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La Colline

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Un roman choral et viscéral qui mêle brutalité et grâce,
par la lauréate du Grand Prix de littérature policière 2025

Un jour d’hiver, dans une cité de Rennes, un nouveau-né est découvert au fond d’un container à ordures. Vivant.
Quelques étages plus haut, une jeune fille se vide de son sang.
Elle s’appelle Monroe, elle a dix-sept ans.
Dans cette chambre où sa mère l’a enfermée, Monroe revit les mois passés sur la colline, chez sa grand-mère Madeleine. Là-haut, le vent, le labeur et le silence façonnent les corps. Auprès de cette vieille femme solitaire aux mains guérisseuses, Monroe, enceinte, a découvert une paix inespérée. Et puis tout s’est écroulé.

Monroe s’affaiblit, les policiers enquêtent, les soignants espèrent, les pompiers s’interrogent, la famille se désintègre : durant ces quelques heures d’une intensité foudroyante, chacun mesurera ce qu’il a perdu – ou sauvé – de son humanité.

Née en Bretagne au début des années 1980, Mathilde Beaussault, fille d'agriculteurs, enseignante, a fait une entrée remarquée dans le monde de la littérature avec son premier roman Les Saules, un des 100 meilleurs livres de l’année 2025 selon le palmarès Lire Magazine, Grand Prix de littérature policière, Prix du jury du polar L’Humanité, Prix Louis-Guilloux.

336 pages, Paperback

Published March 6, 2026

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Mathilde Beaussault

2 books3 followers

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5 stars
87 (38%)
4 stars
83 (37%)
3 stars
40 (17%)
2 stars
11 (4%)
1 star
3 (1%)
Displaying 1 - 30 of 40 reviews
Profile Image for Marie-Eve Anctil.
367 reviews44 followers
October 4, 2026
Wow 🤩 tellement bon ce livre . Un roman dur et percutant 👏👏👏👏bravo a l’autrice . J’ai bien hâte de découvrir son premier Roman .
Profile Image for dear_mariie.
306 reviews24 followers
March 11, 2026
Waw… mais quelle lecture coup de poing. 👊

Je dois dire que je ne m’attendais absolument pas à une telle lecture.
Vous me demanderiez alors à quoi je m’attendais, et bien honnêtement… je ne saurais même pas vraiment vous répondre. Mais une chose est sûre : certainement pas à ça.

Je ne m’attendais pas à être aussi happée par cette histoire, ni à être autant marquée par l’ensemble de ces personnages qui composent ce roman. Chacun d’entre eux incarne à sa manière une part de notre société, avec ses failles, ses silences, ses injustices et ses drames. Et à travers leurs voix se dessinent des thématiques aussi fortes que bouleversantes.

Je dois l’avouer : je ne suis généralement pas une grande fan des romans choraux avec autant de points de vue différents. J’ai parfois tendance à m’y perdre, ou à m’attacher davantage à certains personnages qu’à d’autres, ce qui peut rendre la lecture un peu inégale.

Mais ici, c’est tout l’inverse qui s’est produit.

Dans La Colline de Mathilde Beaussault, chaque personnage a son importance.
Chaque voix apporte une pièce essentielle au puzzle.
Et très vite, on comprend que chacune de ces trajectoires, aussi différentes soient-elles, participe à construire un récit bien plus vaste, bien plus complexe et profondément humain.

On rencontre des personnages cabossés par la vie, des personnages qui portent leurs blessures, leurs secrets, leurs regrets ou leurs colères, parfois depuis longtemps. Certains sont perdus, d’autres tentent simplement de survivre avec ce qu’ils ont. Mais tous ont quelque chose à raconter, quelque chose à transmettre.

Et c’est précisément cette pluralité de voix qui donne toute sa richesse au roman.

Et puis… quelle histoire.

Dès les premières pages, j’ai été profondément bouleversée par ce que l’autrice nous met sous les yeux. Il y a dans ce roman une brutalité presque immédiate, une scène initiale qui intrigue autant qu’elle dérange, et qui installe dès le départ une atmosphère lourde, troublante, presque oppressante.

Je voulais comprendre.
Je voulais savoir.

Mais en même temps, j’avais parfois l’impression d’avancer dans ma lecture avec une certaine appréhension, presque à reculons, tant je pressentais que les révélations à venir pourraient être difficiles.

Tout commence notamment avec cette image terrible : celle d’un bébé retrouvé dans une benne à ordures.
Une scène choc qui nous saisit immédiatement et qui ouvre la porte à une histoire beaucoup plus vaste que ce que l’on imagine au départ.

Puis il y a cette jeune fille enceinte, vivant chez sa grand-mère, et autour d’elle toute une galerie de personnages dont les vies vont peu à peu s’entrecroiser, se répondre et parfois se heurter.

Au fil des chapitres, l’autrice aborde de nombreuses thématiques, toutes plus fortes les unes que les autres. Des sujets profondément ancrés dans la réalité sociale, parfois difficiles, parfois dérangeants, mais toujours traités avec une grande sensibilité.

Je préfère volontairement ne pas les détailler ici, parce que je pense que les découvrir au fil de la lecture fait pleinement partie de l’expérience. Mais ce que je peux dire, c’est que ce roman met en lumière des réalités que l’on préfère parfois ignorer, taire ou reléguer dans l’ombre.

Et c’est aussi ce qui rend cette lecture si marquante.

À travers ce récit qui mêle habilement roman noir, thriller et drame social, Mathilde Beaussault parvient à construire une histoire profondément poignante, un récit qui questionne notre société, nos regards sur les autres, et la manière dont certaines histoires restent trop souvent invisibles.

Elle donne une voix à celles et ceux que l’on n’écoute pas toujours.
À celles et ceux dont les histoires passent parfois inaperçues.
Et cette capacité à faire entendre ces voix avec autant de justesse m’a profondément touchée.

J’ai réellement trouvé ce roman remarquable, épatant, profondément marquant.
Je vais dire quelque chose que je n’aime pas dire habituellement, mais cette fois je l’assume totalement : je suis tellement heureuse que ce roman, aussi puissant et nécessaire, soit français.
Parce que ce genre d’histoire, aussi forte, aussi percutante et aussi profondément ancrée dans notre réalité…
ça fait vraiment du bien à lire.
Et mon Dieu… qu’est-ce que ça fait du bien.
Profile Image for EmiM.
324 reviews10 followers
July 14, 2026
Basé sur un fait divers sordide, ce second roman de Mathilde Beaussault est remarquable, tant par sa construction chorale vraiment bien filée que par son écriture sensible et précise.

Un matin, un nouveau-né est retrouvé dans une benne à ordure. L'autrice raconte alors les heures qui suivent cette découverte en alternant les points de vue: pompier, voisin, aide-soignante. Tous cherchent à comprendre qui a pu jeter ce bébé et pourquoi.

Parallèlement, nous suivons le personnage de Monroe, jeune femme de 17 ans, séquestrée dans une chambre de l'immeuble en face de la benne à ordures. Elle se vide de son sang et chaque dessin accroché au mur de sa chambre est l'occasion pour elle de se rappeler un souvenir au Rocher, la maison de sa grand-mère située sur la colline, un endroit où elle a été choyée et aimée.

La force de ce roman réside dans son alternance entre deux émotions radicalement opposées: d'une part ,la stupéfaction de la découverte et des atrocités que l'humain peut accomplir et d'autre part, la bienveillance et l'amour d'une grand-mère qui cherche à protéger sa petite-fille brisée.

La roman fait aussi une large place à la nature, sa force, sa présence, son aspect fougueux et paisible à la fois. Le vent et les oiseaux sont les maîtres de la colline. Ceci pour constraster la violence urbaine abjecte.

Les personnages sont travaillés et très réalistes, certains touchants. Jacques le voisin attentionné et Samantha, la patiente qui semble déjantée et pourtant si vraie.

Un roman puissant et intense !
Profile Image for Mathilde Lbh.
384 reviews6 followers
September 11, 2026
Alors qu’Édouard, un vieux monsieur, descend ses poubelles au pied de sa cité rennaise, il entend les pleurs d’un bébé. Grâce à l’intervention rapide des pompiers, un nouveau-né de quelques heures est retrouvé in extremis dans une benne à ordures. Pris en charge immédiatement, ses jours ne semblent désormais plus en danger.
Pendant ce temps, Monroe, une toute jeune femme qui vient d’accoucher, semble séquestrée dans l’appartement de sa mère. Elle fait une hémorragie et son état se fragilise d’heure en heure. Pour tenter de s’évader par la pensée, elle se réfugie dans ses souvenirs de la Colline, auprès de Madeleine, sa grand-mère guérisseuse qui l’avait accueillie durant sa grossesse, loin de la ville, de sa mère et de son frère.
C’est un roman choral dans lequel plusieurs voix viennent peu à peu s’entremêler pour nous permettre de comprendre ce qui s’est réellement passé.
On passe notamment beaucoup de temps auprès des aides-soignantes de la maternité. Des femmes qui connaissent la réalité de la maternité, parce qu’elles la côtoient chaque jour. Elles ne jugent pas, elles écoutent, accompagnent et tentent d’aider avec beaucoup d’humanité.
Il y a aussi l’équipe de pompiers qui a retrouvé le nouveau-né, les voisins, les policiers qui mènent l’enquête, les soignantes ou encore les futures mères. Tous vont être touchés, d’une manière ou d’une autre, par cette histoire tragique qui vient les confronter à leur propre vécu et, surtout, à leur humanité.
La maternité occupe évidemment une place centrale dans le récit, mais le roman parle aussi du lien entre parents et enfants, et plus particulièrement du lien mère-enfant, de transmission, d’abandon et des violences faites aux femmes.
C’est une histoire profondément sombre, parfois même difficile à lire. Pourtant, au milieu de toute cette noirceur, certains personnages viennent apporter de la lumière, de la solidarité et surtout beaucoup d’humanité.
J’ai particulièrement aimé Guilaine, cette aide-soignante qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et qui exerce son métier avec une véritable conviction et beaucoup d’abnégation. Avec Samantha, elle apporte également quelques touches d’humour et de légèreté qui font beaucoup de bien dans un récit qui en laisse finalement assez peu.
C’est une lecture qui remue et pour laquelle je pense qu’il vaut mieux être dans de bonnes dispositions avant de se lancer. Certains passages sont éprouvants et les thématiques abordées particulièrement difficiles, mais elles sont aussi essentielles.
En revanche, j’ai beaucoup de mal à considérer ce roman comme un polar au sens traditionnel du terme. Bien sûr, il y a une enquête et cette question qui plane dès les premières pages : comment ce bébé a-t-il pu se retrouver dans cette benne ? Mais pour moi, l’essentiel est ailleurs.
J’y ai davantage vu un roman choral, social et profondément humain, qui utilise l’enquête pour raconter la maternité, les violences, les liens familiaux et surtout ces femmes qui, malgré ce qu’elles traversent, trouvent encore la force de se relever.
Une lecture difficile, sombre et bouleversante, mais traversée malgré tout par quelques éclats de lumière et d’espoir.
1,532 reviews59 followers
August 27, 2026
Encore une fois, l’auteure propose un roman différent du précédent que j’ai lu.

J’ai aimé suivre Monroe, cette jeune fille renfermée qui va passer sa grossesse chez sa grand-mère en pleine campagne, sur une colline. J’ai aimé son rapport fort avec celle qui a des mains de guérisseuse, mais qui ne réussit pas à faire parler sa petite-fille.

J’ai aimé le voisin Jacques qui travaille le bois, un homme discret mais présent lorsqu’il le faut pour les deux femmes.

J’ai aimé les voix du pompier et de l’aide-soignante, lui qui découvre le nouveau-né dans la benne à ordure, elle qui reçoit le bébé et doit lui trouver trois prénoms.

J’ai aimé détester la mère et le frère de Monroe qui ne lui épargnent rien, voulant cacher jusqu’au bout le drame.

J’ai été époustouflée par la révélation finale de Monroe sur l’identité du géniteur.

Et, bien sûr, la nature omniprésente ; le forestier plein de colère du village ; la corneille apprivoisée par Monroe et son talent pour le dessin.

Un roman que je n’ai pas pu lâcher, suspendu que j’ai été à la vie de Monroe.

L’image que je retiendrai :

Celle des mains de sa grand-mère que Monroe grave sur la table en bois fabriquée par Jacques.

https://www.alexmotamots.fr/la-collin...
Profile Image for Zoé.
150 reviews7 followers
August 10, 2026
Tellement déçue par ce livre. J'avais apprécié la première parution de l'autrice mais celui-ci n'est pas au niveau.

La syntaxe est hasardeuse, l'écriture a un gros manque de subtilité et la travail éditorial semble complètement absent. Les phrases font rarement plus de 10 mots, ce qui rend la lecture hachée et désagréable.

Les personnages sont caricaturés à l'extrême et sont pour la plupart détestables.
Profile Image for Jacinthe Paille.
89 reviews4 followers
July 21, 2026
(Actually 4.5 stars)
This novel is so unique: it follows the investigation behind who left a newborn in a dumpster and the story of the baby's mother, and what actually hapened to her. The language is so poetic and the characters so real. Loved that we go through the investigation via reports by the officers. Highly recommended!
Profile Image for frenchbouquineur.
92 reviews
March 7, 2026
Ce roman m’a été bien vendu et en effet : c’était une très bonne lecture.
C’est une thriller/roman temporalité dont les voix sont multiples et qui nous permet d’être cueillie par tout l’abjecte dont l’humain et tout son bon. C’est contrasté, brutal, épuisant même.

Profile Image for Aude Bouquine Lagandre.
801 reviews282 followers
March 17, 2026
Après « Les saules », roman noir rural, Mathilde Beaussault revient avec un roman noir social, « La colline ». Le roman débute par la découverte d’un nouveau-né, vivant, dans une benne à ordures, à Rennes. Dans les tours d’immeubles autour, Monroe se vide de son sang. Par la pensée, elle s’échappe et remonte vers « La colline », où elle a passé plusieurs mois. Alors adolescente fracturée, Monroe arrivait dans ce lieu-dit perdu nommé Le Rocher. Elle y a échoué, épuisée, mutique, portant déjà dans son corps un secret que les mots n’étaient pas encore en mesure de formuler. Autour d’elle, il n’y avait presque rien, mais il y avait l’essentiel : une maison isolée, des collines, Jacques, un voisin discret, et cette grand-mère, Madeleine, si singulière.

Le roman navigue ainsi entre deux temporalités, souvenirs et moments présents. « La colline » prend son temps pour raconter lentement ce qui a été subi, ce qui a été tu et ce que signifie continuer à vivre.

« La colline » est un roman très incarné, assurément dû à l’écriture de Mathilde Beaussault. Tout passe par des sensations, des gestes au rythme des saisons. La colline est un organisme vivant qui respire par elle-même, et offre à Monroe, le personnage principal, une véritable respiration par rapport à son quotidien à Rennes. Cet univers l’enveloppe, mais reflète également un moment de pause dans son existence. Il y a, dans de nombreux passages, quelque chose de très sensoriel qui laisse à penser que la nature devient le seul langage possible quand les mots viennent à manquer.

Cette puissance émotionnelle est l’une des grandes forces du livre et invite à ressentir la rudesse d’un lieu. Elle capte également avec une belle acuité le traumatisme de la chair, à la fois dans le corps qui se recroqueville et dans la conscience trouée d’une adolescente en état de choc.

L’autre personnage qui tient la dragée haute est celui de Madeleine, qui n’est pas sans rappeler celle d’avant l’aube. Elle possède la rudesse de ceux qui ne parlent pas pour ne rien dire et qui vivent au rythme des saisons. Elle est dotée de douceur et d’une forte intuition. Si elle n’est pas démonstrative, elle construit pourtant une relation très forte avec sa petite-fille à travers des gestes, et une présence. Elle offre une possibilité d’apaisement, sans obligation de mots. Ainsi, un temps de repos singulier s’ouvre qui autorise un axe de transmission entre femmes : transmission du savoir, des gestes, d’une certaine forme de résistance. Car Madeleine est détentrice d’une force souterraine, un don, pourrait-on dire, de réparer les corps et les âmes des vivants. Alors que « La colline » apaise Monroe, Madeleine guérit à sa façon.

Pourtant, c’est ici que quelques réserves s’invitent… Que fait l’autrice du don de guérisseuse que Madeleine transmet à Monroe ? Une idée magnifique, très « Coulonienne » (voir « La langue des choses cachées » et « Le visage de la nuit ») qui reste totalement inexploitée. Elle ouvrait une voie rare, au croisement du corps, de l’héritage féminin, du soin et du mystère qui aurait ajouté du mystère à la noirceur. Monroe aurait été non seulement une survivante, mais également une héritière. Une reine en son royaume. Ce don avait tout pour devenir le fil conducteur le plus fort du roman. Cette retenue a laissé pour moi un vide, car Mathilde Beaussault installe quelque chose qui ne se réalise pas, et c’est fort dommage.

De plus, « La colline » est un roman choral. Plusieurs personnages s’y expriment à la première personne du singulier. Sauf Monroe, dont le témoignage est traité à la 3e personne. Il est vrai que le centre du roman est ainsi bien resserré autour d’elle, mais la relation du lecteur avec elle n’est jamais totalement fusionnelle. Si ce parti pris peut se comprendre, Monroe est une jeune fille dans un état de dissociation, incapable d’accéder librement à ses propres émotions, le choix narratif (et sa cohérence) ne suffit pas toujours à produire l’émotion et la tient même à distance. J’ai regardé Monroe de l’extérieur, d’en haut, sans jamais tout à fait apprivoiser ses émotions.

Enfin, la dernière partie que j’appellerai « hospitalière » refroidit sensiblement l’aspect si romanesque du roman. Si cette partie a une logique, puisqu’elle ancre l’histoire dans la réalité des procédures et du soin, qu’elle dit que survivre n’est pas guérir, que le monde reprend toujours ses droits, elle a soufflé les braises de mes émotions. En quittant « La colline », ses odeurs, le feu, la maison de Madeleine, l’hôpital a pris toute la place en tassant l’intensité des pages précédentes. Cette partie a été pour moi moins habitée et moins sensorielle.

Cependant, je dois admettre que la fin est sublime et qu’elle a su faire chavirer mon cœur.

Ce retour de lecture n’est pas simple parce que « La colline » est traversée de belles pages. L’écriture fait exister les lieux et les corps comme peu de romans y parviennent. Les personnages secondaires existent vraiment et ne sont pas négligés. Mais, les trois regrets cités plus haut restent tenaces : un don de guérisseuse laissé en suspens, Monroe tenue à distance, et une dernière partie qui, pour moi, relâche ce que le roman avait jusque-là bien tenu.

« La colline » vous attend. Faites-vous votre propre idée.
Profile Image for Lila Ceyrat.
22 reviews
April 25, 2026
J’ai adoré ce nouveau roman de Mathilde Beaussault qui est encore meilleur que « Les Saules », j’ai complètement adhéré à son écrire. Un roman beaucoup plus noir que le premier et qui nous scotche du début à la fin. J’attends ses futurs romans avec impatience 🥹
Profile Image for Thebensbookoflife.
310 reviews2 followers
June 2, 2026
Un jour d’hiver, dans une cité de Rennes, un nouveau-né est découvert au fond d’un container à ordures. Vivant.
Quelques étages plus haut, une jeune fille se vide de son sang

Elle s’appelle Monroe, elle a dix-sept ans.
Dans cette chambre où sa mère l’a enfermée, Monroe revit les mois passés sur la colline, chez sa grand-mère Madeleine.
Là-haut, le vent, le labeur et le silence façonnent les corps. Auprès de cette vieille femme solitaire aux mains guérisseuses, Monroe, enceinte, a découvert une paix inespérée. Et puis tout s’est écroulé.

Monroe s’affaiblit, les policiers enquêtent, les soignants espèrent, les pompiers s’interrogent, la famille se désintègre : durant ces quelques heures d’une intensité foudroyante, chacun mesurera ce qu’il a perdu – ou sauvé – de son humanité

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Je découvre la plume de Mathilde Beaussault avec ce roman incroyable qu’est la Colline.

Lire cette histoire ne fut pas simple. J’avoue avoir été parfois à la limite du dégoût tellement l’autrice fait apparaître les tréfonds et les horreurs de la médiocrité humaine.
Mais ce fut une expérience littéraire extraordinaire car Mathilde dépeint, avec une écriture d’exception et un développement psychologique impressionnant des personnages, les destins chaotiques ou en voie de l’être de ses protagonistes.

D’un fait divers des plus nauséabonds possibles, la romancière nous entraîne dans un huis clos angoissant et sombre où la noirceur des uns et la pureté d’esprit des autres s’affrontent.

Et puis il y a cette Colline qui symbolise la force de la nature. Cette atmosphère sylvestre et puissante, où Monroe se réfugie auprès de Madeleine, démontre que tout ce que l’homme peut détruire, tant dans l’esprit que dans le concret, la nature peut guérir et reconstruire.

Madeleine, la rebouteuse, celle qui soigne en frottant ses mains et en utilisant les dons que Mère Nature a semé dans ses créations, est avec Monroe le personnage le plus attachant et lumineux.
Monroe, quant à elle, jeune fille délaissée, maltraitée, enceinte malgré elle, est juste immensément touchante. Victime inconsciente des blessures trans-générationnelles et de cette société sordide où l’égoïsme et la violence sont les seuls maîtres, l’adolescente, aux silences aussi profonds que les paroles les plus âpres, devra choisir sa destinée et surtout celle de ce petit être qu’elle a eu en elle avant qu’on le lui arrache.
Avec un arc narratif mélangeant flash-backs, enquêtes policières et témoignages des intervenants (policiers, personnel médical, pompiers, voisins,…), le récit devient passionnant, addictif et chronophage. Il y a tellement de thèmes abordés intelligemment même parfois brutalement que cela devrait en choquer certain.e.s mais après lecture, le coup de teaser littéraire en valait le coup.
LA COLLINE a été une de mes lectures « choc » de 2026. Voire un des livres que je garderai longtemps en mémoire pour l’excellence de l’écriture et de la construction des personnages, pour l’indéniable talent de la plume de l’autrice de parler de sujets sensibles et aussi pour cette chipie de corneille. Ah cette corneille… IMMENSE COUP DE CŒUR !!!
Profile Image for Litote.
892 reviews13 followers
March 11, 2026
Un roman noir qui m'a serré le cœur dès les premières pages et est venu résonner avec les faits divers de notre époque.
Tout commence par un fait divers glaçant. Dans une cité de Rennes, au pied d’une barre d’immeubles, un nouveau-né est retrouvé dans un container à ordures. Vivant. Quelques étages plus haut, sa mère, Monroe, dix-sept ans, se vide de son sang dans une chambre où elle a été enfermée. Elle aussi survivra. Mais survivre ne signifie pas forcément être sauvé.
À travers ce drame, l’autrice explore une famille brisée : une mère toxique et dénuée d’amour, un frère violent, un environnement où la brutalité et la misère semblent avoir remplacé toute forme de protection. Dans cet univers oppressant, Monroe apparaît d’une fragilité bouleversante et j’ai été profondément touchée par cette jeune fille enfermée dans une situation qui la dépasse. .
Le roman adopte une construction chorale particulièrement maîtrisée. Voisins, policiers, pompiers ou soignants livrent chacun leur regard. Les procès-verbaux de la police judiciaire s’entrelacent aux témoignages et aux souvenirs, cherchant à comprendre comment une telle tragédie a pu se produire. Les phrases courtes, parfois tranchantes comme des coups de poing, accentuent encore la tension du récit.
Et puis il y a la colline. Là-haut vit Madeleine, la grand-mère guérisseuse. Dans les souvenirs de Monroe, ce lieu devient un refuge. Le vent, la terre, le silence, les gestes simples… autant d’éléments qui apportent une respiration dans cette histoire étouffante. La relation entre ces deux femmes constitue l’une des plus belles lumières du roman.
Dur, poignant et profondément humain, ce texte secoue et laisse une empreinte durable. J’ai refermé ce livre encore sonnée, tant il remue. Un roman puissant, impossible à oublier, qui confirme que Mathilde Beaussault possède une voix singulière dans le paysage du roman noir social.

https://latelierdelitote.canalblog.co...
360 reviews
April 25, 2026
« Ne laisse jamais la noirceur des autres faire tomber la nuit en toi » Emil Ferris
C’est l’épigraphe du roman dédié à sa grand-mère Simone. Effectivement dès le début, on ne peut faire plus sombre : un bébé vient d’être découvert dans une benne à ordures et sauvé in extremis par un vieil homme venu déposer sa poubelle.
Un événement qui glace le sang de tous ceux qui se mobilisent pour le sauver : Edouard, le vieil homme qui manque de faire une attaque, le pompier qui se jette au fond de cette benne pour en extraire le bébé, tout le personnel médical de la maternité qui accueillera l’enfant et la police chargée de l’enquête pour déterminer si la mère est capable d’un tel acte. Mathilde Beaussault nous plonge dans un roman choral savamment construit, alternant présent et passé des personnages pour nous conduire à la résolution de cette enquête.
J’ai beaucoup aimé ce roman découvert par hasard à la radio, un livre centré sur les femmes et le lien maternel créé ou non, à la naissance. Avec la mère de Monroe, on aborde certes la violence d’une mère qui n’a pas réussi à en être une, mais à travers la relation de Monroe et de sa grand-mère Madeleine, l’autrice évoque la puissance de la transmission et le pouvoir apaisant de la nature. Avec une écriture fine et ciselée, elle a su m’emporter et rendre un bel hommage à sa propre grand-mère. Grâce à son écriture, dans la noirceur du fait divers qui l’a inspirée, apparait alors une lumière réconfortante et magnétique. L’élégance des passages évoquant la nature m’a particulièrement séduite mais j’ai tout autant aimé le personnage attachant de Samantha dont la clairvoyance et le langage relâché m’ont plu. L’aveu final de Monroe m’a remplie d’émotions contrastées et j’ai refermé ce livre avec l’intention de suivre cette autrice que je viens de découvrir..
« Quand on y pense, c’est un peu à ça que ressemble la vie. Des larmes et des sourires, et chacun en garde ce qu’il peut. »
Profile Image for Sam.
9 reviews
July 31, 2026
Je viens tout juste de le terminer. J’pense que ma note augmentera avec le temps mais là y’a plusieurs points qui font que je ne suis pas sur un coup de cœur.

Le monde hospitalier est vraiment un de ceux que je n’aime pas lire (mes respects à toutes ces personnes qui méritent la lune pour tout ce qu’ils font), un début de romance mais qui me laisse sur ma faim : oui je sais on aborde surtout l’histoire de Monroe et de ceux qui l’entourent mais bon si on veut ajouter des personnes secondaires en les nommant, je préfère qu’on les découvre entièrement (personnalité).

Je chipote je sais.

On s’attache à Monroe (que je trouve au passage génial !), à sa grand-mère qui paraît si froide et pourtant est l’une des personnes les plus chaleureuses de cette histoire. Son vécu fait qu’elle devient ce qu’elle est et tout est vraiment logique.

L’autrice a également bien géré l’écriture, j’ai parfois même appris quelques mots et expressions.
La corneille… I love u
Je pense que son lien avec Monroe montre à quel point elle est incroyable.

C’est vrai que la fin aussi me laisse sur ma faim, j’aurais tellement aimé voir l’évolution (professionnelle, amoureuse, psychologique..) de Monroe parce qu’elle est décrite comme très intelligente et aussi très très bonne dessinatrice alors pleaaase j’en veux plus !!

No comment sur sa famille de tordus ..
et dire que des histoires comme celles-ci existent 💔 (avec le bébé sans la benne en moins, du moins je l’espère…)

Je sais que tout ce que je dis va dans tous les sens mais je fais en fonction de ce que ma mémoire se souvient à l’instant T alors sorryyy 🫶🏼
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for Timoteo Stéphanie.
123 reviews
August 30, 2026
🏆 Quatrième et dernier roman en lice pour le Prix du Polar
✨ Organisé par @gleephapp @placedelagare_officiel @relayfrance et la DGPN ✨

J’ai commencé ce roman en me disant : ça passe ou ça casse 😬 Après avoir aperçu quelques chroniques avant de savoir que j’allais le lire, je ne savais vraiment pas dans quoi je m’embarquais 🤨

Et les premiers chapitres ne m’ont pas franchement convaincue… La double temporalité m’a déstabilisée et le style très rural de l’autrice m’a demandé un véritable temps d’adaptation. Je me suis même demandé à plusieurs reprises si je comprenais réellement tout ce que je lisais 😅

Puis, progressivement, j’ai trouvé mes repères et je me suis davantage laissée porter par le récit. Et quelle belle surprise 😍

Le roman est construit en deux parties, avec des chapitres courts, plusieurs points de vue et des procès-verbaux qui apportent du relief à l’ensemble. La seconde partie gagne d’ailleurs en rythme grâce à ces éléments.

Une fois entrée dans l’intrigue, j’ai mieux compris les enjeux et toute la complexité des thématiques abordées. Certaines scènes m’ont profondément bouleversée par leur violence 🥹 Quant à Ana… elle m’a fait sacrément lever les yeux au ciel et mise en colère à plusieurs reprises !
Mon petit cœur tout mou a été très touché par Monroe et Madeleine ❤️‍🩹

Les personnages portent de lourds bagages et leurs blessures se transmettent parfois d’une génération à l’autre, avec des conséquences dévastatrices.

Je ne parlerais pas d’une lecture addictive, mais j’avais constamment envie de comprendre et de découvrir la suite. Au fil des pages, les émotions se sont multipliées : j’ai été secouée, chamboulée et même émue aux larmes 🥹
J’ai tout de même dévoré ce roman en 24h!!!

J’ai également apprécié l’évolution du langage au fil du récit, passant d’un registre très rural à un vocabulaire plus familier, notamment dans la seconde partie.

Je ressors finalement ravie d’avoir découvert ce roman noir qui, une fois la dernière page tournée, laisse une véritable empreinte. Certains livres se referment… d’autres restent longtemps en mémoire 🥹

Et maintenant, je suis curieuse de découvrir Les saules, le premier roman de Mathilde Beaussault 😉

💌 Merci à la maison d’édition pour l’envoi de ce roman dans le cadre du Prix du Polar et pour cette belle découverte.

Et vous, avez-vous lu La colline ? Vous intrigue-t-il malgré les avis très tranchés ? 😜
8 reviews
May 28, 2026
Dans cette histoire, nous allons suivre Monroe, une jeune femme de 17 ans vivant dans une cité à Rennes, et qui, un jour d'hiver se vide de son sang. Quelques étages plus bas, un bébé se trouve au fond d'un container à ordures.


J'ai vraiment adoré ce roman, en particulier l'histoire de Monroe. Son parcours tout au long de l'histoire montre à quel point c'est une femme courageuse. En effet, elle doit subir le viol de son frère à l'âge de 12 ans, ses saignements, et sa violence envers elle et sa mère Anna.

Son séjour chez sa grand mère Madeleine lui a permis d'avoir comme une deuxième mère, qui elle est plus présente, plus attentionnée, et qui la considère comme sa vraie fille. Madeleine, qui n'as pas été présente pour sa propre fille Anna, décide de rattraper le temps perdu avec sa petite fille, en lui donnant l'attention qu'elle n'avait pas pu donner à Anna.
J'ai adoré cette partie de l'histoire, car on se rend comte que les deux protagonistes étaient fait pour vivre ensemble, et que malheureusement leurs chemins se sont séparés, suite à la mort de Madeleine.


Concernant l'enquête, je l'ai trouvée adaptée tout au long de l'histoire, mais décevante à la fin. Je n'ai pas aimé la façon dont elle s'est terminée, car elle aurait pu être plus développée, par exemple en incluant un jugement des intéressés.
L'épilogue de la fin est pertinent car il décrit parfaitement "l'après" de Monroe, avec son enfant, quelques temps après.

Je lui donne la note de 4/5.
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Profile Image for Manon.
1,160 reviews10 followers
August 12, 2026
Dernière lecture pour le #prixdupolar et pour moi, la meilleure. J'ai tout aimé de ce roman. L'écriture, l'histoire, l'ambiance... Aucune fausse note, bien au contraire. Tout est d'une justesse maîtrisée. C'est mon premier roman de @mathildebeaussault et sûrement pas le dernier !
D'un côté, un bébé est retrouvé dans une benne à ordure. De l'autre, une jeune femme se vide de son sang. Enfermée dans sa chambre par sa mère, elle se remémore les queqlues mois passés chez sa grand mère guérisseuse, auprès de qui elle a vécu les seuls et derniers moment de paix.
On est ici dans un roman noir. Polar oui, mais il ne faut pas s'attendre à de l'action, des courses poursuites, ni même de mystère à résoudre. Dès le début du roman, on a une idée générale de ce qui a pu se passer. Mais tout le pouvoir de l'écriture de l'autrice réside dans les détails. Dans les pourquoi, les comment. Et c'était tout simplement saisissant.
J'adore lire Franck Bouysse, et j'ai retrouvé un peu de cette ambiance ici. L'atmosphère est lourde, le contexte familiale est complètement vicié, rien ne va, tout n'est que noirceur. Sauf, quand Monroe va voir sa grand-mère. Et seulement là, on aperçoit de la lumière. Elle réussi à transmettre du bonheur à sa petite fille, en même temps qu'elle lui transmet son don.
C'était à la fois poétique et authentique. Rien ne nous est épargné, sans pour autant chercher à nous choquer, ou à ajouter du drame sur du drame, bien au contraire.
J'ai adoré du début à la fin.
1,368 reviews6 followers
April 29, 2026
Un vieil homme,Edouard, descend la poubelle obtempérant sans sourciller à Mireille son épouse... Quelques minutes plus tard il remonte, demande à Mireille de l'accompagner... dans le container à ordures un nouveau-né !
Dans les étages une toute jeune fille se vide de son sang. Elle git sur un matelas dans la pièce où sa mère l'a enfermée ...Seule échappatoire à son calvaire laisser ses pensées s'envoler vers la maison de sa grand-mère, la vieille, et revivre en pensée les quelques mois qu'elle vient d'y passer.
Grand branle bas de combat dans ce quartier de tours d'habitation tout à côté de l'hôpital sud de Rennes.
Est-il possible d'envisager l'inenvisageable?

Mathilde Beaussault , après les Saules, nous revient avec un roman encore plus sombre que le premier.
J'ai retrouvé sa plume incisive, souvent féroce . le rythme de
la narration nous entraine dans une ronde infernale , quelques bouffées d'oxygène par-ci par-là , la nature omniprésente, les sempiternels conflits entre locaux et "citadins" et leurs conséquences, la toxicité des relations au sein de la famille de Monroe.. C'est sordide, horrifique mais impossible de lâcher Monroe en rase campagne!
Âmes sensibles attention .....
Profile Image for NancyElin.
75 reviews
July 22, 2026






SKIMMING BOOK to finish it and
…avoid throwing it in the bin! (…jeter à la benne)


To be honest, the book was a HUGE disappointment.
CONS:
The “Page-Filling” unnecessary Sentiment:
hospital nurses, firemen and police mulling around their desks.
Loss of Emotional Intensity:
There is a lot of “blah, blah” describing the bucolic life on “La Colline” Monroe (17 yr) with her grandmother (Madeleine).
Frustration:
Narrative often interrupted with secondary concerns:
what should the baby’s first name be?
Don’t get me started with the stupid bird as Monroe’s pet « le corneille ».
I don’t care if it a symbol of the “gothic” vibe in the book…it was irritating!

I can’t find an”PROS” in the book.
There’s been too much hype about it
…just because the author won a CF prize.
There are a lot of great CF writers who never won a prize
so accolades are an illusion of greatness.
312 reviews
September 4, 2026
Lu dans le cadre du Prix du polar en collaboration avec Gleeph, Relay, Place de la gare.

Je les remercie, ainsi que l'éditeur et l'autrice, pour l'envoi.

La colline, c'est l'histoire de Monroe et de famille et quelle famille ! J'ai adoré la grand-mère et détesté la mère et le frère.

J'ai beaucoup aimé suivre le récit de Monroe, celui-ci est raconté de manière originale, en alternant présent, passé et différents points de vue.

Des relations se défont et se créent, j'ai eu l'impression d'être une spectatrice de cette histoire, de cette horreur.

La fin est belle et porteuse d'espoir, cependant, je reste un chouilla sur ma fin.

Mention spéciale pour Jacques 💛

Si vous recherchez une histoire forte, n'hésite pas !
Profile Image for Lauretta M-B.
135 reviews
June 27, 2026
10 étoiles! 🌟
Les Saules, premier roman de l'autrice, était déjà une grande réussite, mais avec La colline, on change de catégorie. C'est un roman extrêmement réussi tant du point de vue de l'écriture, du style, que de la narration. Les dialogues sont très réussis, l'autrice se coule dans la voix de chacun des personnages avec un naturel incroyable et surtout, elle parvient à capturer ensemble le beau et l'abject. Si les plus beaux passages sont ceux de la tendresse, l'intégralité du roman est une pleine et entière réussite, et, fait extrêmement rare, j'ai pleuré en le lisant.
Profile Image for kallixto ── .✦.
439 reviews
July 16, 2026
2.5 ? 3 ? ⭐️

Je suis vraiment autant mitigé sur mon avis global que sur la note que je devrais mettre à ce roman. Pour vrai, je ne pense pas que cette lecture était mauvaise et que je n’ai pas apprécié ce livre ; seulement, quelques petites choses auraient pu être améliorées et d’autres, exécutées autrement.

Une très bonne écriture mais qui paraissait parfois cachée de nombreux moment de creux et de sévères longueurs également.

En résumé, certes un peu déçu et mitigé par ce roman, mais je suis définitivement certain que cette histoire avait un potentiel clair.
Profile Image for La Minute.
445 reviews3 followers
Review of advance copy received from Publisher
February 22, 2026
Ce roman est un polar, roman noir (breton) à l'atmosphère sombre et poisseuse mais avec de ci de là des moments d'éclaircie.
La plume y est fleurie, pleine de métaphores parfois poétiques et souvent dignes d'Audiard, avec des réparties, comme qui dirait, pas piquées des hannetons.
En voulant déposer ses poubelles, un vieil homme entend quelque chose d'anormal dans la benne et alerte les pompiers. Ce qu'iels découvrent dedans les bouleverse : un bébé et son plasma.
Il faut le sauver, sauver aussi le vieil homme qui fait un malaise, retrouver la mère, comprendre qui a tenté de se débarrasser du nouveau-né et tout ça le plus vite possible. Parallèlement nous suivons la mère (en tout cas elle vient d'accoucher), Monroe, 17 ans, laissée sans son bébé dans sa chambre alors qu'elle fait une hémorragie... Parfois elle perd un peu conscience et se souvient des ses mois de grossesse passés chez sa grand-mère qui, elle, prenait soin d'elle.
On est traversé par de multiples émotions : colère, joie, peur, tristesse, angoisse, suspicion, et bien d'autres car ce roman sait comment et quand les offrir aux lecteurs et lectrices.
Profile Image for Lodie.
62 reviews
April 18, 2026
J’ai trouvé la quantité de comparaisons et de métaphores lourde dans les premiers chapitres, ce qui a rendu difficile ma rencontre avec le style de l’autrice.

Puis j’ai adoré Monroe et Marguerite… J’aurais aimé lire plus sur la relation entre Monroe et la colline. L’enquête a pris trop de place à mon goût. Le drame s’est ajouté au drame encore et encore…

La résolution a été trop rapide. La conclusion est belle mais si courte.
Profile Image for Camille Millea.
277 reviews2 followers
July 6, 2026
Mais quelle pépite ! C’est tellement fin et intelligent. J’ai été transporté de A à Z. Tous les personnages m’ont happés et je ne voulais plus les quitter ! Toutes les petites histoires qui s’imbriquent dans la plus grande intrigue sont extraordinaires ✨
C’est un coup de cœur que je recommande 1000 fois.
Profile Image for 1001  Chapitres.
609 reviews15 followers
September 24, 2026
Il n’y pas grand chose de pire que la scène sur laquelle s’ouvre ce roman: un nouveau-né, de quelques heures à peine, jeté sans remords au fond d’un container à ordures. Non loin de là, au fond d’un lit taché, une jeune fille de 17 ans se vide de son sang. Quelles horreurs ont bien pu mener ces deux êtres à ces situations atroces? Pompier·e, soignant·e, enquêteurice, voisin·e curieux, chacun·e va, à sa manière, tenter de comprendre ce qui s’est passé.

“La colline” est un roman choral très sombre, où personne n’est épargné par la vie et ses tragédies. Et pourtant, ici et là, la lumière pointe, des histoires se répondent et des liens se créent.

On m’avait dit “tu vas aimer” et on ne s’est pas trompé! C’est le genre d’histoire un peu brute, sans plot twist spectaculaire, sans rebondissements de fin de chapitre, qui avance lentement en découvrant ses personnages à petits pas et dont je suis généralement fan.

C’était le dernier roman en lice pour le prix du polar Gleeph/place de la gare et définitivement mon préféré de la sélection!
157 reviews1 follower
April 19, 2026
un roman coup de poing sur la famille dysfonctionnelles, la violence,  le non amour mais aussi sur L'attachement et le lien inter-générationel. La plume très fine de l'auteure dessine un destin hors du commun,  une héroïne inoubliable.  J'ai adoré.
Profile Image for Lucas Schifres.
11 reviews
May 6, 2026
Pas mal, fait divers troublant, mais garder tout le suspense pour la fin est un procédé ennuyeux. Les pages rédigées sous la forme de procès-verbaux pourraient toutes être supprimées : elles n'apportent rien à l'histoire, et sont pénibles à lire.
Profile Image for Brigitte Irion.
143 reviews5 followers
July 26, 2026
Décevant car j’en avais entendu trop de bien. Souvent confus ; j’étais souvent perdue présent/passé/ etc… heureusement à partir des 3/4 c’est mieux et contente de l’avoir terminé. Je suis allée au bout car très bien écrit
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