Als Alice von ihrem Mann verlassen wird, ist sie geschockt. Sie ist ratlos, weiß nicht, wie sie vor ihrer Tochter die Fassung bewahren soll. Sicher ist nur, dass sie nicht in der gemeinsamen Wohnung bleiben kann.
Ohne ihrem Mann oder ihrer Tochter Bescheid zu sagen, mietet sie sich eine unscheinbare Zwei-Zimmer-Wohnung, weit genug entfernt, um den beiden nicht versehentlich über den Weg zu laufen. Statt sich der Trennung zu stellen, hat sie ihr Leben sozusagen auf Pause gesetzt. Tagsüber geht sie zur Arbeit, nachts streift sie schlaflos durch die Stadt, bis sie einer jungen Frau namens Siham begegnet. Obwohl die Lebenslagen der beiden Frauen kaum unterschiedlicher sein könnten – Siham ist gerade mal zwanzig und in Ausbildung –, erkennen die beiden bald, dass sie sich gegenseitig unterstützen können.
Eindrucksvoll erzählt Cécile Tlili in ihrer präzisen Sprache von zwei Frauen und ihrem Wunsch nach Freiheit.
2,5/5 alors que le sujet avait tout pour me parler (une rupture, et y faire face ou non), je n’ai pas accroché avec le ressenti du personnage principal, je n’ai pas compris ses décisions. Un récit rapide, sur les qq jours qui suivent l’annonce d’une rupture. Il se passe bcp de choses et finalement assez peu.
Celle qui fugue, second roman de Cécile Tlili, commence par un effondrement. Celui d’Alice, jeune trentenaire, mère de Romane, élève de cinquième, qui comprend que son mari, Damien, veut se séparer d’elle. Seule réaction qu’elle s’autorise : prendre son sac et s’enfuir en Corse. Seulement le manque, la colère et la sidération la font revenir. Elle reprend son travail mais ne rentre pas chez elle et ne donne pas de ses nouvelles. Évidemment, c’est un éloge de la sororité, nouveau concept capable d’inverser les choses. Cécile Tlili nous le démontre si bien. Un roman qui se lit d’une traite. Bref à découvrir ! Chronique entière et illustrée ici https://vagabondageautourdesoi.com/20...
Bevor ich anfing, dachte ich die Prämisse dieses Romans wäre schwierig in eine kohärente Geschichte zu verpacken. Nur insofern habe ich mich getäuscht, dass dieses Buch deutlich realer ist als die meißten Geschichten. Ich glaube eine gutes Buch muss die Fähigkeit besitzen Bilder hervorzubringen und gerade dies gelingt Cécile Tlilis Roman so überaus kunstvoll. Die Realität ist erfüllt mit Wiederholungen, mit auf den ersten Blick zusammenhangslosen Ereignissen, mit Schicksalsschlägen. Es würde mich nicht wundern eines Tages auf Alice oder Siham zu treffen, also bitte lesen auch Sie dieses Buch.
Portrait d’une lassitude ordinaire Celle qui fugue, à paraître chez Calmann Levy en août 2025, s’inscrit dans une veine bien connue de la littérature contemporaine : celle du récit de soi à la première personne, porté par une femme en crise, souvent quadragénaire, souvent fraîchement séparée, souvent lasse d’une vie qu’elle ne reconnaît plus. La narratrice de Cécile Tlili ne fait pas exception. Infirmière dans une clinique parisienne, elle quitte son mari, abandonne leur appartement bourgeois et s’offre une brève échappée en Corse (à peine quelques jours malgré la promesse du résumé). De ce voyage, on ne retient pas grand-chose, si ce n’est le besoin mal défini de prendre la fuite, sans urgence ni conséquence. De retour à Paris, elle emménage dans un deux-pièces modeste, mais pas insalubre, et tente de se réinventer… sans trop savoir comment.
Le récit bascule lorsqu’elle fait la connaissance de sa jeune voisine, Leïla, immigrante plus ou moins légalisée, prise dans un réseau de contrôle et de violences familiales. La narratrice s’entiche d’elle, tente de la protéger, s’installe chez elle (dans un appartement semblable au sien, s’imposant maladroitement dans la vie de Leila), prend soin d’elle avec une ferveur qui vire vite au transfert. Mais à mesure que Leïla devient le centre de son attention, sa propre fille est reléguée au second plan, sans que cela soit vraiment problématisé. Ce déséquilibre troublant est à l’image de l’ensemble du roman : l’autofiction semble absorber tout autour d’elle, sans jamais vraiment interroger les mécanismes qu’elle reproduit.
Derrière les élans altruistes du personnage principal, Celle qui fugue réactive une dynamique bien connue du récit postcolonial inconscient : celle du sauvetage. La figure de la jeune immigrée en détresse semble là pour faire grandir la protagoniste, pour l’amener à éprouver des émotions fortes, à sortir d’elle-même, à éprouver une forme d’engagement… sans jamais questionner cette relation dans sa complexité ou ses ambiguïtés raciales et sociales. Le départ abrupt de Leïla, vers la fin du roman, ne clôt rien : il souligne simplement qu’elle n’était jamais vraiment au centre du récit, qu’elle n’en était qu’un déclencheur. C’est une fuite sans épaisseur, un effacement plus qu’un point final.
La lecture laisse un goût étrange. Il est difficile de savoir à qui ce roman s’adresse, ou ce qu’il souhaite exprimer. La crise existentielle de cette femme, bien qu’elle soit décrite avec sensibilité, n’a rien d’inédit. Elle ne perd pas tout, elle n’est pas confrontée à de réelles ruptures sociales ou économiques ; elle est simplement fatiguée, lasse, flottante. Ce qui pourrait être un portrait nuancé d’une fatigue contemporaine devient ici un énième récit interchangeable, semblable à tant d’autres alignés sur les tables des librairies à chaque rentrée littéraire. Divorce, déménagement, introspection, déplacement vers la marge, retour à soi : les étapes sont là, sans surprise. À cela s’ajoute une écriture très classique, descriptive sans être incarnée, sans aspérités ni tension formelle. Le style, en restant dans une prudence de bon goût, manque l’occasion d’offrir une réelle épaisseur aux personnages. On aurait pu espérer une voix plus singulière, une prise de risque dans la narration ou dans la langue, quelque chose qui fasse vaciller le cadre convenu du roman de soi ; mais rien ne vient déranger le confort du dispositif, et ce conformisme littéraire achève de rendre l’ensemble aussi lisse qu’oubliable.
Il y a dans Celle qui fugue une volonté manifeste de traiter de thèmes graves, mais cette gravité semble souvent plaquée sur une trame déjà connue, déjà lue, déjà épuisée. Le roman se veut subtil, mais il manque d’audace ; il se veut bouleversant, mais il évite l’inconfort. En fin de compte, il donne l’impression d’un récit dispensable, non par manque de qualité stylistique, mais par excès de familiarité. Une œuvre qui, à force de ressembler à tant d’autres, finit par s’effacer dans le bruit de fond du roman de soi contemporain.
Ein Roman über Freundschaft und Halt. Kompromisslos, ohne Fragen, ohne Antworten. Einfach da sein. Füreinander. „Eine Frau verschwindet“ von Cécile Tlili Verlag: Kein & Aber Trennung. Schmerz. Freiheit und Selbstbestimmung. Alice wird von ihrem Mann verlassen. Doch bevor er geht, flieht sie Hals über Kopf nach Korsika. Wie soll sie mit dieser Situation umgehen? Wie soll sie es ihrer Tochter erklären? Antworten findet sie dort keine, also kehrt sie nach Paris zurück. Nicht in ihr trautes Heim, stattdessen mietet sie sich eine Wohnung. Sie reagiert nicht auf die Anrufe und Nachrichten ihres Mannes, zieht sich zurück und versucht, irgendwie mit der Leere umzugehen. „Hier bin ich wieder, habe mich zwischen Existenzen verlaufen, die aufeinanderprallen drohen, und fürchte den Zusammenstoß ebenso, wie ich mich danach sehne.“ (Kapitel 1/Pos.193) Tagsüber geht Alice ihrer Arbeit nach, doch nachts streift sie schlaflos durch die Straßen, getrieben von Gedanken, die sie nicht zur Ruhe kommen lassen. Als sie eines Nachts betrunken und vollkommen erschöpft vor ihrem Wohnkomplex ankommt, nimmt eine junge Nachbarin sie auf. Und dort, in der kleinen Wohnung, auf dem harten Boden kann sie endlich schlafen. Aber auch Siham hat Probleme. Ihr Cousin möchte sie ihrer Freiheit, alleine zu wohnen und selbständig zu Leben berauben; er möchte die junge „reine“ Frau sein Eigentum nennen. Von der restlichen Familie bekommt sie keine Unterstützung. Ein aussichtsloser Kampf?
Alice und Siham sind komplett unterschiedliche Charaktere und dies betrifft nicht nur den Altersunterschied. Cécile Tlili lässt uns eintauchen in die Gefühle einer Frau, die nicht das Ende der Liebe beweint, sondern den Bruch des Versprechens eines gemeinsamen Lebens betrauert. Sie zeigt uns auf, wie schwer es junge Menschen aus anderen Kulturen haben, die gerne selbstbestimmt ihr Leben in Freiheit leben wollen. Wie sich deren familiäre Probleme anfühlen, den Druck der Familie mit 20 bereits verheiratet und Mutter zu sein. Kontrolle und Bevormundung setzen die junge Frau enorm unter Druck. Sie fühlt sich gefangen innerhalb der Familie. Ihr Bedürfnis nach Unabhängigkeit ist groß und Alice versucht Siham zu helfen, so wie diese ihr über die schlaflosen Nächte geholfen hat.
Dennoch verbindet sie etwas Tieferes: Trotz ihrer unterschiedlichen Lebenssituationen teilen sie eine innere Zerrissenheit. Siham im Kampf um ihre Freiheit, Alice im schmerzhaften Verlust ihres bisherigen Lebens. Ihr Wunsch nach Unabhängigkeit ist groß und Alice beginnt, ihr zu helfen. So, wie Siham ihr zuvor geholfen hat. Zwei Frauen, die sich gegenseitig Halt geben, obwohl sie selbst kaum wissen, wohin ihr eigener Weg sie führt. Ein Roman über Frauenfreundschaft, Halt und Hoffnung. Über das Gefühl der Einsamkeit ohne die vertraute Zweisamkeit.
Die Autorin versteht es auf wenigen Seiten eine intensive, nachhallende Geschichte zu erzählen, die nicht loslässt.
Mit einem offenen Ende das Raum lässt, für all das ungesagte zwischen den Zeilen.
"Ich denke oft an die andere Alice, von der ich nicht mehr sicher bin, ob sie außerhalb meiner Vorstellung existiert, die Alice, die das Leben führt, das meins hätte sein sollen."
Nachdem Alice Mann überraschend verkündet hat, dass er sich trennen möchte, nimmt sich die Protagonistin in Cécile Tlilis Roman "Eine Frau verschwindet" (deutsche Übersetzung Corinna Rodewald) eine Auszeit. In einer winzigen Mietwohnung versucht sie den Verlust (wovon genau eigentlich?) zu verarbeitet und durchwandert in schlaflosen Nächten ihr neues Stadtviertel. Unter ihr wohnt Siham, Auszubildende zur Erzieherin. Sie nimmt sich Alice an, lässt sie bei sich schlafen, denn Alice kann nur in Anwesenheit eines anderen Menschen zur Ruhe finden. Allerdings zeigt sich bald, dass auch Siham vor familiären Herausforderung ganz anderer Art steht.
Tlili verbindet in ihrem Roman die Geschichte zweier Frauen, deren Begegnung sehr unwahrscheinlich ist. Ohne Alice Trennung wären sie sich wahrscheinlich nie begegnet. Dennoch unterstützen sich beide, ohne Fragen oder Bedingungen zu stellen. Dieser Zusammenhalt zwischen Frauen, die nicht nur das Alter (Unterschied gut 20 Jahre) trennt, hat mich berührt und macht die Stärke des Buches aus. Tlili zeigt damit auch eine Perspektive auf, die entsteht, wenn wir auf Fremde als Verbündete zugehen, ohne dass der Roman dabei kitschig wirkt.
Allerdings ist das "Drumherum" sehr vage gehalten. Alice, aus deren Perspektive der Roman erzählt wird, deutet immer wieder an, dass ihre Beziehung von Gewalt und Liebe geprägt ist. Da tauchen Streitigkeiten, die Freunde nicht mehr aushalten wollen, auf. Es gibt zerbrochene Spiegel und eine Tochter, die sich nach eigener Aussage an den Hass zwischen den Eltern gewöhnt hat. Gleichzeitig wird die gewaltsame Seite nie explizit. Alice reflektiert sie nicht, konkretisiert sie nicht, denkt eher über das stabile Leben, das sie verloren hat, nach. Für mich war das äußerst unbefriedigend, auch weil ich die Funktion dieser gewaltvollen Episoden für die gesamte Handlung nicht verstanden habe, Denn die Trennung sowie der Kontakt danach verläuft friedlich.
Tlili zeichnet zwar gekonnt die Stadien der Trennung nach - selbstverständlich gibt es auch die obligatorische Überlegung mit der Freundin, was sie alles nicht an ihrem Ex mag. Aber darüber hinaus geht die Erzählung nur selten.
"Eine Frau verschwindet" ist ein sehr kurzer Roman, ungefähr 127 Seiten, aber sprachlich hat er mich wirklich überzeugt. Es geht um Alice, die Ich-Erzählerin, die verschwindet, nachdem ihr Mann sich von ihr trennen will – auch von ihrer Tochter zieht sie sich erst einmal zurück.
Was mir besonders gefallen hat, ist die Sprache. Sie ist direkt, knapp und stark verdichtet. Der Text erklärt nicht alles, sondern zeigt viel über kleine Beobachtungen, Gesten, Blicke und innere Zustände. Gerade Alice’ psychische Verfassung wird sehr genau spürbar: ihr Schmerz, ihre Schlaflosigkeit, ihre Verlorenheit, aber auch ihre merkwürdige Weltfremdheit.
Über die Ehe selbst erfährt man eher wenig. Es ist von Liebe, Zärtlichkeit, Streit und auch Gewalt die Rede, aber vieles bleibt vage. Dichter ist der Roman dort, wo es um Alice’ Innenleben geht. Auch Siham, die zweite wichtige Figur, bleibt eher angedeutet: eine junge Frau, die unter den engen Strukturen ihrer Familie leidet und nach Freiheit sucht.
Die Geschichte der beiden Frauen fand ich grundsätzlich interessant, aber für mich hätte der Roman länger sein dürfen .Für mich fühlte es sich stellenweise so an, als wäre der Roman nicht ganz fertig erzählt. Der Schluss kommt dann sehr plötzlich – oder positiv gesagt: Er bleibt offen.
Trotzdem: Für mich ist das ein guter, sehr konzentrierter Roman. Nicht alles wird auserzählt, vielleicht auch zu wenig, aber sprachlich hat mich das Buch deutlich überzeugt.
Als Alice‘ Mann ihr mitteilt, dass er sich von ihr trennen wird, packt sie ein bisschen Kleidung zusammen - und verschwindet. Noch-Ehemann Damien bleibt mit Tochter Romane im Haus zurück, während Alice sich nach einer Auszeit heimlich eine Ferienwohnung in derselben Stadt bucht.
Während ich noch über diese ungewöhnliche Reaktion staunte und sie als genialen Schachzug (mit Abstrichen) feierte, trat aber auch die Überforderung und Einsamkeit der etwa 40jährigen Protagonistin zutage. All das, was jahrelang Bestand hatte, wird es so nicht mehr geben.
Siham, gute 20 Jahre jünger, muss im Gegensatz dazu dafür kämpfen, ein selbstbestimmtes Leben führen zu dürfen. Kann die ungewöhnliche Bekanntschaft zwischen Alice und Siham beiden den notwendigen Halt geben?
Ich habe dieses dünne Büchlein über die Ausnahmesituation von Alice sehr gern gelesen. Eine Protagonistin, die sich nicht einfach vernunftgeleitet verhält, wie man es von ihr erwartet. Stattdessen erleben wir, wie sie sich emotional und gedanklich umstellen muss, eigentlich planlos. Das schien wahnsinnig ehrlich erzählt.
Siham hingegen wirkt in der Geschichte so, als sei sie die Erwachsenere von beiden. Die weiterhilft, obwohl sie es vielleicht viel nötiger hätte. Ihre Geschichte hat mich besonders berührt.
Eine Geschichte, die wie im echten Leben nicht alles auserzählt. Vielleicht bleibt für manche Leser:innen einiges zu offen, für mich passte es zum großen Teil: 3,75/5 ⭐️. Mir fehlte lediglich, dass so einige Gedankengänge der Protagonistin Alice nicht deutlich wurden. Manches blieb für mich zu sehr im Dunkeln. Vielleicht sollte hierdurch aber auch widergespiegelt werden, wie „betäubt“ Alice nach der ungewollten Trennung noch ist.
Ein kurzes, aber nachhallendes Buch über zwei Frauen, die aus gewohnten Umgebungen gerissen werden. Auf der einen Seite eine Trennung, die sich existenziell anfühlt. Auf der anderen Seite gibt es einen gezwungen Neustart in einem anderen Land, was tatsächlich existentiell ist. Als sich beide Leben kreuzen, drängen sich Fragen über Abhängigkeit, Klassismus, patriarchale Doninanz und Diskriminierung auf, die die Autorin aber gekonnt unmoralisch verhandelt.
Obwohl das Buch mit etwas über 170 Seiten eher kurz ist, hat es mich nachhaltig bewegt. Es fordert die Lesenden in Empathie heraus. Teilweise sind die Handlungen der Protagonisten schwer auszuhalten, aber sehr menschlich. Die Autorin schafft es neue Perspektiven zu eröffnen, die helfen können, weniger egozentriert und dadurch liebevoller zu denken.