Un court roman élégant, parfois si retenu qu’on aimerait le voir oser davantage. Les neuf tableaux créent une belle progression, même si le rythme peut sembler trop feutré. La tension psychologique fonctionne, surtout dans les silences et les regards. On referme le livre avec des questions — et c’est peut-être là sa réussite.
Ophélie Deslys fait preuve d’une grande maîtrise pour un premier roman. La construction en tableaux sert parfaitement l’idée de cristallisation du désir. L’écriture est précise, sensible, jamais démonstrative. Un texte court mais cohérent, qui assume pleinement sa subtilité.
Ce livre m’a touché par ce qu’il ne dit pas autant que par ce qu’il suggère. Chaque scène m’a donné l’impression d’un frisson retenu, presque secret. On reconnaît ces moments où tout bascule sans bruit. Un texte intime que l’on a envie de recommander doucement, comme une confidence.