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Prodiges

• Deux frères que tout oppose sous l'emprise d'un père avide de pouvoir.
• Un concours artistique où tous les coups sont permis... tant qu'on ne se fait pas prendre.
• Une réflexion sur l'art, où un chefd'oeuvre n'est possible qu'en luttant contre soi-même.
Tous les trente ans, la Confédération organise le prestigieux concours de l'Inspiration Divine. Les héritiers des six maisons y participent. Celui qui accomplira le Prodige capable d'émerveiller le Sérénissime, la divinité tutélaire de la Confédération, deviendra le nouveau Doge jusqu'au prochain concours.

Faussaire de génie, Andréa est capable de reproduire à la perfection les plus grands chefs-d'œuvre comme s'il en détenait l'âme. Cesare, lui, est un artiste d'exception dont le talent brille autant que les angoisses le dévorent. Demi-frères qui s'ignorent, ils sont réunis par leur père pour représenter ensemble la maison des Tailleurs d'images lors du prochain concours de l'Inspiration Divine. L'ambition de ce dernier ? Garder le pouvoir, qu'il a lui-même conquis trente ans plus tôt en devenant Doge. C'est donc à un duel fratricide qu'il condamne Andréa, fils illégitime arraché à sa mère qu'il ne reverra qu'en cas de victoire, et Cesare, qui cherche désespérément la reconnaissance paternelle. Face à eux, les héritiers des autres maisons –; redoutables, ambitieux, prêts à toutes les audaces, même les plus obscures –; rivalisent pour attirer l'attention du Sérénissime. Mais dans une Académie des arts gangrenée par les intrigues, les mensonges et les manipulations, leurs véritables adversaires sont-ils ceux qu'on leur désigne ?

Inspiré de la Renaissance italienne, un roman intense sur les tourments de la création, ses merveilles, et les sacrifices qu'elle exige.

469 pages, Kindle Edition

Published April 16, 2026

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Elie Henon

2 books2 followers

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Displaying 1 - 20 of 20 reviews
Profile Image for Gaïa.
448 reviews36 followers
April 27, 2026
4,5⭐️ - Très bonne lecture
Ayant découvert un peu plus tôt le premier roman de l'autrice, que j'avais bien apprécié, je me suis lancée avec plaisir dans son second roman.

Prodiges est une histoire qui m'a beaucoup plue : nous suivons 2 demi-frères qui se rencontrent pour la première fois lors du plus grand concours d'art du pays, qui est organisé une fois tous les 30 ans et dont le gagnant pourra diriger le pays. J'ai trouvé que l'intrigue était à la fois facile à comprendre et captivante, comme souvent avec le trope compétition. Il y a également pas mal de mystères qu'on a envie de voir résolus, même si je suis restée légèrement sur ma faim pour quelques points particuliers.

J'ai bien aimé le worlbuilding, qui est suffisant pour bien se représenter l'univers et ses enjeux, sans être inutilement complexe et détaillé. La place accordée à l'art dans le récit est très intéressante et j'ai beaucoup aimé toutes ces réflexions autour de la création.

J'ai trouvé les personnages bien caractérisés, avec beaucoup d'efforts faits, même au niveau de la plume, pour différencier les POV. Certains pourront trouver qu'ils sont parfois un peu trop intense, mais honnêtement je trouve que pour une fois cela correspond tout à fait à ce qu'on peut attendre d'adolescents, qui ressentent les choses de manière démultipliée.
Profile Image for Hanarus.
51 reviews2 followers
April 21, 2026
Je ne me suis jamais autant identifiée à un personnage. Ce livre aborde des thèmes qui me touchent énormément donc j’étais en angoisse à chaque page, mais qu’est-ce que je l’ai aimé !
Profile Image for NyxShadow.
2,480 reviews66 followers
May 15, 2026
Nous sommes dans une Venise/Italie alternative. Un état où l'Art est essentiel parmi la noblesse. C'est à travers une oeuvre d'art, un Prodige, que le dirigeant est choisi pour les trente années à venir.
La couverture l'annonce : nous allons suivre deux (demi-)frères. Rivaux. Talentueux. Différents.
Nous commençons avec Andrea. Faussaire talentueux, voleur, vie dans les bas quartiers et aime sa vie. Le jour où son père biologique, le Doge, le retrouve, sa vie bascule. Le voilà projeté dans un monde qu'il n'aime pas : les riches, les puissants.
Cesare est le fils biologique du Doge, l'héritier désigné. Peintre de génie, il souffre pourtant d'un criant manque de confiance en lui. Il cherche à tout prix l'approbation de son père et est prêt à tout pour cela.
Tout les deux vont devoir participer à la présentation qui élira la prochaine famille au pouvoir. Mais dans cette compétition, tous les coups sont permis et certaines familles sont prêtes à tout.

On alterne entre les points de vue des deux frères et parfois, un autre héritier prend la parole. Cela nous permet de mieux connaître les deux frères et d'être au plus proche de l'intrigue.
Toutefois, cela n'a rien fait pour me faire apprécier Cesare. J'ai eu beaucoup de compassion pour lui. Il subit une pression folle, se dévalorise... mais ce n'est pas un personnage appréciable. Il est égocentrique, égoïste, arrogant. Bref, pas une personne dont je me ferai un ami bien qu'il soit, semble-t-il, le plus talentueux peintre de sa génération et d'avant.
Andrea est plus "humain", plus ouvert. Doué à sa manière, il est plus avenant et ne veut pas être mêlé aux machinations des autres.

L'ensemble du roman est une ode à l'art et surtout aux sacrifices que s'impose les artistes au nom de l'Art. Par moment on a de la politique avec tout les coups bas et manœuvres que cela implique. Le père des garçons est un sacré b*** mais l'autrice lui donne des moments où l'on devine l'attachement qu'il a pour ses garçons (pas sa femme en revanche...).
On va suivre les participants dans leur académie où ils perfectionnent leur art, rendent des devoirs et travaillent sur leur Prodige. L'autrice fait de grands sauts temporels pour tenir dans le roman, mais c'est un peu artificiel et les personnages ne donnent pas l'impression d'évoluer sur cette ligne de temps.
Andrea en veut à Cesare de ne pas s'intéresser à lui mais il n'essaye pas non plus de créer du lien.
Les autres héritiers avaient du potentiel mais je les trouve trop laissé de côté. Ils interviennent épisodiquement mais cela reste trop sporadique. Ce sont des outils pour mettre en valeurs les deux frères.
Plusieurs éléments vont être mis en place, mais laissé de côté, à mon grand regret.

Je suis donc un peu mitigée. Cet amour des arts était prometteur et différent du reste. Il y avait du potentiel, mais je suis passée un peu à côté. Compliqué de totalement adhéré, des moments qui manquent de sens (sur la fin, un personnage pose une question très pertinente qui n'a jamais de réponse), des choses qui auraient gagner à être expliquer davantage (comme le meurtre qui est évoqué au début, à la toute fin, et jamais le reste du temps...).

Je ne regrette pas ma lecture, il y avait de très bonne chose et beaucoup de potentiel, je suis juste un peu déçue que cela n'ait pas totalement fonctionné pour moi.
Profile Image for Audrey omc bookclub.
116 reviews1 follower
May 20, 2026
J'ai beaucoup aimé découvrir le monde original de Prodiges.
On plonge au cœur des arts et on suit le concours qui permettra à l'un des héritiers des maisons les représentant de voir son oeuvre prendre forme.
L'autrice aborde beaucoup de sujets très intéressants comme la reconnaissance de l'artiste et d'un parent, l'appropriation de l'oeuvre d'un autre artiste, les abus de pouvoir et d'influence, la fraternité et l'amitié.

J'ai trouvé que les personnages étaient bien décrits et bien intégrés dans l'histoire même si parfois j'ai trouvé que le caractère de certains tournaient un peu à la caricature.
L'univers est évidemment un gros point fort car c'était la première fois que je lisais un roman tournant autour des arts et j'ai trouvé le système de magie très bien construit.
Les rebondissements s'enchaînent bien même si j'ai trouvé quelques longueurs par moment.

C'est une lecture originale que je recommande pour changer de ce qu'on peut lire habituellement en fantasy.
Profile Image for Emilie Gomez.
Author 4 books4 followers
September 8, 2026
J'ai beaucoup aimé cette lecture !

Le pitch m'a directement attirée. Un livre basé sur un concours d'art, c'est stylé. Et je n'ai pas été déçue ! On plonge directement dans l'univers de la peinture dès les premières pages, quand Andréa apprend à reproduire une toile d'un artiste célèbre, puis qu'il est amené à participer au concours des Prodiges pour son père.

L'univers est magnifique. Basé sur les arts et une paix factice, qui cache des complots et une histoire plus sombre. Les personnages sont cohérents et très marquants. Andréa est con, mais super drôle. Il rend le récit léger, amusant et facile à suivre. César, par contre, est complexe, un peu pète-cul, et bien trop sous pression. Les autres héritiers ont chacun leurs caractéristiques propres assez particulières.

L'anxiété et la dépression, la pression, la manipulation sont des sujets qui reviennent beaucoup dans ce livre au travers de Cesar et de la famille d'Andréa. J'ai été très touchée par les événements. Effarée par les proportions qu'ils prennent, mais l'autrice à traité ça très bien.

Et la fin est très belle. J'ai beaucoup aimé ! Ce final grandiose est parfait !
Profile Image for VoidBagel.
54 reviews
June 29, 2026
Un roman très character driven qui se démarque par l'originalité de son récit dans la sphère YA !

J'ai beaucoup apprécié l'arc de Cesare, écrit avec finesse. C'est, à mon sens, le personnage le plus intéressant du roman parce qu'il représente vraiment ses thèmes centraux de bout en bout : la souffrance de la création combinée à la pression que les artistes subissent (venant de leurs proches et d'eux même). Cette double souffrance est laide et peut pousser à faire des choses laides, et c'est très bien représenté ici.

J'ai également été très émue par l'existence d'un prodige en particulier (si vous avez lu le livre vous savez lequel) et la façon dont il est introduit et partagé.

Il s'agit véritablement d'un roman YA, avec un worldbuilding accessible, et avec des personnages qui agissent conformément à leur âge (avec une bonne dose d'impulsivité, donc) et c'est assez rare pour être souligné.
Profile Image for Séverine.
1,004 reviews6 followers
April 25, 2026
Ce roman est une nouvelle preuve de la confiance aveugle que je porte aux éditions Gulf Stream. Pour être honnête, je pense que s’il avait été publié ailleurs, je ne m’y serais sans doute pas intéressée et je serais passée à côté d’un véritable coup de cœur ! De prime abord, ce n’est pas du tout le genre d’univers dans lequel j’ai l’habitude de me plonger… mais comme c’est souvent ainsi que je fais mes plus belles découvertes chez eux, j’ai foncé. Et quel bonheur !

J’ai été happée par l’ambiance dès les premières phrases. Je me suis tout de suite attachée à Andréa et son talent. Très vite, on rencontre son demi-frère, Cesare, pour lequel j’ai eu un peu plus de mal au début. J’ai adoré la dualité et la complexité de la relation qui les lie. Andréa débarque dans un monde qu’il ne connaît absolument pas et, pourtant, il s’adapte avec une facilité déconcertante, tissant des liens (qu’ils soient bons ou pas) avec les autres concurrents du concours. Les relations sont d’un réalisme frappant. Les personnages sont profonds, ni tout blancs ni tout noirs. Ils ont tous une raison différente, mais viscérale, de vouloir gagner, ce qui les rend terriblement humains. À l’opposé, le père de Cesare et Andréa est tout simplement ignoble et j’ai adoré le détester tout au long du récit ! C’était un peu la même chose avec Cesare au départ, mais j’ai bien vite commencé à ressentir de la compassion pour lui… C’est sans doute le personnage le plus complexe et torturé du roman. Témoin de certains de ses comportements, j’ai souvent eu envie de le secouer autant que de le câliner…

L’intrigue est passionnante et, même dans les moments plus calmes, j’ai savouré chaque mot et chaque dialogue. Pour dire vrai, j’étais comme « obsédée » par cette histoire ; l’univers ne me quittait pas, même quand je ne pouvais pas lire. J’ai été fascinée par la dimension artistique (les peintures, les sculptures et autres créations), mais aussi par le concept des Prodiges (je n’en dirai pas plus pour ne pas vous spoiler !). Sans oublier le Sérénissime, cette entité intrigante dont la présence plane sur tout le récit.

En bref, c’est un roman comme je n’en avais encore jamais lu et qui m’a touchée au plus profond de moi. Si vous hésitez, c’est que vous êtes un minimum curieux… alors faites comme moi et foncez, vous ne le regretterez pas !

https://severinebouquine.wordpress.co...
Profile Image for Sam et des mots.
50 reviews
September 9, 2026
Tous les coups sont permis pour gagner !
Prodiges - de ElieHénon chez @gulfstreamediteur
Note 3,5/5 à partir de 15ans /! TW

J'étais très curieuse de commencer ce livre car il m'est apparu un peu comme un ovni dans mes lectures de fantasy. Parmi mes éternelles lectures avec des dragons, des élus, de la magie et des concours complètement lunaires : Prodiges est arrivé comme un petit vent frais ! Original, un peu imparfait: comme on aime !
Attention ; on est sur des sujets sombres MAIS importants et qui sont malheureusement encore trop d'actualité: l'emprise familiale, les relations fraternelles & la santé mentale.

Ce que j'ai aimé :
-l'univers original lié aux arts : peinture, sculpture
-la relation fraternelle
-l'académie avec sa doyenne complètement loufoque et les héritiers

X Ce qui m'a pas eu :
-le rythme: parfois redondant et parfois trop rapide sur des sujets qui auraient mérité un peu plus de détail
-le nombre de pages? Oui c'est histoire de dire, mais je pense que c'est un roman qui aurait pu être plus court car parfois on tournait un peu en rond.
-la jeunesse des personnages la connexion avec leur vie (15 et 17 ans et on parle de s*xe, de drogue, d'alcool. Suis-je une vieille rabat-joie?). Pourtant certaines réactions sont clairement liées à des ados ; en gros un décalage un peu bizarre.

Tropes et vibes :
emprise familiale - santé mentale - arts - renaissance italienne - académie - concours -
Service de presse offert par GulfStream.

Retrouve-moi sur IG : @sam.etdesmots
43 reviews
July 27, 2026
Le livre traite avant tout de la relation de (demi-)frères - très rafraichissant - en compétition et également, de façon plus subtile, mais très bien menée, de sujets politiques, tels que le classisme, la pression familiale et scolaire, ainsi que celle que l'on se réserve à soi-même et surtout les conséquences de celles-ci sur notre santé.
Il est assez rare de trouver le sujet de la rivalité entre frères et soeurs en premier plan dans la fantasy et plus encore sans triangle amoureux - ou presque - comme on peut en trouver dans Powerless, par exemple.
Je remercie donc l'auteur d'avoir dépeint des personnages qui sont forcés de devenir concurrents, qui ne l'ont donc pas toujours étés et qui ne le seront donc plus. Le but de l'histoire n'est pas de savoir qui est le plus talentueux ou qui va gagner le concours, mais bien comment vont-ils apprivoiser leurs différences et se voir tels qu'ils sont.
Dans cette histoire, il n'y a pas de grand méchant - ou presque -, seulement des individus construits socialement. L'autrice nous rappelle que nous voyons le monde à travers un prisme et que la réalité n'est jamais aussi simple qu'elle n'y paraît et encore moins celle de l'Autre.
Cette histoire a toute sa place dans notre société moderne.
Profile Image for Captain Nisaka.
161 reviews1 follower
April 22, 2026
Dire que j'ai aimé serait un euphémisme ! J'ai passé un excellent moment du début à la fin ! J'ai trouvé l'ambiance particulièrement bonne et surtout, l'histoire est rempli de rebondissements. On ne s'ennuie jamais, il se passe toujours plein de choses. Et surtout, on a nous promet une compétition où tous les coups sont permis et clairement, c'est ce qui arrive ! Beaucoup de drames, de moments vraiment douloureux mais une histoire de famille qui m'a ému.

Je recommande vivement !
Profile Image for Ines.
651 reviews11 followers
April 29, 2026
Un roman intense, avec un univers très original autour de l’art. J’ai beaucoup aimé la relation entre Andrea et Cesare, à la fois compliquée et touchante. J’ai aussi apprécié la manière dont le roman aborde la pression familiale ou la quête de la perfection... Malgré quelques longueurs, c’est un livre marquant qui reste en tête après l’avoir terminé.
Profile Image for Mei-Amadis.
233 reviews2 followers
August 29, 2026
Une lecture frustrante pour moi. L'univers, les sujets et les personnages sont intéressants et foisonnent de potentiel et de créativité. Cependant, le développement de l'intrigue manque encore de maturité et rend l'ensemble parfois bancal, particulièrement les cent dernières pages.

L'autrice reste cependant à suivre car je suis convaincue qu'elle a un très fort potentiel !
829 reviews3 followers
Review of advance copy received from Éditeur
April 13, 2026
< Ce qui n'est pas magnifique ne peut exister >

Il sort aujourd'hui et il a assez de potentiel pour vous embarquer dans un milieu plein de compétitions, de jalousie, de passion et de violence. Alors, tentés ?

Prodiges c'est l'histoire de deux frères qui ne se connaissent pas, ont été élevés de manière drastiquement opposées, mais vont se retrouver dans la même compétition pour devenir le Prodige de leur génération.

Ce roman est riche de ses personnages forts, qui mènent chacun un ou plusieurs combats contre eux mêmes et/ou contre la société. Un texte qui n'est pas politiquement correct, mais mène à des réflexions sur notre vie, nos idéaux et le monde dans lequel nous vivons également.

Et c'est surtout un texte profondément engagé dans les thématiques de la santé mentale, les sujets abordés le sont avec beaucoup de tact (TW autom*tilation, dépression, relation toxique, m*urtres, s*umission par la force...). Merci à l'autrice pour ce parti pris !

La dualité entre Andréa et Cesare était si palpable et ce dès le début. Elle s'intensifie au fil de l'histoire. Passant de pensées crasses à une vraie compétitivité maladive entretenue par le concours, la famille, la jalousie.

J'aurais aimé que les relations entre nos deux protagonistes principaux et les autres compétiteurs soient plus représentées, mais j'ai tout de même beaucoup apprécié leurs échanges. Voir davantage, Sirani et Taddeo aurait été un réel plus pour moi.

Ce n'est pas un roman qui peut convenir à tout le monde, mais c'est une histoire qui peut toucher tout le monde. Et selon moi c'est à ça que l'on reconnaît le prodige dans cette histoire. Elle laisse sa trace, presque sans crier gare.

Allez-vous découvrir cette compétition de tous les possibles ?

< S'il le choisit, je serai libre,
S'il le choisit, je ne serai plus rien >
Profile Image for Elise H.
1,485 reviews7 followers
Did Not Finish
June 20, 2026
DNF à la page 387/461

Une galerie de personnages épouvantables : narcissiques, égoïstes, orgueilleux, violents …
Je n’étais attachée à personne, me fichais de ce qui pouvait leur arriver,mais je me suis forcée à lire. jusqu’à ce que Cesare dépasse carrément les bornes et la j’ai arrêté
Profile Image for The books of hope.
201 reviews1 follower
August 19, 2026
3,5/5 ⭐️

C’est une lecture qui me hypait énormément. L’ayant achetée au Festival du livre en pleine rencontre avec l’autrice j’avais hâte de le commencer ! Malheureusement quelques détails m’ont un peu dérangé.

⚠️Attention cette chronique comporte des spoils afin que je puisse développer mon opinion le plus possible

L’univers est vraiment intéressant. On est plongé dans un monde qui tourne autour des arts, où l’on vénère une divinité se nommant le Sérénissime. Tous les trente ans, un concours a lieu pour lui présenter une œuvre afin qu’elle prenne vie et devienne un prodige. Dans ce roman on suit deux protagonistes, deux frères que tout oppose. On a d’un côté Andréa, l’enfant illégitime vivant dans les bas-fonds avec sa mère, occupant la fonction de faussaire. De l’autre côté Cesare, le successeur légitime qui croule sous les attentes de son père. Séparément j’ai aimé les deux personnages. Andréa est joueur, taquin mais protecteur envers sa mère. Cesare a une personnalité plus sombre notamment à cause de son obsession pour la perfection. Durant plus de la moitié du roman je les ai apprécié. Mais à la fin tout a dérapé. Andréa rentre dans le jeu de son père en lui donnant un portrait de Sirani sous le coup de la colère, puis la disqualifie pour la « protéger » alors qu’il est responsable de cette situation. Son frère lui, après les trahisons qu’il a subies, brûle littéralement le travail de Salvatore et s’en va dans une abbaye après sa tentative de suicide. A la fin j’ai eu l’impression que les personnages n’étaient plus les mêmes, il y a eu un réel décalage ça m’a perturbé. Et c’est d’ailleurs ce que j’ai ressenti dès lors que les deux frères ont été kidnappés. Le temps passe mais il ne se passe rien, aucun développement, mais très vite tout s’accélère. Les événements s’enchaînent, en arrivant avec le jour du concours et le coup d’état. En fait j’ai l’impression que l’autrice s’est rendue compte de la lenteur de son histoire et a décidé de tout accélérer à la fin pour qu’elle puisse écrire tout ce qu’elle avait imaginé. Elle rajoute des éléments à sa guise pour servir le récit mais qui sortent de nulle part, notamment le pouvoir d’Andréa. Elle en oublie d’autres, l’assssinat qui a coûté la prison au père de Salvatore, sans développé plus que ça cet épisode qui aurait pu être vachement intéressant notamment pour assimiler la dynamique au sein des familles. Idem pour la mort de la vraie Sirani qui a été remplacée. Ne me parlez pas de la mort de la « fausse » d’ailleurs qui ne sert strictement à rien. Idem pour sa sœur qui apparaît pour rien au final. Bref ça ne marche pas. C’est fou parce qu’on voit vraiment une cassure en deux parties dans ce livre : le début très prenant où l’on découvre les personnages et l’univers, puis la fin bâclée sans aucun développement. Mon plus gros point noir est d’ailleurs l’absence de développement entre Cesare et Andréa. Je m’attendais à beaucoup plus d’interaction que ça car, au final, ils n’échangent pas réellement ce que je trouve dommage. Et c’est ce que je reproche à l’ensemble des personnages, j’ai trouvé qu’on restait trop en surface. J’ai apprécié avoir les points de vue de Salvatore et Artemisia par exemple mais ça manquait encore de développement. Les héritiers ne tissent pas de liens. Enfin on sait qu’ils sont amis mais on ne les voit pas échanger, c’est tellement dommage. Au final j’ai l’impression qu’ils n’évoluent pas et donc, qu’on est au regret de rester dans la caricature que l’on se fait d’eux car on n’apprend pas à les connaître.

Enfin parlons des points positifs. J’ai beaucoup apprécié le récit inclusif en montrant un personnage en fauteuil roulant, un protagoniste avec une main en moins ou encore des couples homosexuels. On sent que c’est rajouté naturellement et non pas pour se donner bonne conscience. L’univers m’a particulièrement plu, s’inspirant de la renaissance italienne. J’aime beaucoup les différentes formes de l’art et les voir mises à l’honneur dans un livre est vraiment magnifique. Idem pour cette tension entre les différentes Maisons dont j’aurais adoré en connaître les détails. Cette intrigue de base est très intéressante, il y a un réel potentiel derrière donc j’avoue être déçue. Pourquoi ne pas plus développer l’histoire des maisons, du monde dans lequel ils vivent ou encore des prodiges ? C’est très frustrant. Les thèmes sont assez sérieux avec l’emprise familiale, les idées noires ou encore le suicide qui sont abordés (lisez les TW avant d’acheter le livre ‼️). Montrer le côté sombre de l’artiste torturé par son œuvre est hyper intéressante. Représenté avant tout par Cesare, c’est probablement l’un des aspects que j’ai préféré dans cette fantasy.

Dans l’ensemble ce n’est pas une mauvaise lecture, j’ai apprécié la plume derrière l’autrice et son univers mais je reste sur ma faim. Il y a trop de facilité à mon goût alors que ce récit aurait pu être si complexe...
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Profile Image for hunger_runs_deep.
195 reviews3 followers
June 22, 2026
4.5/5*
Une lecture atmosphérique et addictive à propos de l'emprise familiale, le tout sur fond de compétition artistique et de renaissance italienne <3

J'ai dévoré ce roman en 2 jours ! Vraiment une lecture hyper prenante. D'abord par son ambiance : l'environnement est finement décrit, juste ce qu'il faut pour nous immerger dans l'époque. On sent que l'autrice a bossé son sujet, avec du vocabulaire architectural, historique ou artistique toujours maîtrisé. Elle nous brosse donc avec brio le portrait de la Confédération et de ses cités, chacune gouvernée par une des 6 familles qui s'affrontent pour le pouvoir, le tout sublimé par leur spécialité artistique.
Pour le coup, j'ai trouvé le système de magie un peu "flou", dans le sens où les miracles semblaient être un peu tout et n'importe quoi, mais l'esthétique générale fonctionnait bien, malgré le "plot hole" créé par l'un des Prodiges familiaux. Moi qui suis passionnée d'art sous toutes ses formes (et notamment de dessin), je me suis régalée lors des différentes descriptions !

Pour ce qui est de l'intrigue, j'ai trouvé que l'autrice ouvrait beaucoup de portes, qui sont globalement plutôt bien refermées, même si je déplore qu'une ou deux aient disparu en cours de route. Elles étaient évidemment parmi les moins importantes, mais il y a certains sujets que j'aurais voulu voir creusés, d'autant plus parce que finalement, la compétition artistique est surtout au second plan, et que le premier est constitué des différents complots et rivalités entre familles alliées et ennemies. Malgré tout, chapeau d'avoir réussi à intégrer un si grand nombre de sous-intrigues et à en gérer la plupart sur un livre aussi court, c'est déjà brillant !

Les personnages sont vraiment le point fort du récit <3
Cesare, en particulier ! Damn, qu'est-ce que j'aime ces protagonistes torturés et fragiles. Il est victime d'une pression familiale insurmontable, pétri d'anxiété et de jugement à la fois, convaincu autant de son génie que de son incompétence... bref, un portrait en clair-obscur mené d'une main de maître.
Andrea lui répond en miroir, avec son côté gamin des rues qui honni tout ce que sont son frère et son paternel. Il souffle un vent de fraîcheur sur l'apparente noblesse qui règne dans la compétition, et c'est lui qui mène le fil principal de l'intrigue, à savoir déjouer les différentes complots. Comme il le dit, pour lui, l'art, c'est un travail, pas sa passion !
Le reste du casting est un peu plus en retrait, mais les personnages secondaires bénéficient toustes d'un monde intérieur qu'on sent riche, et de particularités qui font leur charme. Mention spéciale au fameux paternel, qui est une ordure INTERSIDERALE, et dont on comprend pourtant en partie les motivations. Le genre d'antagoniste que j'adoooore détester.
Je note malgré tout que la plupart des personnages (Cesare mis à part) sont assez "stagnants", dans le sens où ils n'ont pas vraiment d'arc narratif, et restent les mêmes dans leurs idéaux ou leurs réactions tout au long du roman. Ca donne, par moments, une impression de redondance dans les conflits interpersonnels, mais Elie Hénon nous propose des personnages tellement nuancés de base, et une exploration des thèmes si pertinente qu'au final, ça n'est (presque) pas dérangeant. La seule chose qui m'a vraiment fait tiquer, c'est le "miscommunication trope" entre Cesare et son love interest, qui est poussé à l'extrême de façon assez frustrante pour servir l'intrigue, mais le reste du temps, j'étais tellement absorbée dans ma lecture que le manque d'évolution ne me dérangeait absolument pas, au contraire !

Les thèmes, parlons-en : poids de la création sur les artistes, santé mentale (/!\ aux TW en début de livre), conflits fratricides, et surtout attentes familiales démesurées qui brisent plus qu'elles n'élèvent. Elie Hénon aborde chacun d'entre eux avec un brio sans failles et beaucoup de délicatesse, nous montrant tantôt les zones d'ombre, tantôt celles de lumière. Ces sujets suintent à travers les personnages, mais aussi l'univers, notamment grâce au Sérénissime, cette entité divine à l'origine des Prodiges !

Et puis alors cette plume... IN-CROY-ABLE ! Entre les deux points de vue des frères qui sont très faciles à distinguer alors qu'ils sont tous les deux à la 1ère personne, les cassures dans la narration dans les moments les plus forts, ce petit soupçon de narration à la seconde personne, c'était juste brillant, rien à redire <3

Bref, une excellente découverte, dont la qualité intrinsèque était tellement sublime que même mes bémols habituels n'ont pas su gâcher mon expérience de lecture ~
Profile Image for Magali.
Author 15 books22 followers
July 30, 2026
Quelle place tient l’art dans votre vie ?

Dans Prodiges de Elie Hénon, celui-ci imprègne le quotidien des personnages, qui appartiennent à des familles d’artisans. Situé dans un univers fantasy inspiré de la Renaissance italienne, l’histoire suit en effet deux garçons, Cesare 17 ans et Andrea 15 ans, qui se découvrent demi-frères et sont envoyés à l’Académie pour le concours d’art réservé aux grandes familles d’artistes/artisans. Or, l’héritier gagnant du concours permet à sa maison de recevoir le titre de Doge pour les 30 ans à venir. Autant dire que coups bas, intrigues et autres complots sont de mise…

J’ai beaucoup aimé le fait que l’autrice propose, outre le point de vue des deux garçons, celui des autres héritiers (enfin, presque tous) de temps en temps. Chaque personnage a sa voix propre et on voit ainsi leur rapport, différent, à l’art. Pour Cesare, qui a grandi sous la pression ultra-toxique de son père – précédent gagnant du concours – sa sensibilité est pétrie de souffrance ; pour Andrea, bâtard ayant grandi dans un quartier défavorisé et habitué de recourir au vol pour survivre, l’art est un moyen pour arnaquer et donc s’en sortir, et pour les autres, on voit leur façon d’aborder leur art. En tant qu’autrice, j’ai trouvé cela très bien car il est vrai que chaque artiste, bien que partageant des traits communs (il y a quelques passages sur la création que j’ai trouvé parlants), n’a pas forcément le même rapport avec ses créations.

Peinture, sculpture, orfèvrerie, mais aussi métallurgie, invention à la De Vinci (je pense que le personnage d’Artemisia est un hommage mixé à Léonard De Vinci comme à Artemisia Gentileschi), différents arts apparaissent ainsi dans le roman. Certes pas forcément en premier plan – on a surtout les intrigues et affaires de familles, auxquelles se mêlent une pointe de magie, avec les Prodiges qui sont des œuvres d’art capables de merveilles – mais l’art reste bien un fil rouge en filigrane, et le roman montre comment la compétition, et surtout le mélange de l’art et de la politique, peut corrompre le premier.

Une lecture aussi addictive que passionnante, que j’ai beaucoup aimée !
Displaying 1 - 20 of 20 reviews