Au début des années 2000, la mère de Sylvie lui remet un journal : celui de sa grand-mère Nelly, résistante belge emprisonnée en 1943, puis déportée dans les camps. Cet échange se fait entre deux portes, vite, trop vite, sur le ton du secret – les deux femmes n’en reparleront jamais. Le journal restera fermé, rangé au fond d’un tiroir. Quinze ans plus tard, le passé rattrape Sylvie : un documentariste s’intéresse à l’histoire d’amour entre sa grand-mère et la résistante chinoise Nadine Hwang, également envoyée à Ravensbrück. Sylvie ouvre enfin les malles entreposées au grenier, et y découvre un trésor : des centaines de photos parfaitement conservées, plus d’un millier de lettres… et, surtout, le journal de captivité. Dans ce témoignage d’une grande force littéraire, Nelly raconte le supplice de la vie de déportée mais également la camaraderie et la solidarité entre prisonnières, les scènes d’opéra improvisées – et, évidemment, Nadine. Dans la boue des camps éclot un amour à nul autre pareil.À travers le journal de Nelly, se dessine le portrait pudique d’une femme au destin exceptionnel.
« encore une journée de passée. Si je considère combien il est bon de s’endormir, combien il est affreux de se réveiller aux tourments de chaque jour, je me demande pourquoi les hommes redoutent tant la mort. »
A partir du journal de sa grand-mère, l’autrice retrace la vie d’une résistante belge. Le livre se découpe en 3 parties, une sur l’enfance de Nelly et « l’avant » déportation, une partie sur sa «(sur)vie dans les camps qui est directement issue de son journal, et « l’après » et notamment son histoire avec Nadine, rencontrée à Ravensbrück. Ce récit est un témoignage puissant et terrifiant et touchant.