Fille illégitime d'un important prélat, Iodis a grandi à l'abbaye de Réol aux côtés de jeunes nobles mieux nés. Elle y étudie la Langue, une magie liturgique répondant par des visions aux questions de ceux qui la maîtrisent. Espérant échapper à la vie monastique en étant choisie comme Doctorante, Iodis trouve une rivale déterminée en la personne d'Halcyon de Monterréol, une nouvelle venue à qui tout semble réussir et dont les manières fuyantes lui semblent aussitôt suspectes. Lorsqu'un précieux tableau et le moine qui le peignait disparaissent en laissant derrière eux les traces d'une violente altercation, Iodis n'a plus de doute : Halcyon sait quelque chose et cache un secret qui pourrait compromettre l'abbaye tout entière.
‘Fin je sais pas, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise : c’est tout simplement une claque monumentale. Je suis soufflé.
(Je bénie d’ailleurs le moi du passé d’avoir choisi d’investir dans l’édition collector parce que, wow punaise, quel objet hein. Le dossier explicatif et graphique en fin d’ouvrage est impressionnant, sans parler des illustrations de guests et des quelques planches d’Anaïs Flogny c’est un régal, mais bref.)
Pour en revenir à l’ouvrage, je suis sincèrement émerveillé par la PROUESSE GRAPHIQUE qu’il représente. Il faut voir la finesse du trait, la minutie des détails (mon dieu), la palette de couleurs, la composition graphique et narrative de chaque planche. C’est tout simplement une œuvre d’art dont je ne pouvais pas détacher mes yeux.
Mais ce qui m’a sidéré en avançant dans ma lecture c’est que la CONSTRUCTION D’UNIVERS est COLOSSALE et dépasse largement le cadre du récit. On a un univers fouillé et bien posé qui ne sert pas juste à l’intrigue (on a d’ailleurs l’impression d’en apercevoir qu’une infime partie tant il semble vaste), une langue qui possède son propre alphabet et des institutions aux relations de pouvoirs plus complexes qu’il n’y paraît.
Maintenant ajoutez à un dessin impeccable et à un cadre crédible et recherché une intrigue diablement bien ficelée, qui tient en haleine, composée de complots, d’une langue magique et de personnages parfaitement incarnés et en quête de sens ? Vous obtenez ce petit bijou.
N’empêche -et la bd est DENSE (j’ai mis deux jours à la lire) donc je ne pensais pas dire ça- j’aurais aimé quelques pages supplémentaires à la fin…
Je m’incline devant tout ce travail, et je vous invite évidemment à le découvrir.
Une claque visuelle, les planches sont toutes plus belles les unes que les autres. L'intrigue est très poussée et les complots bien représentés. Je reste cependant un peu sur ma faim, je trouve que le dénouement arrive un peu vite et que la fin est trop rapide.
Bien que ce soit une histoire complète, je trouve que cette fin ouverte appelle à un deuxième tome.
wow je suis trop content d'avoir pu enfin le lire car je suis le travail de l'autrice depuis longtemps et c'était sûr que son style s'adapterait si bien à la bd!! l'univers est captivant, il faut un peu s'accrocher au début pour comprendre le lore mais tout finit par se mettre en place et c'est impossible à lâcher, tellement les personnages sont attachants, l'atmosphère prenante, et mamma mia ce traittttt les détails les costumes les ornements bon sang le découpage!!! tous les nerds de bd, de fantasy ET d'histoire de l'art se régalent et je suis les trois🙂↕️🙂↕️🙂↕️ c'est aussi un plaisir de profiter des nombreux prints et stickers bonus issus du crowdfunding, je peux pas faire de tri ils vont tous finir sur mes murs😫🙏 bravo !
elle est juste trop trop forte !!!! j’adore j’adore les dessins sont incroyables les couleurs sont trop belles l’histoire est BIEN mais surtout ce qui m’a impressionné c’est la qualité du world building franchement la fantasy a bien besoin de gens frappadingues de médieval pour rester intéressante. sa manière d’intégrer des éléments de réel dans sa fiction et de les refléter dans la vie quotidienne des persos cloîtrés sur une petite île est hyper juste et c’est vraiment impressionnant. j’adore la fantasy j’adore le médieval et les histoires de magie que dire de plus !!!
4,75⭐ Parce que je suis chiante et il m'a manqué un tout petit truc pour me rendre vraiment dingue de cette histoire. Mais sinon les dessins sont dingues, j'étais vraiment impliquée dans l'intrigue, le world building était super intéressant..... Je sais pas ce qu'il manquait mais ce chouïa fait que je suis plus 😲 que 🤯 Très bon roman graphique quand même, lisez le
Dessins 10/10, couleurs 10/10, world building 10/10, même si j’ai encore beaaaauuuucoup de questions qui me trottent en tête.
Ce n’est pas un 5 mais un très solide 4 pour moi, j’ai passé un bon moment et j’ai adoré apprendre à connaître les personnages et ce qu’est la Langue. Je reste quand même sur ma faim pour certains passages.
Puis…la fin ouvre une autre trope que j’aimerais beaucoup lire tho…🫦
Btw…si jamais les éditeurs passent ici et lisent les reviews….sachez que mon exemplaire est arrivé hyper abîmé hihihi hahaha et que je suis très colère hahaha hihihi…
La bd est vraiment magnifique ! Des décors de fou, et juste le dessin est trop beau. J'ai adoré l'histoire et tout l'univers dans l'abbaye avec la langue. Tout pour me plaire ! Ça se passe dans un univers médiéval (j'adore), il y a une langue étrange et inventée, les personnages sont incroyables ! C'est une sorte d'enquête vraiment hyper prenante, enfin bref génial Ça m'a rappelée mon addiction à la fantasy quand j'étais petite !
Vraiment très très cool. On en veut plus, avec encore plus d'engagement politique ❤️.
Comme tout le monde l'a déjà dit c'est évidemment magnifique. Ce sont surtout les compositions de couleurs que je trouve extraordinaires. Et toute la déco des enluminures est folle. C'est vraiment du très très grand art.
Pour le fond, c'est un récit unique mais qui pourrait sans problème appeler une suite, tant il y a à développer.
mon yuri médiéval ptainnnn jai vraiment essayé de preserver ce livre pendant le plus de temps possible mais c’était trop bon enfin je serais là en attendant la DEUXIÈME PARTIE SVP PLEASEEEEE
Il y a des livres où on sait dès la couverture que ça va le faire. Ce fut la cas avec le mystère Langue de la vipère, ses lettres en forme de lettrines, son jeu de lumière et son ambiance façon Nom de la rose.
J’y découvre la jeune autrice illustratrice Juliette Brocal, dont je crois, c’est la première BD et quelle BD ! Un gros pavé de 224 pages parfaitement écrit, scénarisé, dessiné et colorisé pour nous plonger dans une histoire de complot au sein d’une pseudo église, ou plutôt une congrégation religieuse isolée sur une île. Rue de Sèvres a fait du super boulot pour nous l’offrir dans un magnifique écrin. Dommage en revanche de ne pas avoir entendu parler de la campagne Ulule pour en avoir la version collector encore plus belle qui avait eu lieu en début d’année…
Et comme je réécris ma chronique que WordPress a eu la gentillesse de me perdre et que je n’ai pas envie d’y repasser une heure, désolée, vous aurez une version synthétique alors que pourtant j’ai adoré ce texte et qu’il méritait mieux… è_é
Points positifs :
l’élaboration d’une fantasy historique sur le mode Nom de la Rose pour un public actuel et rajeuni une narration efficace et maîtrisée dès les premières pages basée sur les mystères de cette abbaye, ce qui était addictif des thématiques autour de la politique dans les institutions religieuses, mais aussi la place des élites vs du peuple dans le partage des savoirs une quête de vérité sur ce que cache l’institution avec une guerre des clans autour d’un projet pour faire évoluer celle-ci un duo d’héroïnes que tout oppose qui va mouvoir l’histoire autour des aspirations déçues de l’une à surmonter, des mystères de l’autre à percer une des héroïnes : Iodis au caractère antipathique que j’ai adoré : anticonformiste, illégitime, douée mais pas adepte de l’effort, un choix final topissime des dessins magiques dans les détails (ambiances des différents lieux, représentations du temps qui passe, les pages d’ouverture de parties en mode rébus…) une magie reposant sur la parole, la langue, l’invocation avec des pages sublimes lors des visions d’Iodis et une représentation graphique des mots et projections aériennes que j’ai beaucoup aimé et trouvé dépaysant (malgré la petite référence à l’Atelier des sorciers où le papier devient l’air et l’ancre les paroles) un final un peu rapide mais bien troussé !
Points moins positifs :
s’appuie sur des mécanismes connus des pratiques politiques dans les instances religieuses un scénario avec peu de surprises pour ma part malgré une volonté de l’autrice d’en faire une seconde héroïne, Halcyon, plus fade en comparaison d’Iodis, au caractère plus doux et effacé qui me correspondait moins, malgré la belle et riche écriture de celle-ci dans sa partie par l’autrice un trait sobre et simple dans le dessin des personnages Un rythme lent au début mais peut-être trop rapide sur les dernières pages qui torchent un peu le final…
C’est donc comme attendu une belle réussite pour ma part que cette plongée dans les secrets et les complots d’une abbaye où la langue est source de magie mais aussi de tourment. J’ai beaucoup aimé le décor et l’ambiance instaurés par l’autrice malgré des emprunts et mécanismes un peu trop connus quand on aime la littérature historique. Ce fut une lecture prenante, tendue, touchante avec de beaux personnages à la destinée non-conformiste qui appelle à la réflexion. Une belle trouvaille et une autrice à suivre. (Je regrette de n’avoir pu livrer une chronique à la hauteur… è_é)
5/5* Une histoire exceptionnelle, aux personnages intrigants et où les illustrations servent parfaitement l'atmosphère
Mais quel DELICE ! Quelle beauté !!! J'ai découvert Juliette Brocal avec cette campagne, et je serai évidemment au rdv pour toutes ses prochaines sorties. La Langue des Vipères nous embarque dans un univers inspiré par le bassin méditerranéen, et où la religion est omniprésente. On sent que le lore est très poussé (on le voit d'ailleurs dans les dernières planches bonus, qui détaillent ce qui n'a pas pu être intégré au récit) tout en restant compréhensible, et le concept de cette "langue", cette magie grammaticale qui passe par la liturgie est fascinante, à la fois pour ses implications et pour la beauté des visuels qu'elle génère au cours de l'intrigue.
L'intrigue, parlons-en ! Peut-être le micro-bémol ici, c'est que j'ai trouvé les enjeux entre intra et extra-muros et leurs conséquences pour nos personnages un peu compliqués à saisir, surtout au début. Après, étant donnée la taille déjà non négligeable du bouquin, difficile de détailler plus, et ça ne m'a pas empêchée de dévorer cette BD. J'étais complètement happée par l'enquête d'Iodis d'abord, puis par les origines de Halcyon, avant que les deux timelines se rejoignent. Une convergence de deux histoires disparates et de personnes qui apprennent à se comprendre vraiment très réussie !
Et ces PERSONNAGES <3 <3 <3 J'ai autant adoré Iodis que Halcyon. L'une a une capacité innée pour la langue, et pourtant oscille sur le fil de son héritage, prompte à la colère et aux soupçons. L'autre a trimé pour en arriver là, et cache beaucoup de secrets derrière sa facette d'élève modèle... Quant à leur relation une fois l'histoire lancée, ne m'en parlez pas. Personne ne sera surpris d'apprendre que je les ship à 100%. Toxic yuri my beloved. Les personnages qui gravitent autour sont aussi très nuancés, des abbés aux autres initiés en passant par Césaire ou la famille d'Halcyon. Juliette Brocal nous dresse une fresque complexe, qui évoque les différences de pouvoir et d'origines, la pression familiale ou "scolaire", l'ambition sous toutes ses formes ; et le tout en nous dressant le portrait d'une religion qui emprisonne autant qu'elle libère.
Enfin, le coup de crayon. C'était sublime, je ne sais pas quoi dire d'autre. Il se dégage une chaleur certaine des pages et des couleurs qui colle parfaitement à l'univers et nous plonge dans cette atmosphère feutrée. J'ai adoré décortiquer les micro-expressions des personnages, ou contempler les différentes formes d'art mises en avant grâce à leurs pratiquants (la peinture de scènes religieuses, l'architecture, le tissage de filet de pêche...). Surtout, la MAGIE !!! Toute la première scène de divination "brute" de Iodis dans le premier acte m'a collé des frissons ~
J'ai adoré les bonus des guests aussi, et l'objet livre est de qualité, évidemment.
Bon par contre maintenant il me faut une suite ! GIVE ME MOOOOORE
Avec La Langue des vipères, Juliette Brocal propose un roman de fantasy teinté de mystère, qui se distingue par son cadre original : une abbaye où se mêlent apprentissage, rivalités sociales et pratique d’une magie singulière, à la fois spirituelle et dangereuse.
Le personnage d’Iodis, narratrice et héroïne, occupe une position ambivalente. Fille illégitime d’un prélat influent, elle évolue au sein d’un environnement où les hiérarchies sociales sont omniprésentes. À l’abbaye de Réol, elle côtoie de jeunes nobles dont elle ne partage ni le statut ni les privilèges, ce qui nourrit un regard à la fois lucide et critique sur le système dans lequel elle tente de s’inscrire.
L’originalité du roman tient en grande partie à son système magique. La « Langue » — une forme de magie liturgique — permet d’obtenir des visions en réponse à des questions formulées selon des règles précises. Cette pratique, à la frontière entre foi et connaissance, structure la vie de l’abbaye et confère au récit une dimension presque mystique.
L’intrigue prend véritablement forme avec l’arrivée d’Halcyon de Monterréol. Brillante, énigmatique, rapidement reconnue, elle devient pour Iodis une rivale directe, notamment dans la perspective d’accéder au statut de Doctorante, seule issue possible pour échapper à une vie monastique imposée. Cette rivalité, d’abord sociale et académique, bascule vers le soupçon lorsque survient une disparition inquiétante : celle d’un moine et d’un tableau précieux, dans des circonstances violentes.
À partir de cet événement, le roman glisse vers une enquête, où Iodis cherche à démêler le vrai du faux, tout en affrontant ses propres incertitudes. Le doute s’installe, les alliances se fragilisent, et l’abbaye, lieu de savoir et de retrait, devient un espace de tensions.
Juliette Brocal construit un récit où se croisent plusieurs enjeux : la quête d’émancipation, les rapports de pouvoir, la transmission du savoir et la manipulation. L’écriture privilégie une progression maîtrisée, laissant place à l’atmosphère et à la complexité des relations entre les personnages.
La Langue des vipères s’impose ainsi comme une proposition singulière dans le paysage de la fantasy francophone, mêlant intrigue et réflexion.
Un roman dense, où la parole — sacrée ou détournée — devient un outil de pouvoir, et où chaque vérité semble dissimuler une autre réalité.
C’est une œuvre assez difficile à commenter pour moi, car j’estime que "c’est vraiment trop cool" est un argumentaire un peu faible pour décrire cette petite épopée dessinée. - il m’a fallut quelques heures pour tout digérer et ordonner mes émotions afin de pouvoir décrire mon ressenti. Sans parler du style graphique que j’apprécie depuis très longtemps chez Juliette, je découvre une histoire simple mais riche en détails et en personnages intéressants. J’ai bien aimé découvrir l’œuvre en me plongeant totalement à l’aveuglette dans cette histoire, les premières pages sont très dynamiques et captivantes. L’utilisation de différentes ambiances colorées travaillées en camaïeux pour induire un changement de lieu ou de temps est savamment maitrisé et chaque détails, expressions et jeu de composition me laissait admirer les cases comme on scrute de jolies toiles dans un musée. Je suis très envieuse de la capacité de Juliette à insuffler une atmosphère nostalgique au fond de moi, me poussant à vouloir créer des histoires aussi fascinantes, tout en me remémorant des bribes de souvenirs où je me lovais au coin de ma chambre à dévorer des centaines de livres en écoutant les oiseaux gazouiller, les jambes réchauffées par les rayons du soleil. J’apprécie également ce type de récits d’époque, retraçant des pans de vies de personnes à travers le temps et qu’on suit durant une longue période (bien qu’ici, le format oblige à être plus succinct et cibler l’essentiel) Les dialogues aussi, sont pointus et cohérents; je me suis sentie un peu rouillée de temps à autre pour comprendre une ou deux bulles du premier coup. Je recommande donc évidemment ce magnifique ouvrage à toute personne amatrice d’art et d’aventures, les héroïnes sont attachantes et touchantes, et… bah c’est juste trop bien. (Et je ne trouve pas subjectivement de points négatifs à énoncer)
Ce qui nous frappe dans La langue des vipères, c'est la majestuosité des dessins de Juliette Brocal. Elle possède une patte graphique sans nul autre pareil : on est ébloui plus d'une fois par la beauté des planches. Véritable coup de coeur pour le travail de l'autrice ! L'ambiance médiévale aux allures italiennes, jusqu'aux en-têtes de partie, est respectée dans les plus subtils détails. Cette atmosphère, sublimée par la colorimétrie (dans les tons chauds, verts et jaunes), donne un caractère unique à ce roman graphique. On découvre alors un tout nouvel univers de fantasy et une héroïne, nommée Iodis, capable de manier une langue magique. Les illustrations choisies pour illustrer ladite magie sont à couper le souffle. Iodis, fille illégitime du cardinal, rejoint l'abbaye pour parfaire ses connaissances. Elle grandit, tout comme ses compétences magiques, jusqu'au décès de son père. Cet événement tragique coupe également le financement de sa formation : Iodis se retrouve au pied du mur, à devoir vite trouver une solution. On suit les différentes péripéties avec un intérêt grandissant et les mystères s'épaississent de page en page. Enfin, Iodis croise la route d'une certaine Helcyon, une camarade qui semble cacher quelques secrets... Une aventure toute en tension qui nous tient en haleine de bout en bout. le final est à la hauteur de tout le reste : pertinent, beau et intelligent. On est époustouflé tant par la qualité d'écriture que par la qualité graphique : La langue des vipères est un joyau littéraire comme on en croise peu. A lire !
Iodis, fille illégitime d'un prélat, étudie la Langue dans l'abbaye de Réol où elle a grandit. Alors qu'elle se voit doctorante dans cette langue liturgique, un imprévu l'oblige à redoubler d'efforts car si elle n'obtient pas ce précieux titre, elle devra devenir nonne et renoncer à la pratique de la Langue qui lui est si chère. Lorsqu'une nouvelle élève talentueuse, Halcyon de Montérol arrive, elle la prend en grippe et la jalouse. Un jour, un tableau et le moine qui le peignait se volatilisent et plus tard Iodis surprend des échanges étranges entre l'abbesse et Halcyon. Elle en est alors certaine, sa rivale y est pour quelque chose et elle fera tout pour le découvrir, quitte à se mettre en danger.
Un roman graphique aux couleurs incroyables qui n'a pas été sans me rappeler "Le Nom de la Rose". L'univers tient debout, ainsi que toute sa mythologie et ce mystère au sein d'un monastère, presque en huit clos, est mené d'une main de maître. On dévore les pages à toute vitesse, même si certaines nous poussent à stopper notre progression pour admirer la patte graphique. Le passage où Iodis lit la Langue des Vipères dans la crypte est à couper le souffle.
La page finale restera gravée dans ma mémoire, tant par sa beauté que par sa symbolique.
Je suis une fan de Juliette brocante comme illustratrice depuis plusieurs années alors quand j'ai vu qu'elle avait sorti une bd j'étais très intéressée
Alors bien sûr que j'ai passé un temps incroyable à regarder chaque image, chaque décor, chaque costume
J'avais un peu peur que ça soit une bd plus de vibe et sans histoire bien construite mais déjà j'ai un problème avec les romans de la renaissance avec plein de personnes et des intrigues cachées aux protagonistes (genre les 3 mousquetaires désolée alexandre dumas trop de mots) mais ça c'est bien éclairci, surtout dans la deuxième partie. Ça mériterait une deuxième lecture pour que je réapprécie la première partie.
Autre bon point, j'aime les deux persos principaux. Les autres sont moins caractérisés mais pas grave, on sait très bien que la tension est entre les deux jeunes femmes en compétition pour la place de doctorat. Et bonne résolution (et cette dernière page... comment ne pas penser aux dessins wlw de l'autrice ?)
Dernier point, encore sur l'illustration : j'ai adoré la représentation des "visions". Des couleurs pastels, presque fluos quand le reste du monde a des couleurs très naturelles, ou effacées. Et puis ce cercle qui apparaît selon les heures où encore la bulle de la parole qui devient un serpent !
L’univers est complexe et tous les décors ainsi que les tenues des personnages sont magnifiques. Les illustrations de Juliette Brocal sont un véritable délice visuel. Je n’imagine pas les heures de recherche nécessaires pour produire un travail aussi cohérent, que ce soit sur le plan visuel ou sur le fond de l’histoire. Parlons des personnages féminins : que ce soit Iodis ou Halycon, je les ai trouvées toutes les deux nuancées et pleines de contradictions. Leur vécu occupe une place centrale dans l’histoire.
En ce qui concerne l’intrigue, elle tient la route sans être renversante.J’avoue que j’étais parfois perdu face à certains personnages, mais cela ne m’a pas empêché de comprendre. J’ai beaucoup aimé les pages qui représentent concrètement la langue des vipères, qui sont vraiment époustouflantes. L’univers a énormément de potentiel, et les personnages qui le composent aussi. j’ai l’impression qu’on pourrait écrire plein de sous-histoires dans ce même univers.
J’ai beaucoup aimé la fin également ! Ça give selon moi médieval yuri in a platonic way.
J'ai été absolument envoûtée par le trailer ayant fait le tour de Twitter à la sortie de ce livre.
Je n'ai presque jamais lu de BD de ma vie sauf quelques unes lues "à la volée" quand j'était petite et qu'on allait à la bibliothèque avec l'école. Quel plaisir de découvrir la BD avec un si bel ouvrage !
J'ai adoré les protagonistes et le world-building ; ça se ressent dans l'attention aux détails à quel point la créatrice est fan d'art et d'histoire. Et évidemment les dessins étaient magnifiques. Ma partie préférée à chaque page tournée était de voir la colorimétrie des spreads changer, du très bleu ou du très orange... On devine le moment de la journée de la page sans aucune autre indication temporelle ! (J'ai adoré les couleurs, en gros).
4/5☆ car la fin m'a un peu laissée sur ma faim (lol). J'ai beaucoup aimé la dernière page en elle-même, mais j'aurais aimé un peu plus d'explications... Ou un deuxième volume haha
Des dessins magnifiques au service d'une intrigue captivante.
L'univers de fantaisie ainsi que le cadre de l'abbaye sont agréables, ils offraient de nombreuses possibilités et j'apprécie fortement ce qu'a choisi de faire Juliette Brocal avec. Que ce soit les tenues, les décors ou encore les palettes de couleurs je ne peux que dire que l'autrice nous régale. Et les personnages, tous riches de détails.
Je me suis laissé tenter sur les recommandations d'un libraire et je ne regrette absolument pas. Merci à l'autrice et merci à lui !
25/20, tout est incroyable à part le fait que ça finisse !! ça fait des années que je suis Juliette Brocal et des années que j'attends de voir son univers et ses personnages en BD. rien qu'avec ses dessins sur insta son univers et son trait sont reconnaissables entre mille, et ses inspirations : *chief kiss* tout ça pour dire : it was worth the wait (et de participer à la campagne). tout est beau et bien construit, maintenant j'en veux plus c'est terrible
Très impressionnée par tout l’univers qui a été créé, le travail est colossal et ça se voit ! Que ce soit sur les tenues des personnages, les traits et les compositions audacieuses de planches, avec des couleurs somptueuses, c’était vraiment génial ! On met du temps à le lire, c’est très très dense, mais c’est extrêmement bien ficelé, et c’est plaisant à dévorer ! Bravo Juliette Brocal pour ce travail admirable ! Je recommande vivement !