« Au loin le chien, dans un premier temps, avant qu’il ne s’élance, créature joueuse et violente, sans que l’on sache quelle nature avait à cet instant-là pris le dessus puisqu’ellemême n’aurait su dire si le chien l’avait agressée ou câlinée, léchée ou mordue. Elle n’a aucune trace sur le visage, tout juste une respiration forte, comme quelqu’un de choqué, de bousculé. Là non plus, elle n’aurait su dire. Mais voilà, le chien est là, au pied de la falaise. » Une femme s’absente de Paris et se réfugie en Bretagne, dans la maison familiale quasiment vide. Elle est fatiguée de ses virées nocturnes, de son rapport à l’alcool, au sexe. Au cours d’une promenade, un chien se jette sur elle et comme par réflexe, la voilà le propulsant brutalement en contrebas. Cette réaction vitale agit sur elle comme un révélateur. Depuis de trop nombreuses années, un enthousiasme l’a désertée et un souvenir ne cesse de la hanter. Quelque temps après, le propriétaire du chien frappe à sa porte. Intense, à l’imaginaire obsédant, L’Enthousiasme est une réflexion sur la violence, la reconquête de soi et la possibilité de l’amour.
Fini hier, je l'ai trouvé très inégal. Des passages merveilleux, avec une vraie voie forte et féminine, mais qui alternes avec des répétitions qui alourdissent la lectures, des rectifications un peu durassiennes... L'impression que le livre a été alourdi superficiellement... Beaucoup de sexe, parfois mal amené donc inattendu. Plutôt moyen...