Alex Sol est une écrivaine de thrillers, de romans d'horreur et de fantasy. Née à Montauban dans le sud de la France, elle à vécu à Toulouse, puis à Paris, puis de nouveau à Toulouse avant de partir pour Montréal pour deux ans. Depuis juillet 2021, elle est de retour à Toulouse où elle se consacre à 100 % à l'écriture, mais qui sait où cette nomade s'installera en suivant !
Alex aime tester de nouvelles manières d'aborder ses histoires. Avec "Jamais d'eux sans toi", elle a fait le pari — réussi ! — d'écrire un roman à la seconde personne du pluriel !
Si vous lui demandez pourquoi elle écrit, elle vous répondra qu'elle aime faire ressentir des émotions fortes à ses lecteurs !
En grand format, ce roman était en impression à la demande, donc plus difficile à trouver en librairie (car non retournable à l'éditeur), mais comme il était demandé, j'en avais tout de même en rayon. Désormais en poche chez Belladone, il est beaucoup plus facile de le trouver. Je pense pouvoir dire que j'ai vraiment commencé à être une lectrice en lisant des romans gothique et d'horreur. C'est un peu mon berceau littéraire. Ce livre, classé en fantastique/épouvante, devait donc avoir tout pour me plaire. Mais j'avoue avoir été assez déçue. La couverture et le titre annoncent quelque chose de très gothique, mais les descriptions sont faibles et on ne ressent pas du tout l'atmosphère attendue. Le personnage principal est insupportable et peu crédible : on est en 1875 et elle parle quasiment comme une ado d'aujourd'hui, elle est hautaine, mal aimable, orgueilleuse et misanthrope mais a des accès d'empathie, d'humanité et de féminisme (qui ne suffisent pas à la rendre sympathique). Alors certes, c'est peut-être une question d'hormones, puisque Louise, cette jeune femme de bonne famille de 17 ans, est enceinte et doit accoucher dans une semaine, mais elle n'en reste pas moins imbuvable. Louise a été envoyée dans ce Couvent des Pascalines pour y accoucher en toute discrétion (elle n'est pas mariée, et ça ne se fait pas dans la « bonne société »), mais ce qu'elle y découvre (au bout de 4 mois tout de même) ne la rassure pas quant à son avenir. Des choses étranges se passent la nuit, entre hurlements et flaques de sang, elle ne va peut-être pas attendre d'accoucher là. Je déteste le présent à la première personne du singulier (le cas ici) quand ce n'est pas justifié, mais on peut y trouver une légitimité grâce à la fin. On est tout le temps dans les pensées du personnage principal (insupportable je le rappelle) mais malheureusement on n'est pas assez plongé·e dans l'atmosphère, dans l'ambiance de ce couvent, pourtant il y aurait eu de quoi. Donc si vous êtes comme moi, habitué·e des romans gothiques et horrifiques, vous pouvez passer votre chemin. Mais si vous voulez découvrir le genre tout en douceur (mais avec du sang et des tripes tout de même) vous pouvez commencer par là.