À Saint-Nicolas-des-Marins, tout le monde dépend des marins qui font battre l’économie et, derrière les portes closes, les cœurs. Mais quand le froid tombe du jour au lendemain, la mer gèle, emprisonnant bateaux et marins dans la glace. La survie de tous est menacée, et les tensions augmentent entre les villageois et Nico, gardien du phare, marchand de plaisir et, surtout, fils de sorcière.
Au cœur de cet interminable hiver, Nico ne peut compter que sur une poignée d’alliés : le boucher Elio Cabale et les orphelins que le village a rejetés. Alors que la cruauté des Marinois s’exacerbe, Nico met en branle une vengeance qui n’épargnera personne.
Dans ce premier roman empreint d’une force poétique renversante, Alex McCann emprunte au conte les codes permettant de défier les logiques d’exclusion, les périls du conformisme et la tyrannie des fausses apparences.
Mon année en lecture commence bien. Ce conte impressionant a des chances de devenir mon grand coup de coeur de 2026!!! On verra, mais il restera certainement un des mes coups de coeurs. Tout me plaît dans ce livre: l'histoire d'abord, mais aussi les personnages, l'atmosphère, le style... À lire absolument!!! Monsieur McCann, chapeau bas!
Un véritable coup de cœur! Dès les premières pages, j’ai eu l’impression d’entrer dans un conte moderne aux accents de légende, rappelant l’imaginaire de Fred Pellerin. L’auteur installe avec finesse une atmosphère de petit village où le commérage devient moteur narratif, où un paria reclu, rongé par sa haine, observe le monde à distance, et où des orphelins viennent densifier un récit déjà chargé de symboles. En toile de fond, une délicate romance queer s’inscrit avec justesse, sans jamais forcer le trait.
Chaque mot semble pesé, chaque détail contribue à bâtir un univers à la fois intrigant et, par moments, délicieusement angoissant. Alex McCann fait preuve d’une maîtrise étonnante pour un primo auteur, livrant un roman d’une grande cohérence et d’une maturité remarquable. Une très, très belle découverte et assurément une voix littéraire à surveiller de près pour les œuvres à venir. ✨️
Une écriture onirique, magnifique, qui nous plonge dans un conte symbolique sur la puissance du ressenti humain.
J’ai été tellement ébahi par les premières pages, qui esquissent un Saint-Nicolas-des-Marins si particulier, que j’en aurais pris bien davantage. J’aurais aimé naviguer encore et encore dans ce monde si atypique que McCann réussit à dépeindre, et apprendre à connaître plus intimement ses villageois. J’aurais peut-être adhéré plus émotivement à la quête de Nico.
Et pour ce que ça vaut, tout au long de ma lecture, je me disais que ce livre était le parfait petit frère des Marins ne savent pas nager et de La Langue des choses cachées.
4.5 Dévoré en une journée, l’univers nous prend d’assaut!
L’étrangeté, l’originalité mêlées à de clairs référents littéraires tirés des contes, et la maîtrise de l’écriture font de ce premier roman une grande réussite!
La petite demie-étoile qui manque : une envie personnelle que l’univers marin prenne un peu plus de place dans l’histoire!
L’écriture est poétique, mais limpide, envoutante aussi.
McCann manie savamment les symboles qui fondent l’univers de son roman. S’il exploite des clichés à travers eux pour découper son environnement narratif, il parvient à leur rendre hommage plutôt qu’à s’en servir comme refuges d’esthète. Par exemple, le thème de la sorcellerie est entouré du lexique qui fait vibrer notre imaginaire. Marmites, tisanes et onguents magiques, incantations, cartes de tarot, ossements, réclusion, etc. Tous les ingrédients sont là pour rappeler la sorcière d’un conte traditionnel, et l’auteur sait doser avec les épices. Ça goûte juste assez le déjà vu, mais ça n’a pas l’amertume de l’émulation. Ce type d’histoire nous rappelle le pouvoir des lieux communs, celui de faire vibrer en sympathie les différentes cordes qui nous habitent déjà.
Le phare est un choix parfait pour renvoyer à la réclusion des cabanes de sorcières et des châteaux de vampires, mais aussi pour nuancer un personnage principal qui prend soin autant qu’il détruit et qui d’ailleurs, entretient comme un (des) enfants le golem de sa vengeance, un plat qui se mange froid, mais qui pourrit au retour du soleil.
Hamamélie-Maman m’a souvent fait penser à La Stroop de Fred Pellerin dans l’Arracheuse de temps.
c'est vraiment un chef d'œuvre ce livre!!! c'est dans la même veine que Slewfoot que j'ai adoré je crois que j'ai trouvé mon genre de littérature préféré : vengeance de sorcière ✨
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4,5⭐️ Il manquait vraiment pas grand chose pour que ce soit un 5!
Un univers intriguant, qu’on veut à tout prix comprendre, mais qui ne dévoile pas tout ses secrets. Écrit à la manière d’un conte cruel, une écriture solide et captivante.
J’ai tellement aimé la fluidité de la langue, les jeux de mots, la poésie qui berce le récit, les émotions décrites et l’étrangeté des personnages. Une histoire étrange et particulière, que j’ai beaucoup aimé découvrir.
Mais oui, je vais dire comme Caroline, un peu plus d’historique ou d’infos sur le monde des marins aurait été bienvenu!
Incroyable maîtrise de la langue dans ce premier roman de McCann. Ce livre qui reprend les codes du conte est absolument fabuleux et très très poétique. On est bercé par les mots, par le style et par le rythme et l’auteur réussit à créer un monde, un imaginaire qui nous transporte ailleurs pendant quelques centaines de pages.
J’en aurais pris davantage, comme mentionné dans d’autres commentaires.
Ce premier opus s’inscrit parfaitement dans la froidure de notre saison actuelle, puisqu’il raconte comment un gel glacial paralyse le petit village de pêcheurs de Saint-Nicolas-des-Marins. Pendant cette vague sibérienne, Nico, à la fois gardien de phare, fils de sorcière et marchand de plaisir, attire une attention malveillante qui fera naître en lui un désir de vengeance, secondé par son ami le boucher du village, Elio Cabale.
La plume de McCann s’accorde magnifiquement avec l’histoire qu’elle porte. Elle est lente et poétique, à l’image de l’hiver en bord de mer. Grâce à ce rythme maîtrisé, l’auteur parvient à peindre la spirale psychologique de ses personnages, pratiquement confinés en huis clos dans leur village. Le contraste entre le chaud et le froid berce les élans vindicatifs au cœur des protagonistes ; c’est précisément grâce au style choisi par McCann que l’alchimie opère si bien.
L’histoire, quant à elle, fait résonner la marginalisation et le dégoût de l’autre sous un angle nouveau. Le récit n’est pas sans rappeler l’excellent Querelle de Roberval de Kevin Lambert. Comment le rejet peut-il enflammer un individu au point de le pousser à la vengeance absolue ? En répondant à cette question, l’auteur crée des personnages complexes et profonds dans leur cruelle isolation. C’est une véritable réussite.
Saint-Nicolas-des-Marins lance magnifiquement l’année littéraire. Alex McCann met la barre haut avec ce premier roman singulier qui se dévore en une journée. Il faudra suivre cet auteur de près dans les années à venir.
Du réalisme magique, premier roman de cet amoureux des mots. Et j’ai été happé par l’histoire. Je suis entrée dans ce monde, incapable d’en décrocher. C’est beau, c’est une leçon de vie. Ça regorge de phrases belles et travaillées tout en douceur. Le 4e de couverture vous laisse un magnifique aperçu de la plume poétique d’Alex. Je recommande chaudement!
Ode à la mer et au froid remarquée par Alex McCann. L'écriture de McCann se distingue par son originalité dans ce conte, tout en mariant une sensibilité poétique avec l'aspect étrange et envoûtant du roman. Dans ce récit, il est aussi question de comment assembler différents personnages, vivants, loquaces par leurs aptitudes, notamment la sorcellerie. Le primo-romancier aborde de manière très originale la différence, l'inclusion, et cela, dans un aspect de survie très remarquable.
La fluidité des mots et l'étanchéité du petit monde créé par Alex McCann sont saluées, mais la forme se veut plus séduisante que le contenu. Une relecture est envisageable pour bien capter l’historique, le contenu et son rythme. Cependant, en utilisant le potentiel émis ici et en utilisant l'imaginaire pour illustrer la différence des petites gens, Saint-Nicolas-des-Marins mérite une attention particulière en cette saison hivernale qui persiste.
Pour les fans de : Les Marins ne savent pas nager de Dominique Scali, Terror de Dan Simmons, le réalisme magique de Bruno Schulz et l’écriture de Brian Catling.