« C’est une histoire qui a commencé il y a exactement dix ans. Un coup de foudre, une collision avec un territoire qui a constitué un véritable événement dans mon existence. Après cette rencontre, je suis retournée plusieurs fois en Iran, puis j’y ai vécu, travaillé, aimé, souffert. L’Iran vit en moi comme une histoire d’amour tardive à laquelle rien ne me prédestinait. » L’Iran est souvent au cœur de l’actualité. Mais que sait-on vraiment de sa culture, de son histoire, du quotidien de ceux qui l’habitent ? À rebours des clichés occidentaux, Lucie Azema raconte sans l’idéaliser son Iran intérieur, celui où elle a vécu plusieurs années ; celui du pain frais, du thé à toute heure, des sorbets à la rose et du riz au safran ; celui des chauffeurs de taxi, des étudiants, des marchands de fruits, de la jeunesse dorée, des amoureux, des poètes ; celui où se nouent des relations si profondes qu’on dit que deux compagnons « partagent le même souffle ». Dans les rues de Téhéran, de Shiraz, d’Ispahan, elle nous fait découvrir la langue et la culture de ce pays aujourd’hui isolé, qui fut pourtant l’épicentre de la littérature, des arts et des sciences. Tous les voyageurs passent un jour, même en rêve, par la Perse. Ce récit lumineux, ode au dépaysement et à la rencontre, nous invite à les rejoindre.
Disfruto mucho los libros de Lucie Azema que aúnan historia con vivencias personales. Este sobre su vida en Irán es una delicia que se saborea poco a poco y que permite conocer la historia, las tradiciones y la cultura de este país. Al verlo a través de su mirada, nos adentramos en un lugar a la vez íntimo y universal. Cómo me gustaría que fuera parte de una saga que explicara también su paso por India, Turquía, Líbano o Italia. P.S. J'ai adoré cette critique dans le prologue : "d'autre part, ce qui est à mon sens beaucoup plus problématique, lorsque ce sont des étrangers qui publient leurs récits, une mise en scène de soi bravant les interdits et les dangers, faisant de l'Iran une destination à sensation et instrumentalisant au passage les combats du peuple iranien. En tant que non-iranienne, je veux éviter à tout prix cet écueil". Petite référence à un certain Monsieur F.H. qui a fait tous les plateaux télé alors qu'il n'a mis ses pieds en Iran que quelques semaines ? Lucie Azema, quant à elle, nous livre une histoire pleine de sens, mais pas "sensationnelle".
Merveilleuse lecture de cette autrice que je suis depuis son premier livre que j'avais adoré. Mais celui-ci m'a touchée tout particulièrement, me replongeant dans mes propres souvenirs de voyage et me rappelant mes impressions gardées intactes de ce pays. Lucie Azema a une incroyable façon de raconter, tout en pudeur et en poésie.
J’apprécie son écriture et on sent bien que l’autrice aime tout particulièrement l’Iran. Mais au fil des pages j’ai l’impression de rester en surface seulement. Elle parle beaucoup de l histoire du pays mais je trouve que ça manque un peu d’émotions de sa part. Entre guide de voyage et guide historique. Ou est elle au milieu de tout ça. A part dire qu’elle s’y sent bien et qu’elle adhère à la culture et aux gens je ne ressens pas son lien avec le pays et ce que cela fait chez elle. J’apprends en tout cas plein de choses que je ne connais pas sur la culture et les pratiques du pays, comme les transports non mixtes. J’avais envie de découvrir le pays autrement et c’est bien ce qu’elle fait. J’ai aussi l’impression que ce pays lui apporte beaucoup d’amour parce qu’elle en a terriblement manqué avant par ailleurs. Elle raconte sa rencontre avec une femme qui se dit être son amie mais finit par la harceler et elle nous fait comprendre que c’est une espionne. Cet épisode est raconté très vite, sans trop de détail. J’ai trouvé ça bizarre comme si elle l’écrivait mais ne voulait pas vraiment en parler. J’aurai aimé connaître un peu plus de son quotidien à elle. La façon dont elle raconte la fin de son histoire d’amour tombe un peu comme un cheveux sur la soupe ! A chaque fois qu’elle parle d’elle et de ce qui la touche profondément c’est souvent avec peu de contexte comme si elle voulait très vite passer à autre chose. En tant que lectrice, je trouve ça assez frustrant
Les livres de Lucie Azema sont désormais pour moi un abri, dans lequel je rentre comme dans un bain chaud. L’autrice arrive ici à construire un territoire composé de vécu personnel aussi bien que d’anecdotes historiques et références à d’autres textes d’une façon si entremêlée qu’on ne sait pas si on est en train de lire un essai sur l’Iran ou un récit autobiographique. Tout est très bien tissé, avec intelligence et sensibilité, et parfois on suit la protagoniste comme une héroïne d’un roman. L’Iran est présenté par le biais de certains thèmes chers à Azema (parmi mes préférés: les oiseaux, la mer, l'amitié, l’apprentissage des langues) et le portrait que nous en tirons est lumineux, délicat et emphatique (bien que l’autrice n'hésite pas à nous livrer aussi les ombres du pays). On a l’impression que le vécu personnel d’Azema fait justice à l’Iran, piégé dans le récit de l’actualité, et on respire un peu mieux, on a envie de partir écouter les oiseaux. (Oui, j'ai pleuré à la fin).
Avec Une saison à Téhéran, Lucie Azema livre un récit de voyage intime et érudit consacré à l’Iran d’avant 2022. Installée un temps à Téhéran, elle partage ses découvertes des quartiers populaires ou luxueux, ses rencontres avec la jeunesse iranienne et son admiration pour le raffinement persan. Des ruines de Persépolis aux ruelles d’Abyaneh, de Shiraz à Yazd, l’autrice mêle souvenirs personnels, histoire, religion et littérature pour mieux révéler l’âme d’un pays souvent réduit à sa situation politique. Refusant de centrer son récit sur la répression du régime, elle choisit de transmettre la beauté et la profondeur d’une civilisation universelle. Une lecture lumineuse et précieuse. Chronique entière et illustrée : https://vagabondageautourdesoi.com/20...
Une saison à Téhéran est le livre le plus personnel de Lucie Azema. La sensibilité de Lucie Azema à l’égard des personnes et des lieux qu’elle visite imprègne toute son œuvre, mais elle revêt une importance particulière dans ce récit, qui nous ouvre une fenêtre et nous offre un regard différent sur l’Iran, ses habitants et sa culture, tout en nous faisant partager son émerveillement pour les êtres rencontrés, les villes parcourues, la littérature et la langue persane, entre autres.
Quelle autrice, bon sang. Elle a cette capacité unique à me faire entrer dans ses livres, y voyager, m'y sentir la bienvenue et guidée de page en page par une main amie. J'ai tellement hâte de voir où la mènera la suite de sa carrière littéraire. Et big up à la maison d'édition Les corps conducteurs, leurs fonds est déjà tellement cool (et ils sont indépendants!!! une richesse non négligeable aujourd'hui)
C'est un très beau livre, émouvant et bien écrit. Mais je regrette qu'il n'y ait pas eu de photos des lieux décrits. On sent tout l'amour que l'autrice a pour l'Iran, mais elle fait référence à des lieux très précis qu'elle donne envie de voir, et j'avoue que les allers-retours entre le livre et mon portable pour checker google images m'ont un peu fatiguée.
C'était mon premier récit de voyage et ça me donne envie d'en lire beaucoup plus ! J'ai adoré l'Iran qui y est décrit parce que c'est celui que je connais et ça fait tellement de bien de lire ces douces lignes sur ce si beau pays. Il mérite qu'on s'y intéresse beaucoup plus. 5 étoiles seulement parce qu'on ne peut pas en mettre plus ❤️
Réconfortants, sensibles, les livres de Lucie Azema font voyager, rencontrer les gens qui lui sont chers et apprendre l’histoire de pays qui l’ont touchée, accueillie et vu s’épanouir. J’ai beaucoup aimé ce livre.
Thèmes: le voyage, l’Iran, culture et langue persane