Il est très rare que j’enchaîne les tomes d’une même saga. Pourquoi ? Parce que j’ai toujours peur de me lasser de l’univers. Je fais généralement une pause — un ou deux livres entre chaque tome — pour prolonger le plaisir et apprécier encore davantage ma lecture.
Énorme point positif pour le résumé du tome 1 au début de celui-ci. Mais pourquoi ne fait-on pas ça systématiquement ? C’est tellement pratique !!!
J’ai adoré ma lecture. L’univers est toujours aussi riche, les personnages toujours aussi complexes et attachants. Franchement, c’était parfait. Contrairement au premier tome, on a déjà toutes les bases : on n’est jamais perdu, et c’est tellement agréable de se laisser porter par l’histoire.
Vous voulez de l’action ? Vous allez être servis. Vous aimez la romance avec un sloooooow burn qui brûle lentement mais intensément ? Vous allez être servis aussi.
Je me suis énormément attachée à nos personnages principaux et (surtout) à Deavan (il rejoue Kai dans mon TOP des bookboyfriend c'est pour dire)!! La révélation dans le dernier quart du livre est peut-être, selon moi, un peu trop facile… Cela dit, ça n’enlève absolument rien à mon amour pour cet univers.
J’ai tellement hâte de pouvoir précommander le tome 3, surtout en sachant que l’auteurice a confirmé qu’il y aurait 4 tomes (et pour mon plus grand bonheur).
Devoirs, désirs, trahisons, trois mots qui résument très bien ce deuxième tome. Après un premier où il a fallu s'accrocher au début car nous découvrons le monde avec du retard voulu par l'auteure, ce deuxième tome est encore plus sombre et je n'aurai pas cru possible cela. Cerys et Tisha ont changé d'identité, de visage (c'est dans le tome 1 dès le résumé, je ne dévoile rien promis) et depuis des années, elles doivent paraître l'autre, parler comme l'autre, agir comme l'autre, devenir l'autre. Cette dernière phase est dangereuse, car la magie a l’œuvre est capable de bien pire que de se faire attraper par un Maras, par exemple.
Fuir, c'était le mot d'ordre lorsqu'une bataille en œuvre tombe dans le mauvais camp, mais que faire lorsqu'il s'agit de sauver les renards ? Tisha voudrait disparaitre de la circulation, son passé la ronge toujours plus, même sous les traits de Cérys. Elle n'a pas la même audace, la même manière de se battre, les mêmes mots tranchants, le même port altier, elle doit pourtant faire illusion et parfois, ce jeu lui pèse encore plus que les méfaits dont elle est l'instigatrice. Cérys a fait le choix de rester aux côtés de ses renards, pour les protéger comme elle peut sans montrer sa magie, car cette dernière indiquerait à quiconque qui elle est vraiment sous ce visage de la Braise. Aider les autres à fuir, oui, mais pour elle, il n'y a plus de retour possible à ce jour. La vengeance est un plat qui peut se manger froid, comme chaud et nous comprenons très bien que son cœur et sa raison se disputent ce qu'elle veut vraiment. La différence entre l'homme et le roi, ou l'homme et le futur roi, nos deux héroïnes mises en avant font le choix de dissocier ou non la même personne. Et c'est le plus douloureux.
Libérer le peuple de Cérys est un premier pas à obtenir, sous la souffrance, les pertes nombreuses, le fait de devoir cacher sa propre nature, d'étouffer ses sentiments. Vivre ? Non, il s'agit de survivre dans un monde créée par Galli de toutes pièces où chaque pions, même les rois, sont des pièces d'un échiquier gigantesque. Le prix pour obtenir la paix est un véritable sacrifice et l'immortalité dont certains jouissent pourraient bien un jour se voir détruite. Cérys doit conjuguer avec le fait que dans ce tome elle est face à son pire ennemi sous la forme de Deavan, son ex fiancé, celui pour qui elle aurait pu oublier tout, si ce n'est la destruction de son peuple, l'éradication pure et simple de sa famille. En même temps, le mot famille ne veut plus rien dire pour ceux qui restent dans l'ombre. Je sens des entourloupes et de la jalousie profondes, du ressentiment par un personnage que l'on voit peu mais qui est dans les esprits de pas mal de personnages. Prête à aller jusqu'au bout de son plan ? Oui, mais lequel ? Car des plans, elle en a quelques uns partagés avec certains de ses "proches" d'autres avec juste elle-même et d'autres je pourrais presque les qualifier d'ennemis. Le lecteur est sur le qui-vive et le sauve-qui-peut !
Une inspiration de plus et Tisha voit également ses plans s'émietter par moment, surtout quand certains actes sont décryptés de manière remarquables, pas vrai Valdar ? C'est un petit futé, enfin jusqu'à un certain point, car un autre semble très bien maitriser son don ! Tharon a raison sur un point : vivre dans le passé ne peut pas aider à avancer et Tisha va devoir écraser ses souvenirs pour la rendre encore plus forte. Affaire à suivre de ce côté donc. Senera est un personnage qui parait tranquille, mais connaissant l'auteure, je ne pense pas que cela va rester ainsi. Elle sait ce qu'elle veut et va le montrer d'une manière ou d'une autre. Des sacrifices donc pour les femmes, mais qu'en est-il des hommes ?
Deavan a beau avoir le rôle du méchant de l'histoire pour Cérys, c'est bien plus complexe que cela et en plus il sait des choses dorénavant. S'il est ainsi, des raisons l'ont poussé pour faire sortir le loup du bois. Comment contrecarrer des plans sans faire saigner le cœur des autres ? Quels choix à faire pour survivre dans ces conditions ? Si je peux comprendre sa façon de faire, comme protéger son peuple en écrasant les autres parce que le choix n'était pas autre que celui-là pour ne pas voir les siens mourir de faim, entre autre, (la politique est complexe, les pourparlers aussi) sa jalousie est mal venue au vu de ce qu'il fait avec Rina et bien d'autres. En quoi est-ce que sa réputation de tomber dans les lits serait prolifique ? Alors lorsqu'il fait son jaloux pour une fois, alors qu'il n'était plus avec, que la guerre était déclarée, que la mort attendait tout le monde au tournant, monsieur décide que c'est pas gentil ? Parce qu'il pensait la mort justement et que, bref, ce côté ne m'a pas fait rire et m'a fait prendre conscience que je n'appréciais pas ça et que s'il est capable de réfléchir sur de sujets vraiment graves, là, il m'a déçue. Autrement il a le don de se mettre en colère de manière drastique et je peux le dire ainsi, il pète le feu !
Garek et Kael, des gardiens, eux ont du potentiel de fou ! Attachés à leur "maitre", ils ne sont pas de simples objets, ou juste des protecteurs. comme tout le reste de cette saga, les liens sont aussi complexes que la couvertures qui ne dévoilent pas tout au premier regard. Doutes, craintes, amour, respect, déférence, protection, famille, mensonge par omission. Les liens ne sont pas ceux du sang, par contre ils sont bien présents, tels des frères et sœurs liés. Ils réfléchissent, comprennent très bien leurs propres actes, peuvent regretter, mais continuent d'avancer. Leur haine mutuelle donne du mouvement dans les décisions des autres personnages, mais le jour où ils seront dans le même camp, cela va donner de sacrées étincelle ! Je pourrais continuer à parler des personnages, ils sont assez nombreux, comme Liorel, Rina, Djemina, Branor, Lyria, Fenn... importants pour l'histoire, pour les liens créées, pour les amitiés, les trahisons, le passé.
Ce passé qui n'est simple pour personne. De nombreux sacrifices ont dû être faits, des cœurs meurtris, des familles entières démunies. Qui croire qui ? Qui peut avoir confiance en l'autre, mais surtout qui peut SE faire confiance ? Nous avons la présence de nombreux thèmes récurrents : le manque de confiance en soi en fait partie, les choix à faire dans une vie qui peuvent impacter celle des autres, la différence sous toutes ses formes, la jalousie, l'envie, l'avarice, le pouvoir, la promesse d'un avenir meilleur, la peur de tout perdre...
Et puis les Dieux sont dans la place ! Pour ceux et celles qui ont déjà lu la saga de Gyara avant, que personnellement j'avais adoré, nous retrouvons quelques uns de ces Dieux et ils sont toujours aussi... mesquins, fourbes, manipulateurs, joueurs avec la vie des autres, profiteurs... Des Dieux en somme, pas besoin d'imaginer qu'ils sont bons. Ils attendent toujours quelque chose en retour et ça, ce fameux retour du bâton va faire mal, très mal ! Dans le prochain tome ? Surement ! Dites-vous bien que de toute manière, depuis le début la douleur est devenue une amie bien chère pour certains personnages. Cette douleur qui ne cesse de se montrer pour que personne n'oublie le pourquoi ils en sont là !
Des émotions en pagaille, il vaut mieux ne pas sauter de phrases pour comprendre comment le monde construit est mis en place. Il est riche en développement, les intrigues politiques sont énormes et lorsqu'il y a intrigues de ce type, il faut bien comprendre que certains ne jouent pas le même jeu que vous. Tout le monde veut une part du gâteau, la plus grosse, forcément cela ne peut pas passer correctement si ce n'est pas équitable. Tout ce que je vais indiquer dans la phrase suivantes ne sont pas décrits explicitement dans ce tome : Entre les coups de fouets, les emprisonnements, les kidnapping, les tortures, les sévices, les forcings de tout types, le monde est dans le chaos total ! Ces moments sont dans les souvenirs de certains personnages, leur fait battre le cœur plus vite, donnent des sueurs froides et l'imagination va au galop. Lorsqu'un récit est aussi sombre, ce que j'apprécie ce ne sont pas les descriptions des détails sordides, au contraire, c'est le fait que le peu distillé nous donne des envies de plonger au cœur de l'histoire. Ô pas pour avoir les détails, mais pour rendre justice, car ces mots n'existent pas pour la plupart des considérés comme les plus grands de ce monde.
La plume est travaillée, comme tout le reste. De plus, nous avons les cartes du début, les récapitulatifs des personnages, un résumé du tome précédent, tout pour nous faciliter le travail. La magie à l’œuvre est phénoménale, avec des potions également, la nature, mais surtout les particularités de Deavan ou de Cérys pour ne citer que ces deux-là. Deux magies qui s'opposent ? Pas forcément, car elles forment un tout, mais je n'en dirais pas plus de ce que je pense, à vous de découvrir mes idées (oui, sortez votre boule de cristal pour le coup !) Quant à la magie des autres, les... transformations sont impressionnantes pour la plupart et particulières. Dans tous les cas ? Impossible de s'ennuyer. J'avais beau sortir du livre pour aller au travail, dès que je remettais le nez dedans c'était avec joie, pertes et fracas aussi. Le pire ? C'est lorsque je devais arrêter ma lecture, j'avais comme un ressenti de manque, de perdre un monde sombre certes, complexe, mais où les vrais liens d'amitié qui sont peu nombreux me manquait. Comme le manque au chocolat pour une accro, ici j'avais ce même ressenti !
Alors oui, les personnages principaux ont une belle part, mais au final, sans les secondaires, ils ne seraient rien. Pas de jalousie, pas de traitrises, pas d'épaules pour être soutenu, Chaque pièce est travaillé et le petit plus ? Avoir plusieurs points de vue du récit tout en le faisant avancer est royal ! (Sauf pour deux cas où certains événements se passent dans le même temps, car pas au même endroit). Nous comprenons le but de la rébellion, nous comprenons les peurs de tous, nous pouvons comprendre de nombreux actes et faits, mais le lecteur ne cautionne pas tout. Notre conscience est prise en otage avec ce que nous croyons et le travail sur la psychologie des personnages nous fait réfléchir, énormément. Les femmes ne sont pas forcément fortes physiquement, ne sont pas parfaites (comme les hommes de toute manière), ne sont pas bonnes ou mauvaises. Chacun fait des choix qui peuvent tâcher leur âme. Pas mal de petits bouts de romances qui montrent le bout de son nez entre certains personnages, des situations sensibles, des attachements particuliers, des liens qui se resserrent grâce ou à cause d'un vécu similaires. C'est plutôt lent et ne prend pas toute la place, donc cela me va très bien. Et pour le côté intimité, Galli indique qu'il y en a. Oui, mais ce n'est pas du détail à outrance et pas dans tous les chapitres, bien heureusement, en plus, elle nous évite le cru et les mots à outrance sur des scènes courtes. Donc tout va bien pour moi !
La fin est terrible, car les quelques mots qui sont juste avant le point final nous laisse avec de nombreuses questions. La rune ? Maras ? La reine ? Un entrainement loupé ? Un sacrifice ? Un Dieu qui fait mumuse ? Une rébellion non prévue ? Une attaque loupée ? Et tant d'autres questions qui m'ont fait refermer le livre en me rongeant un ongle, encore ! Attention, je confirme que l'auteure est sadique.
En conclusion, un récit riche, un monde construit complexe où chaque lien peut tirer sur une corde sensible. Les complots sont de plus en plus nombreux, les esprits sont mis à mal et la raison peut parfois laisser la place au cœur et inversement. Savoir faire le bon choix est difficile, car nous comprenons bien qu'il y aura toujours des pertes, des personnages lésés, des laissez-pour-compte. La psychologie des personnages est très travaillée, si travaillée que cela retourne notre propre cerveau. Même si nous avons des barrières dans notre conscient, qui nous dit qu'un jour ces barrières ne vont pas s'effondrer ? De nombreux rebondissements, des découvertes de taille, des secrets qui commencent à se dévoiler, ne vous attendez pas à avoir une histoire simple à lire. C'est tout le contraire !
Ayant beaucoup aimé le premier tome, même s’il était assez introductif et demandait un temps d’adaptation pour bien saisir tous les enjeux, j’avais très hâte de découvrir ce deuxième volet. D’autant plus que j’avais lu plusieurs avis dithyrambiques à son sujet et que je brûlais d’envie de me faire ma propre opinion.
Avant toute chose, je tiens à remercier Galli May pour le récapitulatif des personnages placé en début de roman, ainsi que pour le résumé du tome précédent. Ce type d’attention est particulièrement précieux dans les sagas de dark fantasy riches en intrigues et en protagonistes. Cela permet de se replonger immédiatement dans l’univers sans confusion.
Serments brisés reprend directement à la suite des événements du premier tome, pour mon plus grand plaisir. Le rythme, déjà soutenu précédemment, est ici encore plus intense. Les rebondissements sont nombreux, les personnages malmenés, les retournements de situation s’enchaînent. Une chose est certaine : impossible de s’ennuyer.
Malgré la multiplicité des points de vue, la lecture reste fluide. Les transitions sont claires, les liens entre les intrigues bien construits, et l’autrice parvient à tisser une toile narrative complexe avec une grande maîtrise. J’ai particulièrement aimé voir les tensions naître, les alliances se former et les relations évoluer avec subtilité.
Mais la véritable force de ce roman réside dans ses personnages. Ils sont approfondis, nuancés et gagnent en densité grâce à l’alternance des points de vue. Comme dans le tome précédent, j’ai été captivée par Cerys et Tisha. Ce sont des figures féminines puissantes, justes et profondément moralement nuancées. Elles s’imposent dans un univers dangereux sans jamais perdre leur cohérence psychologique. Leur détermination et leur complexité m’ont réellement impressionnée. J’ai en revanche été un peu moins sensible au point de vue de Gareth, sans parvenir à identifier précisément pourquoi. L’attachement a été moins instinctif.
Côté romance, j’ai beaucoup apprécié les dynamiques qui se mettent en place. L’une d’elles se construit sur un slow burn particulièrement réussi, prenant le temps d’installer la tension et l’évolution des sentiments. Un vrai plaisir.
L’autrice clôt ce tome sur une fin tout simplement insoutenable. Heureusement, le troisième volet ne devrait pas tarder à paraître. Je croise les doigts. Je recommande vivement cette saga aux amateurs de dark fantasy intense, en gardant toutefois à l’esprit les trigger warnings.
Serments brisés confirme tout ce que le premier tome promettait… et va encore plus loin. Si le tome 1 posait les bases politiques et émotionnelles, ce second volume les fait exploser.
La politique devient plus sombre, plus tranchante. Les masques tombent, les positions se radicalisent et chaque choix semble mener à une impasse. Les jeux de pouvoir gagnent en intensité, avec une tension permanente qui ne laisse aucun répit au lecteur.
Le world building s’enrichit considérablement. L’univers s’ouvre, se complexifie, et révèle de nouvelles facettes aussi fascinantes que dangereuses. Tout paraît plus vaste, mais aussi plus oppressant, renforçant le sentiment d’urgence et de menace.
Les personnages sont mis à rude épreuve. Leurs certitudes vacillent, leurs loyautés sont testées, et leurs failles deviennent impossibles à ignorer. Ils évoluent de manière crédible et parfois douloureuse, ce qui les rend encore plus attachants et humains. Impossible de rester indifférent face à leurs choix passés ou présents et à leurs sacrifices.
Les intrigues sont d’une efficacité redoutable. Les rebondissements s’enchaînent, les serments se brisent — parfois de façon déchirante — et chaque révélation redistribue les cartes. Le rythme est maîtrisé, la tension constante, et la fin laisse une envie irrépressible de connaître la suite.
Ce deuxième est tout simplement explosif comme promis par l’auteure. Riche en révélations avec toujours autant de complots et trahisons. On est sur un véritable échiquier géant ou chaque ennemis ou alliés peut devenir l’inverse du jour au lendemain . Et cette fin ?!!!!
J’espère vraiment qu’ils auront droit à un happy end à la hauteur de leur amour..
alors autant le tome 1 j’ai eu du mal à accrocher au début étant un peu perdu et dans l’incompréhension (et sortant d’une saga coup de cœur), le temps d’avoir le worldbuilding mais en suite j’ai accroché de fou furieux. mais alors le tome 2, juste incroyable, j’ai été happé du début à la fin, j’enchaînais les chapitres sans pouvoir m’arrêter. je viens de finir le livre, il est 2h20, je dois me réveiller à 4h45 parce que je dois me faire opérer, ça va piquer le réveil mais ça en valait le coup de sacrifiés des heures de sommeil pour ce coup de cœur, je dirai même coup de FOUDRE livresque. j’attends la suite avec impatience, la patience n’est pas mon fort. tellement hâte de savoir comment sera la suite, mon coeur sera sans doute encore maltraité mais c’est pardonnable (et pardonné pour ce chef-d’œuvre). hâte de retrouver mes ptits bebs cerys et deavan.