«Sortie de nuit» décrit le monde marginal de la rue, dans lequel l'autrice a elle-même vécu : un univers marqué par la révolte, l'itinérance, la toxicomanie, le crime et les peines de prison. On y suit le parcours de reconstruction de Claudia, des abysses de la dépendance à la réinsertion sociale : le sevrage, les démarches judiciaires, les passages en prison, la demande de pardon, le retour aux études. Le roman est composé de courts récits qui voguent d'une époque à l'autre dans la vie de l'héroïne, de sa déchéance jusqu'à sa renaissance.
Un livre très touchant, plein d’espoir. ❤️🩹 Une écriture très poétique malgré le sujet et très riche. Presque trop riche pour mes connaissance de la langue française, j’ai du googler plusieurs mots pour connaître leur signification(🫠), ce qui a un peu brisé mon rythme de lecture.
3.5 une histoire touchante racontée par fragments. On suit Claudia qui est une toxicomane dépendante et itinérante. On apprend avant, pendant, et après cette situation fragile.
C’est percutant à lire en sachant que l’auteure a elle-même traversé une histoire similaire, de dépendance, itinérance, et pénitencier.
J'ai profondément aimé cette lecture. Marie Gagnon possède une plume d'un équilibre rare : c'est un mélange parfait de cru et de poétique. C'est d'une belle fluidité et tellement agréable à lire. L’autrice ne masque pas la dureté de la réalité, mais sa touche poétique apporte une lumière essentielle qui évite de tomber dans la noirceur gratuite.
Un livre qui nous plonge dans la vie de Claudia, une femme qui a réussi à quitter l’enfer de la rue.
« Ils sont des centaines comme moi à souiller les rues du centre-ville de Montréal : urine, excréments, vomissures et crachats. Nous sommes une multitude à polluer l’île par nos cris, nos odeurs et nos méfaits. »
Au fil des pages, on devient vite un spectateur impuissant de sa déchéance. On découvre ce qui l’a menée à arpenter les trottoirs, on rencontre celui qui a fait basculer sa vie mais aussi ceux et celles qui ont marqué son passage dans la rue.
« En une décennie de ce régime toxique, je suis devenue la loque jetée au coin de la rue, celle sur laquelle le regard des passants ne s’arrête jamais. »
Mais surtout, on est témoin de sa reconstruction, de son combat et de sa renaissance.
Je ne te mentirai pas, la lecture est parfois un brin décousue.. Les chapitres sont courts et on tente de s’accrocher aux souvenirs qui défilent rapidement.
Reste que l’histoire de Claudia nous frappe en plein cœur. Elle nous rappelle la rapidité à laquelle tout peut basculer, s’effondrer.
« Nous dérangeons par notre présence. On nous voit et c’est impardonnable parce que c’est insupportable… »
L’autrice donne une voix à l’itinérance. Elle insuffle de l’espoir. Et ça, c’est essentiel.
4,5⭐️ Récit très aéré, écriture précise et percutante. Chaque chapitre est un souvenir, par vague, comme fonctionne la mémoire, sans ordre chronologique. On comprend l'ambiance, sans tomber dans le glauque, le plaintif, l'auto-appitoiement. Un style dénudé qui me plait beaucoup et qui me fait voyager autrement dans les lieux que je cotoie ou que j'ai cotoyé au quotidien, l'UQAM, le Cegep Montmorency, le Cherrier, Émilie Gamelin... La protagoniste aurait pu être moi, j'aurais pu être elle.
Ma phrase coup de coeur : "Parfois il suffit d'un éclat, d'un mot posé comme une plume sur l'eau, d'une main qui effleure, d'une écoute qui accueille, d'une lueur de compassion; et tout l'univers recommence."
Ça m’a tout pris pour le terminer. J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de longueurs et de chapitres moins pertinents. J’aurais aimé avoir plus de détails concernant son parcours d’itinérance et les enjeux qui s’y rattachaient à la place de ses journées de travail au CHSLD. Je m’attendais à quelque chose de poignant et intense, j’ai un peu perdu le fil à quelques reprises. Dommage.
J'ai de moins en moins d'empathie pour les gens qui sont dans la drogue mais je lève mon chapeau à l'autrice qui a su s'en sortir et retourner à l'école pour devenir PAB puis infirmière ! Bravo !