"Le jour où je suis devenue une meurtrière, j'ai cessé d'aimer les mirabelles." Sarégnac, Corrèze. Célestine grandit dans la ferme familiale, bien décidée à réussir ses études pour échapper à la vie de labeur qui l'attend aux champs. Cadiran, Gironde. Solange est internée dans une école de préservation pour jeunes filles où sont envoyées des adolescentes jugées "déviantes". Quel secret lie ces deux jeunes femmes ? Pourquoi Solange déteste-t-elle tant Célestine ? Et comment cette dernière a-t-elle pu commettre l'irréparable ? De la France de nos grands-parents jusqu'à nos jours, cette intrigue poignante ménage autant de suspense que de rebondissements. À travers les destinées de quatre générations de femmes puissantes, Marie Vareille retrace l'extraordinaire évolution de notre monde depuis un siècle et nous rappelle ce que nous devons tous à la persévérance et au courage de nos aînées.
Marie Vareille est romancière et blogueuse à Paris. Diplômée de l’ESCP-Europe et de l'Université de Cornell aux États-Unis, elle travaille actuellement en tant que Community Manager pour une start-up française.
Depuis toujours, ses deux grandes passions sont les livres et les voyages. Elle a notamment parcouru l’Asie, l’Amérique Centrale et l’Amérique du Sud en sac à dos. Fan de chick-lit et de comédies romantiques, elle partage ses coups de coeurs littéraires sur son blog http://sissidebeauregard.com.
Son premier roman, Ma vie, mon ex et autres calamités, sortira en juin 2014 chez City Éditions.
Quelle claque. À travers cette fresque familiale extrêmement addictive, on aborde plein de sujets aussi difficiles qu’importants. C’est dur, c’est touchant, c’est révoltant… mais qu’est ce que c’est bien écrit. Qu’est-ce que c’est bien pensé. J’ai été happée par le roman, j’ai pleuré plus de fois que de raison et j’ai adoré chacune des pages que j’ai lues. Une nouvelle pépite signée Marie Vareille, qui est définitivement l’une des plus grandes autrices francophones que j’ai jamais lues. ❤️🩹
J’ai dévoré ce lire, comme tous ceux de l’autrice. Nous avons deux points de vue au départ Célestine et Solange, quel est le lien entre elle au début j’avais dû mal à voir le lien entre elles. Je pensais à une relation d’un autre type entre Solange et Jeanne. Dans ce livre, on voit l’évolution des droits des femmes mais ne peut-on s’empêcher de dire pourquoi, pourquoi cette haine? Cette injustice, le passage entre Célestine et Édouard m’a brisé le cœur et oui pour lui c’est simple mais Célestine elle perd tout. Un livre à lire.
Toujours le destin des femmes sera empêché… Empêché par de vieilles traditions et l’absence de consentement. Cette phrase ne vient pas du roman de Marie Vareille, « Nous qui avons connu Solange ». Elle vient d’un constat, en ce mois de mars 2026, où les droits des femmes sont sans cesse remis en question. Le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, Johana Gustawsson disait qu’il est grand temps que le monde cesse de penser que nous sommes locataires de notre propre corps (et de notre utérus), puisqu’après tout, nous donnons naissance au Monde. Ce roman est un récit de femmes qui mettent au monde, mais aussi l’histoire de destins empêchés par leurs conditions ou par l’homme.
Rapidement, le lecteur découvre deux femmes, deux destins que tout semble opposer. Célestine est une fille de ferme corrézienne, déterminée à s’arracher à son milieu. Solange, internée de force dans une école de redressement, est réduite au silence. Quel fil invisible les relie ? C’est tout le sujet de ce roman choral où quatre générations de femmes surgissent du passé pour raconter ce que l’on tait, bien décidées à transmettre le prix à payer pour être soi-même.
« Nous qui avons connu Solange » retourne la terre des silences et des mémoires. Il fouille les lignées jusqu’à l’os. Marie Vareille met ses mains dans la terre du passé pour en extraire les cellules du vivant. Dans les premières lignes, Célestine écrit à sa « Biquette ». Le jour de la mort de Solange, elle est devenue une meurtrière et a cessé d’aimer les mirabelles. Dans cette confession, le poids des morts est exhumé et laisse entrevoir la manière dont le souvenir s’ancre dans les émotions de l’intime.
Au fur et à mesure, une autre voix vient s’ajouter à celles de Célestine. Ainsi, Solange, par l’intermédiaire de lettres, apporte un autre point de vue au récit. C’est dans cette alternance que le lecteur navigue. Ces voix plurielles disent une même chose : la difficulté d’exister pleinement quand le monde vous apprend, dès l’enfance, à vous tenir à votre place.
La construction du livre est d’une grande intelligence romanesque, comme le furent « Désenchantées » ou « La dernière allumette ». Qui était Solange, dont le nom a longtemps flotté à la lisière de cette famille ? Le roman ouvre une brèche, le lecteur s’y engouffre pour découvrir quatre générations de femmes surgissant du passé. Ainsi résonnent leurs corps, leurs coeurs, leurs rages, leurs élans et leurs blessures. Le fil rouge de « Nous qui avons connu Solange » tient à ces femmes qui veulent devenir elles-mêmes dans un monde qui leur enseigne patiemment à vouloir moins.
Célestine sent très tôt que la ferme ne devrait pas englober son avenir tout entier. Elle a d’autres aspirations que l’ordre domestique, le mariage ou la maternité. Célestine a une appétence pour les débats d’idées, une soif intense de connaissances, un amour fou de la littérature. Sa mère lui assène cette leçon toute sa vie : « Sois plus patiente, Rome ne s’est pas faite en un jour. » Cette injonction lui apporte la volonté de se battre, mais révèle aussi la lenteur des conquêtes féminines et le devoir de durer dans un monde qui travaille sans relâche à épuiser les résistances.
Dans tout le roman, Marie Vareille ne se contente pas d’opposer des héroïnes lumineuses à des hommes brutaux. Elle détricote tout un système. Certes, les hommes empêchent, mais ils le font avec le soutien invisible de la coutume, de l’Église, de la médecine, du regard du village, du poids du quand dira-t-on. Dans « Nous qui avons connu Solange », le patriarcat a une voix, des mains, donne des gifles, assène des humiliations que personne n’a appris à nommer.
Le personnage de Solange en est un exemple flagrant. Démolie d’une partie d’elle-même pour la faire taire, on la préfère bête et silencieuse, soumise et incapable. Sa guérison équivaut à un dressage en règle, car elle est devenue une femme dérangeante. À travers les traces écrites qu’elle laisse, elle prend pourtant corps et voix. Solange a été une femme trop vive pour son époque. On a alors tenté de la faire taire. Mais elle travaille à se refaire grâce aux mots, elle se reconstitue lentement malgré tout ce qui a été ravagé en elle.
À travers ce personnage, Marie Vareille aborde le traitement de la maladie mentale et de tout ce que l’on met dans cette terminologie pour « dresser » les femmes les plus récalcitrantes. Celles qui, finalement, refusent d’obéir ou de se conformer. Ici, le contexte instrumentalise les traitements médicaux. Les électrochocs, les injections, l’enfermement contribuent à broyer une jeune fille que la société dit hystérique. Autour de Solange existe une véritable machine à broyer. Tout est bon pour servir d’alibi à l’écrasement de la personnalité.
Et pourtant, même broyée, même réduite au silence, Solange résiste. Les femmes de « Nous qui avons connu Solange » portent en elles quelque chose d’indestructible. Cette rage, ces rêves passent de main en main, et de génération en génération, jusqu’à celles qui viendront après.
Malgré des thématiques assez sombres, de belles zones de lumière viennent éclairer le roman. La transmission entre femmes circule par les gestes, les mots, les blessures et les rêves. Chaque femme porte la génération suivante et lui lègue autant une façon de survivre qu’une manière de construire un refuge intérieur pour tenir face au chaos. C’est avec cette idée que le « sois plus patiente, Rome ne s’est pas faite en un jour » devient un « Toi, ma fille, tu seras Rome ». La construction intérieure et ces libertés conquises à l’extérieur, sur un terrain qu’on vous a longtemps refusé, constituent les plus belles vibrations du texte.
Marie Vareille a composé une fresque en alternant les voix, les époques et les supports (manuscrit de Célestine, lettres de Solange, souvenirs de Jeanne, présent de Manon.) Ces différents choix narratifs, de même que l’utilisation des différentes voix permettent de faire sentir qu’aucune histoire familiale ne se livre d’un seul bloc. L’écriture circule comme la mémoire elle-même, par couches, et angles différents. Elle revient sur les faits, bifurque, réfute puis éclaire après coup.
De son côté, la langue oscille entre l’exactitude narrative et de véritables élans poétiques. Solange introduit une vibration singulière. Le réel et l’irréel se contaminent dans des formulations d’une grande beauté. Elle introduit et rend perceptible une conscience qui ne voit pas le monde comme les autres le voient. A contrario, la voix de Célestine est plus terrienne, plus ancrée dans les gestes du quotidien, et le travail de la terre. J’ai trouvé le contraste très réussi : l’une tient la maison pendant que l’autre regarde le ciel. Chacune ouvre un passage singulier de « Nous qui avons connu Solange ».
Marie Vareille montre avec brio que des Solange ont souffert pour que des Manon puissent rêver. Certains de ces rêves sont même devenus réalité. Des femmes dirigent des gouvernements, pilotent des fusées, gèrent des entreprises. L’horizon s’est élargi. Mais, il suffit de si peu de choses pour que ces droits durement acquis régressent. La parole des femmes reste plus souvent questionnée que celle des hommes, leur douleur plus fréquemment sous-diagnostiquée, leur ambition plus volontiers commentée. Dans certaines régions du monde, vouloir apprendre à lire ou refuser de se marier peut encore coûter la vie.
« Nous qui avons connu Solange » n’est pas un roman militant au sens strict du terme, il conserve une grande partie romanesque. Mais il rappelle le prix de l’indépendance, les luttes, les corps entravés et les destins forcés. À sa manière, c’est un roman de mémoire qui rappelle avec force ce qui a été gagné et ce qu’il reste à conquérir. Il me semble que le grand message du roman est de donner aux femmes les clés de leurs vies. Certaines ont ouvert la voie, d’autres se sont engouffrées dans la brèche, mais il reste tant à faire. Des mains doivent continuer à se tendre, d’une génération à l’autre, sans jamais baisser les bras.
L'histoire se déroule sur quatre générations à Sarégnac, dans une ferme familiale, de Marguerite à Manon.
Cinq femmes liées entre elles par le désir de vivre leur vie, d'avoir le droit de choisir, de dire non et de s'élever au-dessus des convenances sociales et interdictions patriarcales. Marguerite entame le chemin, puis Célestine, la grande Célestine, si protectrice et résiliente face à Solange, la folle, l'affreuse, la bizarre, l'incomprise.
Cette histoire raconte leurs destins mais surtout comment les femmes ont à cœur de se protéger entre elles, de protéger leurs filles, leurs nièces, leurs petites-filles et d'ouvrir la voie vers la liberté.
C'est aussi l'histoire d'un amour si fort et si puissant qu'il dépasse la raison. Un amour qui pousse Célestine à commettre le pire pour sauver Solange.
Solange, celle qui vit dans les étoiles, entre folie et raison. D'abord effrayante par son originalité qui ne rentre dans aucune case de la société, rejetée par le monde, enfermée, si lucide sur son propre état qu'elle en devient poignante.
C'est enfin l'histoire de deux hommes, Armand et Édouard, les frères, qui réparent le mal que d'autres hommes ont pu faire, qui aident les femmes à ne plus être empêchées dans leurs choix et les entourent de leur protection et leur bienveillance.
Un livre si bien écrit et construit qu'il était difficile de le lâcher. Je le termine les larmes aux yeux, reconnaissante envers toutes celles qui se sont battues au siècle précédent pour nos droits face à ceux qui voulaient nous contraindre.
Ce livre, wow, impossible de s'arrêter de lire !! Il est un de mes coups de coeur de l'année, mon 119e en ce 30 juin. Moi aussi quand j'étais jeune je rejetais les normes traditionnelles de se marier et avoir des enfants car c'était comme cela, selon ma mère - et je suis bien contente de mon cheminement de vie même si je suis seule et à la retraite !
C’était tellement beauuuuu de traverser ces générations de femmes fortes, impressionnantes de persévérance, de force, de résilience, d’amour. C’était bouleversant, c’était prenant. J’ai adoré traverser le temps. J’ai adoré la façon dont a eu l’autrice de nous rappeler la chance qu’on a aujourd’hui — nos ancêtres qui se sont battues pour nos droits et pour l’égalité. J’ai adoré suivre chacune de ces femmes, leur histoire, leur entourage, leurs passions. C’était une magnifique histoire ! Je m’attendais à un plot twist et je n’ai pas ressenti ça, mais j’ai ressenti tellement d’émotions, de sincérité et de logique dans cette fresque que je n’en avais pas besoin
tropes / thèmes : relation mère/fille • héritage familial • droit des femmes • secrets
note : 4.75/5
deuxième livre de Marie Vareille, deuxième banger !
c'était encore une fois triste et éprouvant. j'ai tellement aimé l'histoire de ces femmes qui de génération en génération se transmettent leur amour et leur combat.
c'était poignant et plein de poésie. il y a + de romance dans celui-ci et j'ai tellement aimé, j'ai trouvé ça vraiment réel et percutant, ça a beaucoup résonné en moi.
les histoires de famille compliquées et dysfonctionnelles marcheront toujours sur moi. chaque situation est différente mais nous ne sommes pas seuls, on se sait, on se reconnaît.
Je pense que ce roman a été écrit pour moi, car il aborde des thèmes qui me vont droit au cœur : la santé mentale et le droit des femmes. Tout ça avec une touche historique et un clin d’œil aux nouvelles découvertes en matière d’épigénétique. J’ai été émue de lire le parcours de ses 4 générations de femmes fortes, courageuses, fonceuses et rêveuses. Ce n’est pas un 5⭐️ pour moi probablement à cause de mes attentes qui étaient trop hautes. Je me laisse digérer tout ça et réajuster ma note au besoin.
J’en ai eu les larmes aux yeux et les frissons à plusieurs moments. Quelle magnifique histoire qui relate à travers cinq générations de femmes fortes la puissance du patrimoine génétique.
‘’ L’absence de tragédie dans une vie est un privilège auquel peu de gens, depuis le début de l’histoire de l’humanité, ont eu droit. Alors ne gaspille pas trop ton temps à chercher le bonheur ailleurs qu’ici et maintenant auprès de ceux qui te sont chers. ‘’
De la campagne corrézienne de l’entre-deux-guerres à nos jours, l’autrice déploie une grande saga familiale faite de secrets, de drames et de révélations portée par des générations de femmes qui luttent pour vivre libres et s’émanciper.
Au fil des époques, des échanges épistolaires et des générations, les pièces du puzzle s’assemblent avec une précision captivante et révèlent une intrigue ample, subtilement construite et débordante de suspense et de retournements fracassants.
Le roman aborde avec une grande justesse des sujets essentiels : le féminisme, la misogynie, la santé mentale et la manière dont elle a longtemps été mal jugée. À mesure que l’histoire se révèle, elle nous saisit : les émotions montent crescendo et les révélations nous étourdissent.
Une jolie lecture, un sublime voyage à travers le temps, des destinés contrariées qui agrippent le cœur : à lire !
4,5 ✨ Jour de sortie de ce magnifique roman que je viens à l'instant de terminer. Bravo chère Marie pour ce si beau livre, touchant, profond, féministe. Merci pour les luttes, la poésie, la maladie mentale. C'est beau et fort. À lire 💛
Ce roman traite avec une grande justesse de thèmes essentiels comme le féminisme et la santé mentale, tout en mettant en lumière le regard souvent injuste et stigmatisant porté sur cette dernière au fil du temps.
"Mais laisse-moi te donner un conseil, mabiquette. Ne perds jamais ton temps à ressasser des regrets. La vie n'est qu'un court voyage en territoire inconnu. Nous empruntons une route plutôt qu'une autrr, en ignorant si elle débouchera sur un paysage enchanateur ou un prépice mortel. Une fois une décision prise, la question n’est plus de savoir si elle était bonne ou mauvaise, mais de continuer à avancer sur le sentier qui est désormais le nôtre, en essayant d’éviter de reproduire les mêmes erreurs. N’attends pas la fin du voyage pour comprendre que ce qui fait la beauté du paysage, ce n’est ni la vue au sommet, si resplendissante soit-elle, ni le chemin et ses difficultés, mais principalement ceux avec qui nous décidons de l’entreprendre ; puisque le seul pouvoir incontestable que nous détenons est celui de choisir nos compagnons de route."
Je le termine avec beaucoup d'émotions... et quelques larmes 🤍.
Marie Vareille a un solide talent pour construire des personnages complets et complexes.
Je suis embarquée à 100% dans l’histoire de Célestine et les situations dans lesquelles elle a dû évoluer, les choix qu’elle a dû prendre.
J’avais un peu d’appréhension au départ par rapport aux propos de Célestine. J’avais peur que ça soit une « gimmick » pour nous faire tourner les pages, mais non. Le dénouement de son affirmation m’a beaucoup plu.
J’ai adoré le traitement du triangle amoureux. J’ai vécu à 100% les dilemmes de Célestine en fonction de l’époque, de sa situation et de celle des femmes.
Je suis complètement tombée en amour avec Édouard.
J’étais un peu moins certaine de la trame narrative autour de Solange. J’aimais mieux la suivre que Célestine et j’étais moins certaine de son parcours. J’ai par contre beaucoup apprécié la révélation de sa grande fracture en reprenant un moment déjà raconté de la part de Célestine. J’adore ce procédé.
La fin s’étire un mini-peu en longueur avec le reste de la descendance, malgré tout, c’est une histoire qui parle des femmes. De la bataille pour le droit des femmes. C’est une histoire très importante qui aborde avec beaucoup d’émotions et de sensibilité l’histoire des droits des femmes.
Pas une lecture parfaite pour moi, mais une grande lecture et une grande autrice.
J'ai passé un bon moment avec ce roman. J'y ai retrouvé les thèmes que Marie Vareille aime explorer : les secrets de famille, les destins de femmes et les liens qui traversent les générations. J'ai toutefois été un peu moins émue que lors de ma lecture de La Dernière allumette ou de Désenchantées, qui restent mes préférés de l'autrice. Cela n'enlève rien aux qualités de ce roman, riche en émotions et porté par de beaux personnages. Une lecture agréable
J’ai adoré. C’est tellement bien écrit, très probablement extrêmement réaliste et aussi révélateur de la société, de l’époque dans laquelle les femmes ont dû évoluer.
La situation de Solange m’a tellement touchée. C’était éprouvant à lire. Raconté avec les bons mots, comme toujours.
« Le bonheur, tu sais, peut n’être rien d’autre que la banalité d’un quotidien dépourvu de drames. Savoure chaque jour ordinaire comme un cadeau avant que la vie ne se charge de te rappeler que rien n’est permanent, ma biquette. »
« Tu te souviens quand j’étais petite, tu me disais que je pourrais choisir ma destinée, faire de grandes choses, que Rome ne s’était pas faite en un jour, mais que je pourrais être Rome si je le voulais… »
Je termine tout juste ce livre prêté par Sophie (merci Sophie !) et je suis encore envahi par les émotions intenses que m'a procurée ma lecture. Comment ne pas ressentir de la colère envers les hommes, tous ces hommes (pas tous mais beaucoup quand même) qui ont imposé aux femmes un destin fait de violences et de renoncements au nom d'un patriarcat archaïque ? Comment ne pas être en admiration devant la force des ces femmes, Célestine en particulier mais aussi Marguerite et Solange et Jeanne... Et Manon, qui vient boucler la boucle. Bref, un livre sur les femmes et les violences qu'elles subissent depuis toujours, sur la résilience et sur la filiation, sur les lignées de femmes qui nous ont précédées et celles qui suivront ... Un coup de coeur/coup au coeur
C’était mon premier roman de Marie Vareille, je ne peux comparer à ces autres ouvrages. Mais je comprends maintenant pourquoi cette autrice est aussi populaire! Un véritable page turner, (lu en une seule journée occupée:), bien écrit, avec une construction littéraire drôlement efficace. On ne sort pas de la lecture de ce roman en pensant qu’on a eu affaire à un chef d’œuvre, mais on a été divertis à souhait. Il y a aussi une véritable réflexion sur le féminisme incarné, la maladie mentale, la transmission entre générations de femmes, les traumatismes etc. Le tout sous une trame historique très ambitieuse et intéressante.
L’un des personnages s’exprime en prose et c’est très beau, on y retrouve de belles perles qui nous touchent énormément.
Ce livre ferait un très bon film ou une bonne série, j’en suis persuadée !
Marie Vareille est juste une autrice incroyable, qui parle de sujets importants et qui le fait de la meilleure des manières ! - écouté en audio, mais j’aurais adoré le lire.
Ici on suit les histoires entremêlées de Solange, Célestine et Jane. On apprend à les connaître, à comprendre leurs liens et leurs secrets.
C’est à la fois touchant, beau et plein d’espoir. C’est sombre sur certains aspects mais nécessaire.
La plume de Marie Vareille est incroyable et chaque histoire est incroyable et regorge d’éléments intéressants, importants et bien sourcés.
J’ai beaucoup aimé personnellement, c’était très Marie Vareille, très addictif et avec des personnages super forts. L’épilogue est un peu fantaisiste mais ça ne me choque pas, et cet épilogue et toute la structure narrative sont exactement ce à quoi je m’attendais.
La claque. Marie Vareille écrit d’années en années des romans plus bouleversants les uns que les autres. Coup de cœur, c’était magistral, du grand art !!!
Un roman puissant, véritable hymne au féminisme, qui rappelle avec beaucoup d’émotion le sacrifice de nos aînées pour que nous, les femmes d’aujourd’hui, puissions être libres de choisir notre vie.
« J’ai lu trop de livres, justement, pour pouvoir me permettre d’être romantique. »
Un gros coup de cœur pour cette histoire historique, féministe, familiale, d’amour inconditionnel entre les différents personnages. J’ai été plus que satisfaite de ce nouveau Marie Vareille (l’une de mes autrices préférée désormais). Que ce soit les personnages, les relations, les problématiques, les causes féministes mises en avant : c’était tout simplement parfaitement beau et conté avec justesse. Au fil de ma lecture qu’il m’était impossible à lâcher j’ai ressenti : de la révolte, colère, tristesse, amour, joie et même cette sensation de chatouille dans mon pouce (les vrais savent). J’ai aimé la manière dont les informations arrivent au compte goutte et parviennent à me surprendre à chaque fois. Lorsqu’elles s’assemblent enfin, c’est un chef d’œuvre. Évidemment j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps à la fin + une part de mon cœur brisé. Et pour finir : Célestine ma queen ❤️ J’espère qu’on fera lire ce livres à des élèves à l’école !! ✊
J’ai adoré ce roman qui nous plonge dans la réalité des femmes d’autrefois! C’est un beau voyage dans le temps qui nous fait prendre conscience de la chance que nous avons de vivre dans une société libre et évoluée!
J’aime beaucoup le style d’écriture de Marie Vareille! Elle nous tient en haleine tout le long de la lecture en révélant un peu d’information à la fois! On a toujours hâte de lire le chapitre suivant! Je relève aussi le beau travaille de recherche sur les faits historiques qui sont mentionnés!
Au final, je suis triste de finir cette belle histoire, car les personnages vont me manquer. Comme à chaque fois que je finis un livre de cette auteure que j’adore!!
Ouch! Chaque roman de Marie Vareille est plus percutant que le précédent. J'ai été bouleversée tout au long de ma lecture. Ce roman sera assurément ma nouvelle recommandation coup de coeur ❤️❤️ Des femmes de générations différentes, des mères, des sœurs qui se battent chacunes à leur manière pour leur liberté. Renversant.