prêté une crédulité invraisemblable. Les dieux grecs sont des hommes, des rois qu’on a divinisé pour garder leur mémoire. Chaque nation a ainsi adoré son fondateur ou quelque personnage important de son histoire voulant donner sa vie en exemple de vertu et transmettre sa mémoire à la postérité. Puis l’ouverture du monde au commerce a fait échange de cérémonies et coutumes.
XXI. Les philosophes témoignent de ce processus de divinisation, en particulier les stoïques. Cite Evhémère qui donne leur lieu de vie, naissance et mort. Perséus de même. Alexandre le Grand aussi dans un discours à sa mère. Les rites et mythes témoignent d’ailleurs que les dieux sont mortels et leurs idoles montrent leur absurdité : l’un est boiteux, l’autre est imberbe quoi que vieux tandis que son fils est jeune et barbu, etc. Certains sont tantôt d’une façon tantôt d’une autre.
XXII. Nos ancêtres ont reçu des fables et leurs descendants les ont embelli, ainsi que les poètes. Platon a bien raison de vouloir chasser Homère de sa République. Les dieux se comportent comme des hommes et souffrent comme eux. Ils sont, de plus, immoraux. Les auteurs anciens témoignent que Saturne était un homme et c’est parce qu’on ignorait son ascendance qu’on lui donna pour titre fils du ciel et de la terre. Idem pour Jupiter. La divinisation n’était qu’un moyen d’honorer la royauté. Absurdité des idoles de pierre, de bois, de métal.
XXIII. Les animaux vous apprennent que les idoles ne sont rien, puisqu’ils y marchent, y font leur toile, leur nid. Vous préférez suivre l’erreur de vos pères que la vérité de votre jugement. Absurdité des cérémonies religieuses païennes.
XXIV. Rome ne doit pas sa grandeur à sa religion. C’est d’ailleurs une cité bâtie dans le vice et le crime. En quoi les dieux qui n’ont pas su défendre leur peuple d’origine pourrait aider Rome qui les a conquis. Vos cultes ne valent pas mieux que ceux que leur rendaient les autres peuples. D’ailleurs, vos prêtres et vestales sont aussi réputés pour leur immoralité. Enfin, considérons qu’avant que cette religion romaine n’existe, il y a déjà eu de grands empires : Assyriens, Mèdes, Perses, Grecs, Egyptiens. C’est Dieu qui dispose des royaumes comme il veut.
XXV. Suivre les augures bénit et les mépriser maudit ? Donne des exemples où l’exact inverse s’est produit. Quant aux oracles, ils disent 10 erreurs pour une vérité. Ces augures viennent des démons. Socrate et plusieurs poètes savaient en avoir un. C’est par eux que la magie s’opère. Hoscanès, plus excellent magicien, témoigne de cela ainsi que de l’unicité de Dieu et de l’existence de bons anges. Platon aussi a parlé d’eux.
XXVI. Ce sont ces démons qui habitent les temples, les statues, les entrailles des bêtes d’augure, qui changent le vol des oiseaux. Ils conduisent dans le mensonge, ils engendrent des maladies pour s’attribuer la gloire de leur guérison. Les fous qui courent les rues en sont habités ainsi que vos prophètes dans leurs transes. Ce sont eux qui viennent habiter les songes. Les démons eux-mêmes avouent cela lors des exorcismes. Ils sèment la haine du christianisme qui est leur perte.
XXVII. Les accusations envers les chrétiens sont calomnieuses. Et si elles étaient vraies, pourquoi ne condamne-t-on pas ceux qui abjurent la foi ? Ils n’en demeurent pas moins incestueux, impures, sacrilèges que ceux qui n’abjurent pas. Si ces choses étaient vraies, il faudrait torturer les chrétiens non pas à abjurer leur foi mais à avouer leurs crimes. Mais vous voyez bien que ce sont ces démons qui vous agitent. D’ailleurs, vos accusations se retournent contre vous : qui adore un âne, si ce n’est les adorateurs d’Isis et Hippone ? Vous adorez tous les animaux avec les Egyptiens ? Qui est impur si ce n’est vous ?
XXVIII. Nous ne faisons pas ces choses, nous ne voulons même pas en parler. Nous n’adorons pas plus un homme, mais c’est vous qui le faites en divinisant des hommes. Nous n’adorons pas les croix, mais c’est vous qui adorez du bois. La croix se retrouve d’ailleurs dans vos bateaux, vos étendards ou dans la posture d’un homme qui prie les mains étendues.
XXIX. C’est encore vous qui exposez vos enfants aux bêtes ou les tuez au sortir du ventre de leur mère. Vos dieux mangeaient bien leurs enfants. Les chrétiens ne peuvent pas même voir le meurtre ou manger le sang des bêtes.
XXX. Quant à l’inceste dont vous nous calomniez, c’est encore vos dieux qui s’y livrent, les Perses épousent leurs mères, les egyptiens et athéniens leurs sœurs. En abandonnant vos enfants, vous vous exposez à les rencontrer plus tard dans vos turpitudes. Les chrétiens n’ont qu’une femme ou n’en ont pas. Leurs festins sont sobres et modérés. Certains restent toute leur vie le célibat sans s’en glorifier. Quelques-uns même ont honte des plaisirs légitimes.
XXXI. Notre Dieu a un temple : c'est le monde ; et il a une image : c'est l'homme. Dieu ne peut se laisser enfermer dans un bâtiment. Aussi nos esprits et nos coeurs sont ses temples et ses autels. "Les sacrifices qu'il demande c'est une âme pure, une bonne conscience, une créance sincère ; c'est le servir que de vivre dans l'innocence ; c'est lui sacrifier que d'exercer la vertu : s'abstenir de mal faire, c'est lui faire une offrande agréable; et empêcher quelqu'un de périr, c'est lui égorger les victimes qu'il désire. Voilà nos sacrifices, voilà nos mystères, et le plus dévot parmi nous, c'est celui qui est le plus juste." Nous ne voyons certes pas Dieu, mais sa puissance se fait sentir comme celle du vent pourtant invisible. Tu veux voir Dieu alors que tu ne supportes pas le soleil qu'il a alumé. Tu veux le voir alors que tu ne vois pas même l'âme qui t'anime. Dieu n'est pas loin pour ignorer ce qu'il se passe parmi nous, il est en tous lieux, autour de nous et même en nous. Le soleil est présent dans tout le ciel par sa lumière, Dieu a plus forte raison.
XXXII. Quant aux Juifs, considérons leur départ : ils sont partis de rien et d'un peuple d'esclave et sont devenus une grande multitude qui a vaincu des armées. Pour ce qui est de leur malheur récent, parcourez leurs écrits anciens et ceux de Josèphe et Antonius Julianus : c'est en raison de leur révolte qu'ils ont été jugé.
XXXIII. Quant à la fin du monde, il n'y a là rien d'absurde : ce qui a eu un commencement peut bien avoir une fin. Les philosophes s'accorde d'ailleurs à cela, puisqu'ils ont volé cette idée aux prophètes. Dieu peut très bien refaire ce qu'il a fait une premièrement fois et rien d'absurde donc à la résurrection. Nous ne pensons pas non plus que la crémation empêche la résurrection, mais nous nous conformons à l'usage ancien de la sépulture. Tout dans la nature nous parle de mort et de résurrection.
XXXIV. Vos poètes ont aussi parlé du châtiment éternel. Où trouvez-vous un chrétien en prison, si ce n'est nos martyrs ? Chez nous, même la pensée de l'adultère est interdite.
XXXV. Dieu punit en nous le vice et non la naissance. On ne peut donc pas l'accuser d'injustice. Nous sommes pauvres, effectivement, parce qu'on voyage mieux léger.
XXXVI. Les chrétiens sont intrépides face au martyre, ferme dans les flammes et la douleur. Comment est-ce possible sans assistance divine ? Les riches qui ignorent Dieu n'en sont pas plus heureux. Les chrétiens fuient vos loisirs, parce qu'ils sont immoraux, impurs ou homicides.
XXXVII. Les chrétiens s'abstiennent des viandes sacrifiées aux idoles, uniquement pour ne pas qu'on croit que l'on a honte de notre foi ou qu'on cède aux démons. Nous méprisons vos couronnes, mais nous cueuillons volontiers des fleurs pour les semer sous nos pas ou pour faire des colliers à nos femmes. Nous ne donnons pas non plus de couronnes aux morts qui n'en ont que faire.
"Nous vivons aussi sans appréhension par la grâce que sa bonté nous a faite, et nous jugeons de la félicité qui nous attend par l'assurance qu'il nous en a donné lui-même en conversant parmi nous."
Oui nous avons trouvé ce que les philosophes cherchent toujours en vain.
XXXVIII. Minucius est satisfait du discours d'Octavius.
XXXIX. Cécilius se déclare vaincu, ou plutôt victorieux car, étant convaincu, il a vaincu son erreur.
XL. Minucius s'en réjouit. "Nous nous retirâmes ensuite fort joyeux, Cecilius d'avoir cru, Octavius d'avoir vaincu, et moi de la foi de l'un et de la victoire de l'autre."
Happy end.
# Remarques
1. Le ricochet existait déjà (III.) ! "nous vîmes de petits garçons qui s'exerçaient à l'envi à jeter des pierres sur l'eau. Le jeu consiste à amasser de petits cailloux sur le rivage, et l'on choisit les plus ronds et les plus polis qu'on peut trouver ; puis les tenant de plat on se baisse jusqu'à terre, et on les lance de toute sa force; si bien qu'ils ne font que friser le dessus de l'eau, ou rouler tout doucement, ou sautiller à petits bonds sur les vagues, et c'est là le secret du jeu. Celui qui peut lancer son caillou le plus loin, et lui faire faire le plus de bonds, celui-là est victorieux."
2. Description des chrétiens par le païen (VIII.) : "souffrirons-nous des hommes, permettez-moi de m'exprimer un peu hardiment dans la chaleur de la dispute, souffrirons-nous, dis-je, des hommes d'une faction infâme et désespérée, qui s'attaquent impunément aux dieux, et choisissant leurs prosélytes dans la lie da peuple et parmi des femmes crédules et aisées à tromper par la facilité de leur sexe, les excitent à une société profane, pour ne point dire une conspiration, qu'ils ne cimentent point par quelque sainte cérémonie, mais par des sacrilèges, des assemblées nocturnes, des jeûnes solennels et des festins horribles, gens qui aiment les ténèbres et qui fuient la lumière, qui ne parlent point devant le monde et qui murmurent quand ils sont ensemble, qui fuient les temples comme des sépulcres, méprisent les dieux, se moquent des choses saintes ; enfin ont pitié des antres, étant eux-mêmes si misérables. Ils ne tiennent compte ni de nos dignités, ni de la pompe de nos pontifes, quoiqu'ils aient à peine de quoi se vêtir; et par une folie étrange et une audace incroyable, méprisent les tourments présents par l'appréhension de maux incertains, et ne craignent pas de mourir pour ne point mourir après qu'ils ne seront plus ; tant la crainte a de pouvoir sur eux, ainsi que les espérances trompeuses dont ils se flattent."
3. Formule similaire à celle de Calvin sur la connaissance de nous-mêmes et de Dieu et affirmation de la connaissance naturelle de Dieu : « Je ne nie pas pourtant ce que Cecilius s'est tant donné de peine à prouver: que l'homme se doit connaître et considérer sa fin, sa nature et son origine; s'il a été fait par l'union des éléments, et par l'agencement des atomes; ou si ce n'est point Dieu qui l'a fait lui-même, et qui l'a formé de ses propres mains. Mais nous ne le pouvons apprendre que par la connaissance de cet univers et de son auteur; car ces choses sont si bien jointes et liées ensemble, que nous ne pouvons connaître l'homme, que nous ne connaissions Dieu auparavant, ni être bien capables de la connaissance des choses du monde, que nous ne connaissions le monde. Et certes, puisque c'est en ceci que nous différons des bêtes, qu'elles sont courbées contre terre comme pour y chercher leur nourriture, et que nous avons le visage élevé pour contempler le ciel, et une raison qui nous apprend qu'il y a un Dieu, et qui nous rend en quelque sorte semblables à lui, nous ne pouvons sans crime fermer les yeux à une si grande lumière, et c'est une espèce de sacrilège de chercher en terre ce que nous devons trouver dans le ciel.» (XVII.)
4. Mentionne les 4 saisons en XVII.
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