Le personnage principal de ce roman est la nature. Présente à chaque page, presque à chaque phrase, elle est personnifiée, mythifiée. Lors de ma première tentative de lecture, j'avais été assommée par toutes les descriptions à rallonge de l'auteur et avais abandonné ma lecture après une trentaine de pages.
Cette fois-ci, remotivée comme je l'étais par l'envie de remplir mes objectifs du Pumkin Autumn Challenge, je me suis un peu forcée les cent premières pages pour finalement m'habituer au style très lyrique de l'auteur et même commencer à apprécier ma lecture.
L'action se met doucement en place et même si le récit garde son caractère contemplatif jusqu'au bout, le lecteur a tout de même envie de connaître le fin mot de l'histoire.
Petit hic pour moi également, le patois provençal et tout cet univers paysan qui ne me passionne guère. Le langage des personnages est parfois presque incompréhensible.
Je suis sûre que cette originalité de la langue et cette atmosphère campagnarde plairont à certains lecteurs, ce n'est clairement pas mon cas.
Nous sommes plongés dans le quotidien de ces hommes du terroir, qui travaillent toute l'année dehors, en plein coeur de la nature.
Mon esprit curieux m'a permis de m'accrocher à ma lecture et d'essayer de m'intéresser un minimum à ce monde paysan mais ce n'a pas été facile. J'avais hâte de terminer le roman pour passer à une histoire plus dynamique, à une écriture qui me parlerait davantage.
J'ai trouvé que le style de l'auteur créait une distance entre le lecteur et les personnages, l'ensemble m'a laissé une impression de froideur qui m'a empêché de m'attacher aux personnages.
Le style de Giono ne l'a donc pas du tout fait avec moi, je n'ai été sensible ni à son écriture ni à son histoire.
Pourtant, Le chant du monde est une oeuvre intéressante car atypique, un bel exemple de nature writing, avec de jolies métaphores lyriques, des personnages mystérieux et touchants, un style bien particulier.
Je vous conseille donc de vous faire votre propre opinion sur ce roman et de venir ensuite partager votre ressenti en commentaire de cet article, cap? 😉