Diplômée de l’École du Louvre, Louise est revenue s’installer à Lyon. Elle a décroché un contrat dans une fondation d’art. Son chignon lissé, son chemisier toujours impeccable la feraient passer pour snob, mais le pire serait qu’elle ressemble à sa mère, Nadia, dramaturge fantasque et imprévisible ayant quitté mari et fille pour mener en Angleterre la brillante carrière qu’elle n’avait pas en France. Quand Nadia meurt dans un accident de voiture, Louise doit décider si elle accepte que soit montée à nouveau la pièce qui a brisé leur lien. La voilà précipitée à Bristol. À l’hôtel, la plomberie fait des siennes et une jeune réceptionniste lui offre son amitié. Peu à peu, alors que les négociations mettent au jour un conflit de loyauté toujours plus dissonant et qu’une rencontre inattendue réveille en elle des hontes passées, Louise voit s’effriter ses souvenirs, ses convictions et, bientôt, son identité. D’une Lyon caniculaire à une Bristol labyrinthique, La femme coupée en deux est un face-à-face anxiogène, déphasé jusqu’au comique, entre une fille obsédée par l’ordre et la maîtrise de soi et une mère fantasmée autant que haïe – un appel à l’amour par-delà la rancune et la mort.
Ce n’est pas un coup de cœur, mais j’ai définitivement aimé ma lecture ! La première partie lyonnaise me touchait plus particulièrement comme j’adore la ville. Beaucoup de longueurs par moment, lesquels, je trouvais, ne faisaient pas nécessairement avancer le reste du récit. Et surtout, j’avais tellement de questions auxquelles l’autrice n’a jamais répondu au fil de ma lecture… J’aurais bien apprécié un dénouement un peu plus complet ! Mais sinon, très agréable à lire (les personnages peu attachants, même celui de Louise…).
Un livre que j’ai choisi de lire lentement comme un bonbon qu’on fait durer. J’ai adoré la première partie lyonnaise, j’ai suivi le mouvement à Bristol en me demandant où cela nous emmenait. Je voyais le nombre de pages restantes diminuer sans savoir où tout cela nous mènerait. Au final, je n’ai pas forcément eu de réponse à toutes mes questions mais j’ai toutefois apprécié le voyage !
Mon plus gros reproche : une 4eme de couverture un peu à côté qui laisse à penser qu’on est sur du Anna Gavalda avec une narratrice un peu snob. Il n’en est rien !