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Maypops

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408 pages, Paperback

Published April 1, 2026

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About the author

Didier Decoin

91 books23 followers
Didier Decoin is a French screenwriter and author. He began his career as a newspaper journalist at France Soir, Le Figaro and VOD, and radio Europe 1. At the same time he started writing.
While continuing his writing, he became writer in film and television (and adapted scripts for television as the major TV films Les Misérables, The Count of Monte Cristo, Balzac and Napoleon).
In 1995 he became the Secretary of the Académie Goncourt.

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Displaying 1 - 3 of 3 reviews
Profile Image for Fanny Vals.
67 reviews
May 17, 2026
Didier Decoin, avec Maypops, s’attaque à une matière puissante : l’Amérique ségrégationniste, les lois Jim Crow, la politique du redlining, le racisme institutionnel, et surtout l’affaire George Stinney, plus jeune condamné à mort du XXe siècle aux États-Unis. C’est sur les conseils de Lilia Hassaine et d’un libraire entendu dans son podcast que j’ai acheté le livre. Et pourtant, malgré la force historique du sujet, il m’a presque constamment agacée.

D’abord à cause du style, que je trouve daté, parfois inutilement appuyé, comme s’il cherchait sans cesse l’image ou la formule. Certaines phrases m’ont immédiatement sortie du récit.

Je n’aime pas particulièrement les images convoquées par le narrateur, que je trouve souvent lourdes, démonstratives ou maladroites :
« Dénicher était le terme qui convenait : disloquée, affaissée sur elle-même, des morceaux de charpente crevant son toit à la façon des premières plumes perçant la peau bleuâtre d’un oisillon, elle semblait être tombée du nid et s’être débattue jusqu’à l’épuisement pour tenter de se remettre sur ses pattes et étendre ses moignons d’ailes. »

Ou encore :
« son visage ruisselant d’un mélange de larmes et de bave évoquaient le périscope d’un sous-marin crevant la surface. »

Ou :
« l’obscurité s’était durcie, figée sur les forêts et les maisons d’Alcolu tel un nappage de chocolat noir sur un gâteau. »

Et enfin :
« lui montrant ses paumes là où la peau était plus claire, pas vraiment blanche mais caramel au lait, juste ce qu’il fallait de caramel pour troubler la clarté du lait. »

Cette accumulation d’images finit par produire chez moi l’effet inverse de celui recherché : au lieu d’incarner le réel, elle le déréalise.

J’ai aussi été gênée par de nombreuses incohérences ou invraisemblances. Certaines scènes me paraissent psychologiquement exagérées. D’autres me semblent simplement impossibles à visualiser : le greffier qui contemple le ciel depuis l’interstate à 130 km/h et y voit « une robe de mariée prise dans des barbelés » quand la juge y voit « une meringue déchiquetée ». Ou encore ce passage où les personnages entendent le goutte-à-goutte de l’eau tombant des liquidambars, kudzus et ampelopsis bordant la route — à moins de rouler à 30 km/h, cela me paraît totalement improbable.

Même chose dans la construction du récit : sur la route d’Alcolu, le greffier raconte à la juge des éléments du dossier — notamment l’anecdote de la glace échangée contre des aveux — alors qu’elle semblait quelques pages plus tôt parfaitement connaître l’affaire et déjà convaincue de l’innocence de George Stinney. Ces flottements m’ont empêchée d’adhérer pleinement au roman.

J’ai également été dérangée par certains choix de langue ou de ton. Pourquoi Goliath dit-il constamment “ma’am” ? C’est son greffier, pas un domestique ; il pourrait tout simplement l’appeler Lucy. De la même manière, le mot « baiser » dans la bouche de cette juge, en voiture avec son greffier, m’a semblé totalement saugrenu. Et le roman me paraît parfois contradictoire dans sa manière de traiter les questions raciales : le narrateur contextualise le mot « nègre » par une note de bas de page, mais quelques pages plus loin un personnage s’offusque du terme « singe » pour parler d’un Noir, comme si le texte hésitait sans cesse entre distance critique et fascination pour la provocation verbale.

Certaines scènes m’ont franchement déplu, notamment tout le passage autour de l’allégorie de la merde accrochée aux chaussures ou encore le chapitre « Manning 2013 ». Je pense aussi à cette phrase :
« Non, aucun aileron en vue, rien que les vagues qui se grimpent les unes sur les autres, vous croyez qu’elles baisent ?… ça expliquerait pourquoi les vagues font des vagues, non ?… »

Après le passage sur la mise à mort de George, cette vulgarité crée chez moi un véritable malaise de ton. Même impression plus loin, lorsque le narrateur écrit :
« Lucy McGillish n’avait pas pour rien épousé un Irlandais, Lenny lui avait appris à boire, et elle tenait bien l’alcool. »

Ou encore ces remarques qui sexualisent constamment les personnages féminins :
« Elle se lécha les lèvres. Que cette femme a donc une jolie langue, pensa furtivement le greffier. Pourquoi les cinéastes accordaient-ils tellement plus d’attention à la poitrine des femmes qu’à leur bouche? »

Le roman semble incapable de regarder une femme sans commenter son corps, sa bouche, sa culotte ou sa sensualité. À force, cela m’a épuisée.

Et pourtant, malgré tout cela, je ne peux pas dire que le livre soit inintéressant. Toute la dimension historique autour des lois Jim Crow, du racisme judiciaire et du redlining est passionnante. C’est même probablement ce qui m’a fait continuer. Mais j’ai eu le sentiment constant qu’entre moi et ce sujet brûlant venait s’interposer une écriture trop consciente d’elle-même, trop fabriquée, parfois presque complaisante dans ses effets.

Au fond, ce qui m’a le plus frustrée avec Maypops, c’est peut-être l’écart entre la force du matériau historique et mon incapacité à croire pleinement à la manière dont il est raconté.
24 reviews
April 30, 2026
Ce roman est très dur à lire, non pas à cause des mots, mais parce que l'histoire qu'il raconte est terrible.
Plus j'avançais dans le récit, plus j'enrageais contre cette société et ses bourreaux suppremacistes. Bien que je savais que personne ne viendrait en aide à ce malheureux gosse, son histoire a de quoi vous retourner.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for Alexane Pelissou.
92 reviews1 follower
May 24, 2026
Le seul truc bien dans ce livre c’est la couverture, signée d’une femme géniale qui s’appelle Julia Bourdet
Displaying 1 - 3 of 3 reviews