Des profs d’université, un chalet, un barbecue… Puis, tout à coup, ce n’est pas la fin du monde mais bien la fin d’un monde qui survient. Des fils épistolaires se resserrent à mesure que le récit progresse, étranglant les différentes interprétations possibles, révélant la face cachée de ces gens comme les autres, que les grands mots et les beaux diplômes ne prémunissent contre rien.
Dans Absence d’explosion, Thomas O. St-Pierre explorait la psyché de ses personnages, exposant leurs failles et disséquant les désirs et les tensions qui les liaient. Il ne manquait qu’une étincelle pour mettre le feu aux poudres… et la voilà. Explosion.
Quelque part entre les romans de David Lodge et les Kill Bill de Tarantino, l’humour de O. St-Pierre est d’une finesse et d’une précision chirurgicales.