Terrible sentence. Si je n’étais pas drôle, à quoi employer mes jours ? »
À huit ans, Guélao découvre qu’il a un don : celui de faire rire les autres. Plus tard, il décide de devenir humoriste. Mais est-ce vraiment un métier ?
Et que faire quand les lumières s’éteignent et que la solitude s’invite sans demander votre avis ?
Avec Seul en scène , Éric Metzger écrit le roman de l’artiste de stand-up, ce héros moderne qui, des comedy-clubs aux plateaux de télévision, joue à tout instant sa réputation. Un roman comme une partie de cache-cache, entre humour et mélancolie.
Seul en scène, le nouveau roman (que j’attendais avec beaucoup d’impatience) de Éric Metzger !
À travers le personnage de Guélao, l’auteur trace le chemin sinueux d’un humoriste. L’occasion de questionner l’essence du rire (ref à Baudelaire mon goat), l’envers d’un métier finalement peu connu. Montrer comment s’articule les deux lieux : celui de l’intime et celui de la scène. Guélao, dont l’histoire familiale est un peu désastreuse, se confronte à la difficulté des relations humaines, avec un trait de personnalité parfois un peu antipathique avec son double “le rigolo”.
Seul en Scène questionne aussi le débat éternel du « pouvons-nous rire de tout ? » en évoquant le bad buzz, le fait d’être cancelled… le titre fait écho à la situation de Guélao dans un sens, la solitude finira par lui peser.
L’écriture de ce roman est toujours infusée d’un savant mélange entre humour et références littéraires, incarnées par les goûts personnels du personnage.
Je dois avouer que ce livre m’a un peu moins parlé que les autres de l’auteur, mais ça reste une chouette lecture pour découvrir le stand up, d’autant plus que c’est un sujet plutôt discret en littérature… alors pourquoi pas ! C’est une lecture plutôt originale et je suis contente d’avoir lu un bon roman de fiction.