Un roman délicat et mélancolique, que j’ai beaucoup aimé, et dont la dernière histoire a tout changé pour moi.
À travers un trajet en train vers Kamakura, le roman met en scène des personnages chargés de regrets, de souvenirs et de mots restés en suspens. L’atmosphère est feutrée, profondément japonaise, portée par les silences, les regards et les non-dits.
Le livre parle du temps qui passe, des choix manqués, de la perte, et de ce que l’on garde en soi trop longtemps.
Les histoires sont courtes, les situations souvent intenses, et tout s’enchaîne assez vite. J’ai parfois eu le sentiment que certaines émotions étaient un peu survolées, que l’on passait rapidement sur des moments qui auraient pu être encore plus creusés.
On comprend, on ressent, mais on n’a pas toujours le temps de s’installer pleinement dans l’émotion.
Malgré cela, j’ai été profondément touchée par ce roman, et surtout par la dernière histoire. Elle est très en lien avec l’actualité, ce qui la rend difficile à lire… mais aussi extrêmement forte.
C’est elle qui, pour moi, donne tout son sens au livre. Elle m’a beaucoup émue, au point de transformer mon ressenti global sur le roman.
Dans un registre proche, Tant que le café est encore chaud, que j’ai lu récemment, m’avait davantage marquée sur l’ensemble, mais ici, la fin est d’une justesse et d’une puissance qui restent longtemps en tête.
Un roman sensible, poétique et mélancolique.
Des émotions parfois fugaces, mais une dernière histoire bouleversante.
Une lecture que j’ai adorée, et dont la fin donne toute la profondeur au voyage.