Un thriller soft parfait pour ceux qui veulent s’initier au genre !
Personnellement je n’ai pas accroché. Je l’ai trouvé long à démarrer, je pense qu’alterner entre maintenant et le passé aurait peut être accentué le rythme ? Mais là c’était divisé en 2 temps: premièrement avant, puis maintenant. J’ai bien aimé la plume: très fluide, simple à lire, j’aime que l’auteur a adapté le ton de sa plume en fonction de l’âge du personnage principal !
Après bon mon gros ICK reste sa ressemble avec la vérité sur l’affaire Harry Quebert… trop de similitudes pour moi qui m’ont sorti de l’histoire et enlevé la surprise du dénouement et du livre en général !
Une ambiance nostalgique s'installe dès le début du roman, pour céder à une lourdeur diffuse subtilement transmise au lecteur, jusqu'au moment de rupture.. Un agréable moment de lecture.
Nous suivons Jimmy — James de son vrai prénom —, orphelin de mère, élevé seul par son père. Durant son enfance, il enchaîne les bêtises avec sa bande d’amis, dans une insouciance qui m’a replongée dans une époque où l’on savait s’occuper de peu. Ces passages, teintés de nostalgie, m’ont souvent fait sourire 🫣
Mais à quelques jours de la rentrée, la découverte d’un corps vient briser cette légèreté. L’équilibre du village vacille, et avec lui, l’innocence de toute une jeunesse…
L’enquête s’installe progressivement, gagnant en intensité au fil des pages. L’auteur joue habilement avec les pistes, distille des indices, égare le lecteur… Si certains éléments m’ont semblé perceptibles, le dénouement, lui, m’a malgré tout surprise — et convaincue. On referme ce roman avec le sourire, en gardant une impression durablement positive 😉
Le récit se construit en deux parties — L’enfant, puis L’adulte — offrant une perspective complète sur le parcours de Jimmy. La narration à la première personne renforce l’immersion, avec une dimension autobiographique assumée dans la partie consacrée à l’enfance.
Mathieu Lecerf prend le temps d’installer son histoire, de développer ses personnages et ses thématiques, sans jamais alourdir le rythme. Tout se met en place avec justesse et fluidité 👏🏻 À travers ce roman, il laisse une place importante à la notion de pardon, un fil conducteur qui traverse le récit avec subtilité.
Plus apaisé que sa première trilogie — réputée plus sombre — ce roman révèle une autre facette de son écriture, tout aussi maîtrisée.
J’ai également trouvé très intéressant cet aspect presque méta, cette volonté d’insuffler une part de lui-même dans son récit.
Et petit clin d’œil personnel : lors de ma rencontre avec l’auteur, plusieurs de mes ressentis ont été confirmés. Une belle preuve de la justesse des émotions et des messages qu’il a souhaité transmettre 👏🏻