Deux frères et une sœur devenus adultes répondent, à leur corps défendant, à l’appel du père expatrié : une semaine dans la chaleur brûlante de Hong Kong, dans l’exiguïté d’un bateau-maison, un junk, amarré dans la marina d’Aberdeen. Une marina où se côtoient les yachts de luxe et les embarcations de fortune d’une bande d’expats qui se prélassent sous «cet impitoyable ciel qui, jour après jour, fait bouillir leurs cervelles et achève de les rendre totalement cinglés».
À bord, ils n’auront nulle part où fuir ni la logorrhée du père, ni le dysfonctionnement de leurs liens familiaux. Les eaux de l’archipel, les rues bondées de Kowloon, l’agitation perpétuelle de Central ou les plages de l’île de Cheung Chau, lieu de prédilection du père pour enfiler les bières, seront le théâtre d’une comédie dramatique ordinaire où les non-dits tiennent le rôle principal.
J’aurais pris une prémisse claire au départ expliquant pourquoi la fratrie se rend à HongKong voir leur père.
J’aurais aimé davantage de psychologique avec des protagonistes plus cohérents dans leurs actions. (Ex: le frère qui demande au père laquelle des deux jumelles étaient la plus belle et qui s’offusque de la réponse [aussi cave que la question ]).
Il y avait un bon travail d’atmosphère. C’est chaud, ça pue, c’est collant, etc.
Je m’attendais davantage à un huis clos, mais je n’ai jamais senti la panique d’être pris.
Si vous avez lu ce livre n’hésitez pas à voter dans le cadre du Gala du roman québécois:
Beaucoup de style dans cette chronique du naufrage définitif d'une relation père/enfants, racontée par le fils ainé. Ça se lit d'une traite, aussi vite que le père vide ses bières. Il émane de cette histoire une tristesse abyssale, collante et poisseuse comme la chaleur tropicale de la ville de Hong Kong. Hong Kong la belle improbable, qui lutte pour ses droits en même temps qu'elle abrite la misère solidaire de cette fratrie en déroute, déçue par un père dont personne n'attendait pourtant plus grand chose. On ne parle pas beaucoup dans ce livre, mais tout est là. La violence, la gêne, la honte, les demi-espoirs fracassés. Une forme d'amour, malgré tout. Arthur Friso a du talent (et une probable addiction au tabac.)
Un voyage à Hong Kong à la fois rempli de tensions et de solidarité familiales dans lequel les lieux et l'atmosphère sont habilement décrits. L'auteur a effectivement une magnifique plume (encore plus quand on sait que c'est un premier roman!)
Un livre qui décrit une relation entre père et enfants. Un père expatrié et alcoolique, une cohabitation compliquée le temps d’une semaine dans la chaleur de Hong Kong. J’ai aimé les descriptions et les ressentis tout au long de ce roman. Sans qu’il n’y ait beaucoup à expliquer, j’ai vite compris la relation complexe que les enfants ont avec leur père.
Le « junk » est un bateau amarré dans la marina d’Aberdeen, à Hong Kong. C’est là qu’un père de famille vit depuis plusieurs années. Un jour, deux frères et une sœur décident d’aller enfin rendre visite à leur parent dans ce contexte maritime peu habituel. C’est alors que se révèlent de nombreuses tensions familiales, des problèmes d’alcool et des projets toujours un peu chambranlants.
Derrière le prétexte de la famille se cache une quête de soi vraiment intéressante. Le fond rappelle par moments les romans d’Alexandre Vigneault, où la fuite perpétuelle de la vie adulte cohabite avec le désir d’aventure. Friso possède toutefois son propre style et n’a rien à envier à personne ; c’est particulièrement bien écrit. Le mélange équilibré entre le bourdonnement de Hong Kong et l’introspection est parfaitement maîtrisé. À travers les péripéties à la fois banales et déroutantes d’une famille en quête d’évasion, les personnages trouvent des réponses à des questions qu’ils ne se posaient pas. C’est philosophique, exotique, amer et doux à la fois. J’ai beaucoup apprécié que l’auteur laisse les personnages agir sans trop justifier leurs actions, offrant ainsi un bel espace de réflexion au lectorat.
Bref, Le Junk est un bijou de premier roman. Avec un parcours aussi atypique, il est difficile de savoir si Arthur Friso s’immergera davantage dans la littérature, mais je ne dirais certainement pas non à un autre récit né de sa plume.
Je n'étais pas sûre d'aimer. En fait, mon seul intérêt est qu'il est rare qu'un roman québécois se passe en Asie, encore moins précisément à Hong Kong, je trouvais que ça faisait différent. Finalement, ça aurait pu se passer n'importe où. C'était beaucoup parler pour ne rien dire. Il n'y a pas vraiment d'histoire, seulement beaucoup de bières, cigarettes et bouffe aux crevettes. Tant qu'à y être, j'aurais préféré un récit de voyage. Même les protagonistes n'ont pas envie d'être là et ne font pas grand chose de leur quotidien.
J'ai beaucoup aimé ce livre. Et je l'ai fini en moins de temps que les autres. Merci Arthur pour cette imersion et voyage a lautre bout du monde. Un partie 2 serait interressant. La vie d'apres, montrealaise AF.
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J'ai aimé les aventures de la famille, le voyage et l'histoire du père. Cependant, je trouvais que c'était un peu trop descriptif et pas assez d'action.