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Ibiza a beaucoup changé

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« Nous ne savions pas que les années 1990 seraient nos plus belles années. Nous avions entre vingt et trente ans. Un siècle se terminait, un monde nouveau allait naître. Comment aurions-nous pu deviner que notre liberté était provisoire ? La "décennie dorée" (1989-2001) fut le dernier instant d'humanité avant le World Wide Web. On se demandait ce que le troisième millénaire nous réservait : la réponse fut Google, Tinder, Facebook, Instagram, TikTok, YouTube, Netflix, YouPorn, Spotify, WhatsApp et ChatGPT. »

Frédéric Beigbeder

224 pages, Paperback

Published April 1, 2026

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About the author

Frédéric Beigbeder

69 books1,761 followers
Beigbeder was born into a privileged family in Neuilly-sur-Seine, France. His mother, Christine de Chasteigner, is a translator of mawkish novels ( Barbara Cartland et al.); his father, Jean-Michel Beigbeder, is a headhunter. He studied at the Lycée Montaigne and Louis-le-Grand, and later at the Institut D'Etudes Politiques de Paris. Upon graduation at the at the age of 24, began work as an advertising executive, author, broadcaster, publisher, and dilettante.
In 1994, Beigbeder founded the "Prix de Flore", which takes its name from the famous and plush Café de Flore in Saint-Germain-des-Prés. The prize is awarded annually to a promising young French author. Vincent Ravalec, Jacques A. Bertrand, Michel Houellebecq are among those who have won the prize. In 2004, the tenth anniversary of the prize, it was awarded to the only American to ever receive it, Bruce Benderson. Two of Beigbeder's novels, 99 Francs (Jan Kounen, 2007) and L'amour dure trois ans (Beigbeder, 2011), have been adapted for the cinema.
In 2002, he presented the TV talk show "Hypershow" on French channel Canal+, co-presented with Jonathan Lambert, Sabine Crossen and Henda. That year he also advised French Communist Party candidate Robert Hue in the presidential election.
He worked for a few years as a publisher for Flammarion. He left Flammarion in 2006.
In May 2007 he spent time in the United States to shoot a film about the reclusive American author, J.D. Salinger.

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1 star
8 (7%)
Displaying 1 - 16 of 16 reviews
Profile Image for Martine Desjardins.
61 reviews6 followers
August 5, 2026
Je me suis forcée pour terminer ce livre. J’ai trouvé que l’auteur n’avait rien à dire, que ses propos vieillissent mal, que sa nostalgie d’une époque révolue fait “mononcle” à la rigueur. Ses soit-disant entretiens avec Barbie ou le Père Noël sont d’une nullité sans nom. Bref, je ne recommande pas cette lecture.
Profile Image for Creotivemedia.
1,644 reviews12 followers
Review of advance copy received from Publisher
March 31, 2026
Avec Ibiza a beaucoup changé, Frédéric Beigbeder prolonge son travail d’écriture à la frontière du roman et de l’essai, en s’attachant à une matière qu’il explore depuis plusieurs années : la mémoire d’une génération confrontée à une rupture historique majeure, celle du basculement vers le numérique.

Le livre s’organise autour d’un motif central, celui d’Ibiza, envisagée moins comme un simple décor que comme un symbole. L’île incarne une époque — la fin du XXᵉ siècle — marquée par une forme d’insouciance, de liberté et d’intensité vécue sans médiation technologique. À travers ce lieu, Beigbeder convoque les années 1990 comme une « décennie dorée », rétrospectivement perçue comme un moment de transition avant l’entrée dans un monde profondément transformé.

Le texte adopte une structure fragmentaire, mêlant souvenirs personnels, observations sociologiques et réflexions sur l’évolution des modes de vie. L’auteur revient sur une jeunesse faite d’excès, de fêtes et de dérives, sans chercher à l’idéaliser totalement, mais en soulignant ce qu’elle avait de spontané et d’irréversible. Cette évocation du passé s’accompagne d’une prise de distance critique, nourrie par le regard contemporain.

La véritable ligne de force du livre réside dans la confrontation entre deux temporalités. D’un côté, une époque encore déconnectée, où les relations, les rencontres et les expériences échappaient en grande partie à la médiation des écrans. De l’autre, un présent structuré par les plateformes numériques, les réseaux sociaux et les logiques algorithmiques, qui redéfinissent les usages, les désirs et les représentations.

Beigbeder inscrit ainsi son récit dans une réflexion plus large sur la transformation des comportements. L’irruption d’outils comme Google, les réseaux sociaux ou les applications de rencontre est envisagée comme un tournant anthropologique, qui modifie en profondeur la manière de vivre, de consommer, d’aimer et de se souvenir.

Le style reste fidèle à l’auteur : une écriture fluide, rythmée par des formules percutantes, mêlant ironie, lucidité et provocation. Le ton oscille entre nostalgie et désenchantement, sans jamais se départir d’une certaine légèreté, caractéristique de son approche.

Avec Ibiza a beaucoup changé, Frédéric Beigbeder livre un texte à la fois personnel et générationnel, qui dépasse le simple récit autobiographique pour interroger une mutation de société.

Un ouvrage qui s’inscrit dans une réflexion contemporaine sur la fin d’un monde et l’émergence d’un autre, où la liberté d’hier se confronte aux contraintes invisibles d’aujourd’hui
Profile Image for Sandra.
372 reviews32 followers
September 13, 2026
Ibiza a beaucoup changé est un ensemble de textes courts, presque des pensées, des réflexions ou des digressions, et l’ensemble est vraiment très intéressant.

On retrouve complètement le style de Beigbeder : c’est très bien écrit, plein de verve, dynamique, avec énormément de références littéraires. Et évidemment, on retrouve ses thèmes éternels : son amour des femmes, l’angoisse du vide, l’angoisse de l’auteur, la peur du temps qui passe et de ce que l’avenir nous réserve. On retrouve aussi beaucoup Octave, avec cette frontière toujours assez floue entre le personnage et l’autobiographie.

Mais ce que j’ai préféré, ce sont ses réflexions plus critiques, notamment celles sur les médias et la télévision. Toute la partie où il raconte son expérience de présentateur m’a passionnée : ce qu’on attend d’un présentateur, la mécanique d’une émission, la façon dont tout cela fonctionne de l’intérieur et surtout cette idée assez glaçante que, dans une émission de télévision, le produit, finalement, c’est nous.

J’ai aussi adoré découvrir que les présentateurs eux-mêmes ne regardaient pas forcément les émissions et qu’ils pouvaient parfaitement savoir que ce qu’ils produisaient était mauvais. Voir cet univers raconté du point de vue de quelqu’un qui a été à l’intérieur de la machine était vraiment intéressant. C’est clairement la partie du livre qui m’a le plus marquée.

Il y a également beaucoup de réflexions sur l’avenir, sur ce que nous sommes en train de devenir, toujours avec cette inquiétude très Beigbeder face à l’époque et à ses transformations.

Au final, c’était une très bonne lecture : deux heures à peine, très divertissante, intelligente, parfois drôle, parfois plus sombre. Un livre qui se lit très facilement tout en donnant régulièrement matière à réfléchir. Très cool.
Profile Image for Anthelia  Amazes .
435 reviews68 followers
April 19, 2026
Beigbeder le dit lui même : il n’est plus inspiré.
Peut-être son éditeur l’a forcé à sortir quelque chose et il aura fait un best off de ses articles des 20 dernières années assorti de quelques pensées plus contemporaines.
Ça ne fait pas de ce livre un recueil de nouvelles.
Il radote un peu, on en a marre d’entendre parler de cocaine toutes les trois pages depuis toujours… mais enfin, il est quand même drôle par moment.
Si vous êtes féministe passez votre chemin, et si vous adorez Beigbeder attendez quand même que le livre sorte en format poche.

« En public, l'animateur doit passer un temps fou à faire croire qu'il n'a pas la grosse tête. IL FAUT ÊTRE LE PLUS COOL DE L'ÉQUIPE, saluer les techniciens en les appelant par leur prénom, accepter les selfies avec les spectateurs, poser des questions à des sans-dents et écouter leurs réponses comme si c'était le moment le plus important de votre vie. Très important, le conseil que m'a donné Michel Denisot au Festival de Cannes : ne jamais porter de lunettes de soleil; ça fait crâneur.
Toujours saluer les handicapés, les mongoliens, les tétraplégiques devant les photographes. »
107 reviews1 follower
July 6, 2026
Je passe toujours un bon moment en lisant Frédéric Beigbeder, qui demeurera sans doute toujours l’un des auteurs avec lesquels je me sens le plus en communion d’esprit et de parcours de vie.

Je ne peux toutefois m’empêcher de constater que certains des textes de ce livre ont commencé à vieillir. Ce qui apparaissait autrefois comme une révolte avant-gardiste, nourrie par la tension entre la fascination pour le strass et les paillettes et la dénonciation de leur vacuité, sonne aujourd’hui parfois comme une rengaine.

Le thème reste bien sûr éminemment actuel, à la fois dans ses traductions sociales et dans mon ressenti personnel, mais les codes, les références et les formes ont, eux aussi, bien changé.

La nostalgie dont fait part Beigbeder dans ces derniers textes sur son sentiment progressif de décalage par rapport à son époque se reflète malheureusement un peu dans le vocabulaire de sa littérature.
Profile Image for David Smith.
1,014 reviews34 followers
April 18, 2026
Quand j'ai acheté le dernier de Frederic Beigbeder, je ne savais pas que c'est un recueil de nouvelles. Ibiza a beaucoup change est un portrait de la vie d'aujourd'hui, vu des yeux d'Octave Parango, et surtout de ses yeux Parisiens. La pandémie, l'IA, les réseaux sociaux font partie du décor. La phrase qui reste avec moi le plus, et que j’en suis certain que je vais citer souvent, est: "Quand on a grandi à Paris, New York aura toujours l'air d'un centre commercial dont les résidents provisoires marchent vite pour cacher qu'ils sont mal habillés." Je suis tout à fait d'accord. J'ai terminé ses œuvres le jour où j'ai appris que Beigbeder venait de claquer la porte chez Grasset. Bien fait !
239 reviews1 follower
August 29, 2026
Rafraîchissant! Beigbeder nous régale avec une série de contes dont plusieurs avaient été publiés dans plusieurs revues du monde. « L’histoire sans prénoms » est à mourir de rire même si peut-être il s’agit d’une histoire de jeunes garçons. « Le mauvais choix » et le « Bal tragique au Meurice » sont presque surréalistes. « Octave à Paris » est simplement sublime. Si bien c’est une lecture légère c’est un amuse bouche pour cette rentrée littéraire.
67 reviews
August 3, 2026
Quelle déception
C’est pas bon
Aucun fil conducteur
Ça part dans toutes les directions sans lien
2-3 passages intéressants qui ne sont pas développées, seulement à la surface
Certaines histoires on comprend rien, pas de contexte
Idées décousus
Profile Image for Dominique Plourde.
36 reviews
July 7, 2026
J’adore les nouvelles. Et ce livre en referme plusieurs qui sont franchement comiques. Lecture d’été qui rafraîchit l’esprit 🤩
481 reviews5 followers
October 12, 2026
C est drôle , cynique, bien écrit. Certaines réflexions sur notre monde actuel sont tellement vraies, lucides et déprimantes....
109 reviews2 followers
September 6, 2026
Quelques nouvelles assez inégales, la plus intéressante étant celle qui concerne les Center Parks.
Profile Image for Madame Miou-Miou.
109 reviews
September 20, 2026
Recueil de nouvelles. Il s'améliore avec le temps. Bonne partie sur l'AI. Des réflexions finalement assez fines sous une apparente superficialité.
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