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L'Envol des sables

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Tanger, à l’aube du viiie siècle.
Pour rattraper la faute qui leur a valu d’être exclus de leur clan, Ahmed a uni son destin à celui de son frère d’armes, Tariq, prodige de l’armée amazighe. Ensemble, ils ont combattu pour les Omeyyades et remporté de nombreuses batailles.
Arrivés à l’ouest du monde, dédaignés par leurs supérieurs, ils s’enlisent dans les rues de Tanger, lorsqu’un seigneur renégat d’Hispania leur livre l’opportunité qu’ils n’espéraient plus : passer de l’autre côté de la Méditerranée et remporter une victoire historique en leur propre nom ; de celle qui mettra les Amazighs à l’abri du joug omeyyade ; de celle qui rattrape toutes les fautes.
Désobéissant aux ordres du calife, les deux hommes réunissent en secret une armée hétéroclite, guerriers du désert, éleveurs des montagnes ou encore mages capables de manipuler le vent. Loin des dunes qui les ont vu naître, ils se lancent à l’assaut de l’Hispania, pour la gloire ou l’oubli.

Née près de Marseille, Aurélie Luong a posé ses valises en banlieue parisienne après plusieurs voyages autour du monde. Passionnée d’Imaginaire depuis toujours, elle a signé un premier roman remarqué avec Quand vient la Horde.
Inspiré de la conquête de l’Espagne par les tribus berbères et arabes, L’Envol des sables est un superbe récit de fantasy historique au souffle épique.

432 pages, Paperback

Published March 6, 2026

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Aurélie Luong

3 books2 followers

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Displaying 1 - 3 of 3 reviews
Profile Image for Mag.
214 reviews13 followers
March 26, 2026
magnifique comme le premier livre, beau et touchant
Profile Image for Tachan.
2,982 reviews34 followers
April 30, 2026
Coup de coeur, coup de foudre pour l’autrice lors de notre première rencontre sur Quand vient la horde. J’étais fébrile à l’idée de la retrouver dans un nouvel univers. La rencontre allait-elle se faire à nouveau ? Je ne vous fais pas languir, Aurélie Luong réussit l’exploit d’un deuxième coup de coeur en deux romans !

Récit qui a longtemps maturé pour elle, plus de 18 ans à travailler, 3 moutures, et finalement une édition chez Argyll avec une superbe couverture très poétique signée Stéphane Arson où l’on sent toute la mélancolie de l’histoire. Heureusement que l’autrice n’a pas lâché le morceau et qu’épaulée de tous ces gens qu’elle remercie en fin de tome, elle a poursuivi sans relâche l’écriture de l’émouvante épopée de Ahmed et son plus que frère, Tariq ❤

J’avais déjà eu un coup de coeur pour son écriture lorsque j’avais découvrir sa fresque brute et violente de Quand vient la horde qui se déroulait dans l’ancienne Corée. J’ai eu des sensations similaires en découvrant les destinées de ses nouveaux personnages, un duo d’amis-frères et bien plus que ça qui vivaient à l’époque des Omeyyades au VIIIe siècle. Comme dans son premier roman où j’avais trouvé le contexte, le cadre, extrêmement bien rendu, ce qui avait contribué grandement à mon immersion, je sens bien que l’autrice a fait un travail fouillé sur la Méditerranée des tribus arabes et berbères, ainsi que sur l’Espagne de ces années-là, et ce fut incroyable. Entouré de ces mots inconnus dépaysants, de ces cultures méconnues, de ces personnages et lieux historiques qu’elle m’a fait découvrir, j’ai vraiment vibré aux côtés d’Ahmed et Tariq dans leur fol projet, et cela m’a donné très envie de m’intéresser à ce pan de l’Histoire que je ne connais pas. Chapeau !

Il faut dire que l’autrice a su écrire une histoire non pas passionnante, mais un duo l’animant avec force et passion, fougue et émotion, drame et amour. J’ai vraiment eu un coup de coeur immense pour le duo d’agma, ces presque-frères, ces hommes qui se sont choisis et se suivent à la vie à la mort. Au fil d’une intrigue passionnante s’appuyant sur la conquête de l’Espagne par les Omeyyades, j’ai été touchée par l’histoire de ces deux soldats malgré eux, l’un fin stratège, l’autre habile combattant, qui allait se retrouver déchirés. Exilés de leur pays natal, ils se sont retrouvés sous les ordres d’un chef qui n’était pas le leur. Loin de leur pays, l’un est heureux et l’autre triste. Chacun prend des décisions en pensant à l’autre, sans penser à soi, et chacun se retrouve malheureux. Une complainte déchirante que l’autrice nous chante à travers les pages de cette chronique.

J’ai été rapidement fascinée par sa manière de mêler grande et petite histoire et de faire vivre cette relation si complexe entre eux en plein milieu d’une guerre dans laquelle ils s’engagent en pensant servir leurs ambitions l’un pour l’autre, tout en s’en retrouvant captifs et victimes. C’était déchirant. L’autrice, comme dans Quand vient la horde, sait parfaitement raconter la vie de garnison, les scènes de batailles, les drames humains qui se jouent en ces lieux. C’est une nouvelle fois terriblement immersif et poignant, violent également et rude. On vit vraiment cette conquête de l’Espagne et tout ce que cela déchire entre eux, en eux, à leur côté. C’est magnifique de bout en bout, même si, je reconnais, que vers le dernier tiers, j’ai eu l’impression que l’autrice sacrifiait au rythme nécessaire à conclure et sabrait un peu trop dans les développement de cette histoire de conquête, ce qui m’a un peu déçue. J’aurais aimé encore et encore y rester.

Et la fantasy dans tout ça ? Elle arrive par touches dans cette histoire qui est quand même une vaste uchronie ou une fantasy historique comme on aime l’appeler. La plupart des personnages ont existé. Beaucoup des actes que l’autrice leur prête aussi. Et la magie, elle arrive via un personnage féminin, ayant existé, mais ayant eu une aura légendaire aussi : un pouvoir sur le vent dans le livre, devineresse dans les chroniques historiques. Ce souffle pénétrera l’un des personnages et animera sa quête, l’aidera à se trouver et transformera sa relation avec son agma. C’est quelque chose de très fin, très poétique et parfaitement ancré dans la culture arabe et berbère, ce qui m’a beaucoup plu. De même, je suis fan du personnage qui amène cela jusqu’à lui, une figure forte, ambivalente, fidèle à ses idéaux et ses valeurs qui apportera beaucoup aux garçons, sera une vraie oreille à leur écoute, dans tous les sens du terme. Un beau groupe d’amis et camarades les accompagnera dans cette épopée tragique où les questions d’allégeance, d’héritage, de voie personnelle seront centrale, sans oublier le regard posé sur celui qu’on combat et conquiert. Aurélie Luong est vraiment douée pour ces aspérités, ces interstices où elle se glisse, comme elle l’avait fait dans le récit Ivan au sein des troupes barbares nomades de Quand vient la horde.

Que dire de plus ? J’ai vibré, senti, respiré, souffert aux côtés d’Ahmad et Tariq dans ce projet un peu fou qu’ils ont entreprit pensant aider l’autre à se retrouver lui-même. C’était beau, c’était émouvant, c’était tragique. L’intrigue se déploie comme le vent dans des directions inattendues, tantôt riches et parfois évanescentes, sous une plume intense, immersive, où les récits de batailles sont aussi puissants que les sentiments déchirants. J’ai eu un énorme coup de coeur pour la relation passionnée de ces garçons. J’ai trouvé l’autrice toujours aussi forte pour faire vivre un cadre méconnu pour moi. Ainsi après l’ancienne Corée, j’ai découvert avec saveur l’ancienne Espagne sous le poids des Omeyyades. Ce fut aussi beau que riche, et comme dans Quand vient la horde, j’en ressors marquée.

ARticle complet : https://lesblablasdetachan.wordpress....
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