Una vindicación del vínculo de la amistad, la familia escogida que nos permite crear nuevas formas de vida.
¿Cómo podemos hablar de amistad, contar la historia de esa otra familia, la que llamamos elegida, que nos permite inventar nuevas formas de vivir? La narradora se embarca en una búsqueda de su pasado y explora la multiplicidad de conexiones que influyen en su vida. Intercalado con fotografías inéditas de archivos queer, este bello y luminoso ensayo es un intento de expresar el poder político de una relación esencial para el colectivo –más allá del amor romántico, el deseo y el sexo–, así como su capacidad de reinvención.
Un deseo desmesurado de amistad plantea interrogantes más amplios sobre el ¿cómo construir una genealogía alternativa, cómo rescatar del olvido las vidas que la historia desdeña, y cómo inscribirnos en una narrativa que ya no es meramente personal sino compartida? Porque la investigación que aquí se emprende también está dirigida a los demá «Me digo que, puestos a inventar nuevas historias familiares, mejor aunarlas con otras».
De la llamada Casa Susanna, un espacio de libertad en la Norteamérica de la caza de brujas macartista, a la reivindicación de la obra pionera de la extraordinaria fotógrafa Donna Gottschalk, pasando por la documentación que se conserva de la militancia de Act Up en su lucha contra el sida, este libro reflexivo y reivindicativo exalta el poder de la amistad como vínculo, que acaso debiera poder formalizarse, como el matrimonio.
un milliard de choses à dire sur ce livre qui m'a bouleversée et pourtant les mots me manquent. ça touche à l'intime tout en dedans de moi. depuis plusieurs années maintenant je m'interroge sur mon propre "désir démesuré d'amitié", ce besoin viscéral d'être entourée, d'aimer et d'être aimée, d'être avec mes semblables, d'approfondir les liens qui bien souvent se brisent très vite chez moi. je m'interroge car ce désir reste non assouvi, c'est un échec : je n'ai pas de communauté, je n'ai pas de bande de potes, d'amies fidèles là depuis 24 ans. j'ai des camarades de classe qui deviennent des amies et qui continuent leur vie avec d'autres. je me lie avec les hétérosexuelles et leurs vies bien rangées prennent le dessus sur l'amitié que je chérie de tout mon être. ça a été ça pendant 24 ans. ça l'est encore. et j'ai beau parfois dire que je n'ai pas d'amies, j'ai des copines-amies-camarades-collègues que j'aime d'un amour fou et qui marquent ma vie. mais voilà donc, pas d'amitié queer, pas de grandes tablées le dimanche dans une maison à la campagne ou de brunch parisien, pas de fêtes, pas de cigarettes échangées, pas de soutien émotionnel quand tout flanche, pas de plans sur la comète ni de promesses ni de désir d'enfanter ensemble, d'habiter ensemble, de faire la révolution ensemble. une profonde solitude comble le vide laissé par ce désir démesuré d'amitié. alors lire dessus, là, comme ça, un dimanche d'automne maussade en SPM, c'était dur, rude. lire les amitiés et les amoures homosexuelles, lesbiennes, queers. lire le sida et les années 80, 90, c'était bouleversant. parce que l'amitié naissait du besoin viscéral des autres pour ne pas mourir, de la communauté vitale nécessaire à la survie des queers, des bizarres, de p*dés. les archives, les photos, les histoires me remuent. parce que c'est la vie vécue et la famille "que nous choisissons". parce que politiquement, aujourd'hui, c'est peut-être la seule alternative à l'extrême-droite mortifère et destructrice et violente : être ensemble, se soutenir, s'aider, s'aimer. le privé est politique, toujours. et la solitude est une arme créée par les dominants.
Probablement l'une des lectures les plus importantes et marquantes de mon année. Toute personne queer, toute personne marginalisée, toute personne issue d'une minorité, devrait lire ce livre et y trouver du réconfort. Éblouissant de chaleur et de générosité.
Hélène Giannecchini interroge le "kinship" et la notion de famille choisie, entre autres dans les espaces et communautés queers. Je m'y suis justement senti comme à la maison, tour à tour consolé, peiné et galvanisé par les mots de l'autrice. "Un désir démesuré d'amitié" est un livre d'une tendresse sans faille, un hommage aux générations passées sans qui rien n'aurait été possible aujourd'hui.
Maravilloso ensayo narrativo sobre lo que han sido, son y serán las amigas para las personas queer. Sobre las otras formas de convivir y de formar familia(s) fuera de la heteronorma. Sobre otras formas de comunidad. Sobre otras formas de amar. Sobre la AMISTAD. 💜
“Sé lo mucho que les debo a esas personas que han posibilitado mi existencia. ¿Cabría calificar esa historia, que se perpetua en mí, de feminista, minoritaria o queer? Desde luego. Es una historia política, una historia de lucha y de amistad, de esos lazos tenidos por menores que rara vez se consignan en los archivos y desaparecen cuando lo hacen sus protagonistas. Es una historia que se está aún desvelando y escribiendo, que se elabora a partir de rastros a menudo frágiles y debe arrancarse de la vergüenza y el silencio. Pero me es necesaria, pues sin ella vencerá la soledad.”
“Mi deseo de amistad es desmesurado, en efecto, pero no es sexual. No es ahí donde reside su poder. Creo que es un sentimiento con un papel significativo en la vida de las personas que se salen de la norma, cuyos deseos no son los de la mayoría, y que deben por tanto inventar otras formas de vivir y relacionarse. La amistad nos redime. Es un principio fundacional y un refugio. No mengua con los años, es una alternativa a la llamada familia biológica, es otra manera de relacionarse, es una fuerza política, no la concebimos como una forma de amor insinuada, la defendemos como práctica y como futuro.”
“«Nosotras» es un pronombre activo, político, que apunta a la posibilidad de una comunidad, por efímera que sea, de una alianza construida al margen de la moral mayoritaria. Contiene el «yo» y múltiples «tú», nos reúne y aúna nuestras fuerzas; no me cabe duda de que será aprendiendo a decir «nosotras» como podremos inventar y defender nuestras formas de vida.”
J'ai beaucoup aimé le premier 3/4 du livre, mais je me suis lassé un peu vers la fin. C'est peut-être aussi parce que la relation avec la personne qui me l'a fait découvrir c'est également envenimée. Bref, j'ai bien aimé sauf quelques chapitres qui tournent en rond/ sont répétitifs vers la fin. Aussi, j'aurais aimé qu'on considère un peu plus les queer introverties. Il y a des gens qui ont de la difficulté à entrer en relation avec les autres et je me demande à quel point ça peut jouer sur leur expression queer et amitiés de toutes sortes.
J'ai trouvé beaucoup de choses stimulantes, intéressantes ou bouleversantes dans ce livre, porté par une belle écriture qui permet de montrer la specificité de l'histoire queer, dont le partage est lui-même une forme de sociabilité.
J'ai failli ne pas écrire d'avis car il y en a déjà plusieurs qui relèvent les points positifs, mais quelques détails m'ont dérangée.
Déjà, mon édition était moche. La couverture (autrice en rouge, titre en noir, fond blanc cassé) la police, les marges, les photos petit format en noir et blanc alors que les descriptions parlent de couleur.
Ensuite sur le fond, j'aurais aimé plus d'explications sur certains points (quels sont les obstacles concrets qui l'empêchent de vivre son utopie amicale, "le mot "allié" c'est mal ça fait penser à l'ONU" ??? Il y a douze manières possibles de lire cette phrase), j'en ai trouvé d'autres performatifs (la violence de voir un homme handi sans domicile s'effondrer sans que personne ne l'aide... mais la narratrice ne l'aide pas non plus ?, critiquer un homme gay car il a "bien gagné sa vie' pour enchainer sur les étés passés dans une résidence secondaire) et enfin des manques que je n'ai pas compris (critiquer la volonté de faire famille sans vraiment évoquer à quel point ne serait-ce qu'un parcours de PMA est difficile par exemple, ne jamais se placer dans une optique de don aux générations suivante, insister sur l'importance des archives et de l'histoire en ne parlant quasi-exclusivement que des US).
Cela n'enlève rien à toutes les forces de ce roman/essai.
Les mots ne sont pas assez fort pour décrire cette lecture. C'est un roman-essai qui m'a bouleversé, dans lequel je me suis reconnu tant de fois, dans ce que je souhaitais, dans ce que j'imaginais. Les mots ont fait écho en moi. L'amitié et la "famile choisie" est quelque chose de primordiale dans ma vie et Hélène Giannecchini en parle merveilleusement bien. Et l'importance des archives queer est également très important pour moi, j'y pense rien qu'en achetant un livre écrit par une personne queer, une illustration créée par une personne queer. C'est mes archives personnelles.
quelle merveille absolue! les mots me manquent pour décrire ce que cet essai m’a fait ressentir. je suis bouleversée, émerveillée, et je m’en vais recommander cet ouvrage à tout mon entourage !
Hélène Giannecchini nous propose un très joli livre, entre récit et essai, sur la puissance politique de l'amitié et des familles choisies. C'est aussi le récit, agrémenté de photos, de vies qui auraient pu être oubliées car non racontées voire cachées par les familles biologiques. Il y a de très belles pages dans ce livre, pas très loin du coup de coeur.
Excellent ! Tout y est. C'est un sentiment assez rare mais je sais déjà que je relirai ce livre tant les propos ont résonnés en moi.
Entre le récit et l'essai, c'est une magnifique lecture qui sait trouver les mots justes pour décrire ce qu'on espère. Toutes ces réflexions gagnent à être connues et chaque chapitre apporte son lot de bouleversements, mais aussi d'archives et de références méconnues qu'il faut chérir à tout prix.
Une des lectures les plus importantes pour moi à ce jour, sans aucun doute.
alors…. j’ai kiffé que ça mobilise des archives et des photos, et de manière générale je suis d’accord avec le propos sur l’importance cruciale de l’amitié dans la communauté lgbt+ et sur le besoin de connaître sa culture et son histoire MAIS -et peut-être que mon goût pour le travail historien me biaise- je trouve ça parfois déplacé la manière dont l’autrice traite les faits historiques vécus par des membres de la communauté, comme l’épidémie du VIH ou la difficulté d’être lgbt et précaire dans les US des années 70. En fait on pourrait enlever beaucoup de phrases qui relèvent du pathos, et qui selon moi ne sont pas légitimes dans la mesure où, non, une lesbienne blanche et bourgeoise née à la fin des années 80 n’a pas le même vécu que ces personnes. Et que alors parler de la commu comme d’une grande famille où nous sommes tous liés c’est juste nier que y a biennn d’autres facteurs qui rentrent en compte dans le vécu des personnes lgbt En 2026 bring back la décence et honorons la mémoire des personnes de notre communauté sans s’approprier leurs souffrances (dues à des conditions sociales et raciales, des époques différentes, des lieux de vie… ) ET qu’on arrête de se faire des thunes dessus aussi
En alguns moments perdia una mica el fil i em costava connectar les diferents idees, fins que al final m'he adonat que el llibre no deixa de ser un àlbum de fotos, una recolecta d'històries que no segueixen un ordre clar sino que ballen al voltant d'aquest concepte que és l'amistat i et confronten amb altres maneres de construir la vida al voltant de les persones que estimes. L'amistat més enllà de l'amistat com l'hem entès sempre i com ja començo a entendre. Ha resultat ser l'abraçada càlida que necessitava en el moment precís. Ho diu millor el Pol Guasch al seu article al catorze.cat: "Avui penso, mentre escric aquestes línies, que hi ha una edat fràgil en què la vida et mena a un lloc o a un altre. O bé ets tu qui ho decideix. Aquesta frontissa extravagant dels trenta anys: quan deliberes si vols ser l’adult a què has jugat a ser els darrers anys o bé vols imaginar una altra vida venidora, amb més veus i més fugues. Si el futur pare dels teus fills, aquell noi que t’has creuat a Tinder i a qui has abocat els teus somnis corromputs, eclipsarà una vida ampla de desig i companyia. Deia que el llibre m’ha caigut a les mans just a temps: en aquella època tan precisa en què alguns amics se’n van intentant repetir els somnis dels seus pares, i alguns d’altres es queden per fer de l’amistat una experiència d’alegria i de poder. Jo vull ser un dels darrers."
Je m'attendais à une approche très analytique, une exploration plutôt académique des liens hors-normes propres aux milieux queers, mais c'est plus une mosaïque de moment et de personnes, un patchwork hyper touchant tissé par une autrice qui cherche le lien, le fil rouge de ses propres récits. C'est beau
mon cœur pour ce livre ❤️🩹 il a vraiment mis du baume sur des endroits que j’ignorais en avoir besoin je pense qu’il est un peu niche mais que lorsqu’il trouve sa cible (les lesbiennes universitaires lol) il construit des maisons d’amour autour d’elle merci à chloé et helene de m’avoir influencée !
«Nuestra relación no duró, pero lo que ella me transmitió no me ha abandonado. Me percaté entonces de que faltaban palabras, de que había vidas que rara vez se contaban. Hoy sé que los relatos se tejen con las grandes voces de la memoria».
No tengo palabras para describir lo que sentí leyendo este ensayo. El nombre del libro, para empezar, es sumamente precioso. Me gusta la forma en que está escrito, los nombres de los capítulos. Sin embargo, lo más bonito es el trabajo de archivo que realiza la autora. Es respetuoso, detallista, sensible y, además, logra darle vida a esas existencias cuyas biografías fueron borradas, de alguna manera.
Me parece que el cuestionamiento –absolutamente acertado– que hace respecto a la concepción tradicional de “familia” es importantísimo, porque ante ello se superpone la pregunta sobre los afectos que elegimos para vivir la vida, esto es, la familia que una escoge, nuestros amigos. Creo que el trabajo de Hélène, en su búsqueda de ese sentido de la amistad como una genealogía otra, llena de cuidados, de sensibilidad y de interrogantes sobre el mundo, en una sociedad en la que lo «desviado» es objeto de violencia, da cuenta de una nueva forma de familia, incluso si, como institución, el término sea problemático.
Por último, gracias por tanta cercanía, sensibilidad y belleza.
Para empezar qué pinchehermoso título. Sobre las historias y biografías no contadas, porque las marginalizó el régimen heterosexual. Hurgar en los archivos para encontrarlas, para contarlas, darles vida. Sobre las fotografías como testimonio de otras formas de vida, otras formas de existir, otras formas de familia. Pero también, ¿qué pertinencia/impertinencia de reclamar la noción de “familia” (fuente de muchas violencias, no solo símbolo de refugio) para otros tipos de afecto? Una búsqueda de una genealogía otra, para las personas queer, que de cuenta de las pérdidas humanas/familiares/amistosas/amorosas que dejó y deja el sida.
Je suis très émue, ça m’a beaucoup parlé, c’est le genre d’essai que j’aime le plus, entre le récit et la théorie, ce sont des sujets qui me parlent mais aussi des pistes de réflexions et des archives qui gagneraient à être connues et méditées chez nous les queerz. Vive l’amitié, vive la communauté.
No tenía muchas expectativas y empecé el libro un poco reticente por el tema pero, si bien no se plantea nada 'revelador', creo que es sin duda una de las lecturas más importantes de mis últimos meses. A veces hace falta recordarnos que otros relatos son posibles y que los lugares a los que queremos llegar no deberían quedar tan lejos
Bellísimo. Absolutamente conmovedor. Qué importante es la amistad si se vive en los márgenes, y qué fácil es vivir en los márgenes. Qué importante es la esperanza. Quererse. Ser amable. Cuánto cariño rezuma este libro.
Gracias.
Plus: hablar de Roland Barthes sin sonar pedante es francamente digno de admiración.
«Mi condición queer ha transformado la relación que tengo con mis amigas, mi pareja, mi hogar y mi familia, ha reconfigurado el conjunto de mis relaciones, mucho más allá de la mera cuestión sexual. Se trata ante todo de reorganizar la vida en su totalidad, de ponerse en marcha, aunque solo sea por esa inquietud de la que habla Foucault; se trata de aceptar estar desplazada».
«Me pregunto [...] cómo sobrevivirán nuestras relaciones a las crisis políticas que atravesamos y a las que se perfilan en el horizonte. Las maneras de relacionarnos que creamos nos salvan al tiempo que nos exponen, son una potencia cargada de futuro y también un blanco fácil. Es nuestra responsabilidad permanecer unidas y aumentar esa fuerza que es, sin duda, una de las principales razones que nos quedan para conservar la esperanza».