Milady non è una donna che piange, è una di quelle che si vendicano.
«Il ritratto di una donna libera, straziante, magnifica… Un autentico gioiello! Alexandre Dumas ci ritroverebbe la sua eroina. Un romanzo appassionante». France 2
«Adélaïde de Clermont-Tonnerre si insinua negli interstizi lasciati da Dumas padre nei suoi moschettieri. Milady è un grande racconto di cappa e spada, con un tocco femminile». Le Figaro
«La scrittrice affronta la nemica dei tre moschettieri. Un romanzo avvincente, animato da un soffio epico». Télérama
In una notte gelida padre Lamandre accoglie una bambina venuta a bussare con insistenza alla sua porta. La piccola ha gli occhi sgranati per il freddo e la fame, ha i piedi insanguinati in scarpe dalla fibbia d’argento, e si rifiuta di rispondere alle domande che le vengono rivolte. Il vecchio prete riuscirà solo a sapere che si chiama Anne. Vent’anni dopo Anne è diventata Milady, cambiando molti nomi nel frattempo. Ricchissima e corteggiata, viene ascoltata dai grandi del mondo e il cardinale Richelieu stravede per lei. Eppure nell’ombra alcuni uomini conoscono il suo segreto e sono pronti a tutto per punirla dei suoi misfatti. Manipolatrice senza scrupoli, intrigante, traditrice e avvelenatrice, quella criminale ha attraversato i secoli e la letteratura.
Ma cosa si cela oltre la leggenda? Anche un personaggio letterario ha diritto di pretendere giustizia. Questo romanzo indimenticabile, scritto con voce potentemente contemporanea, riporta in vita Milady e ci regala la sua storia, quella di cui Dumas ha seminato gli indizi nei Tre moschettieri. Magnifico ritratto di una donna libera che per sopravvivere fa un gioco pericoloso. In un’epoca in cui troppi uomini vorrebbero piegarla e possederla, questa donna lotta fino alla trasgressione finale per il suo paese, per il suo ideale e per la sua libertà.
Certains personnages de littérature résistent au temps, traversent les siècles et les mémoires et contribuent à ce cri, « Je voulais vivre », eux qui ne sont que personnages de papier. Parmi ceux-là, « Les trois Mousquetaires » ont envahi l’imaginaire collectif par les nombreuses adaptations dont ils ont fait l’objet. Qu’en est-il de Milady de Winter, cette femme étrange et mystérieuse qui traverse le roman d’Alexandre Dumas ? Forte d’incarner la femme fatale par excellence, dangereuse, manipulatrice, espionne au service d’un certain cardinal de Richelieu, que savons-nous réellement d’elle ? Condamnée par d’Artagnan, exécutée tel un monstre, la voix de Milady s’est tue, étouffée par les trop nombreuses voix masculines chargées de conter son histoire. Adélaïde de Clermont-Tonnerre lui redonne la parole dans « Je voulais vivre », un texte vibrant et romanesque de cette rentrée littéraire.
Voici l’histoire d’une femme sans passé qui devient une femme de pouvoir. Son existence commence véritablement par cette nuit glaciale où elle apparaît, transie de froid, devant le Père Lamandre. À peine âgée de six ans, les pieds en sang, affamée, elle est prise en charge par ce prêtre qui l’appellera Anne. Pour comprendre la femme, il convient de remonter à l’enfance. Enfant abandonnée, privée de famille, Anne doit se construire une armure.
Les années passent, Anne se marie avec Olivier. Ce mariage lui promet un rang, un nom, une assise sociale. Elle ne laisse entrevoir que ce qu’Olivier désire d’elle. Elle n’oublie pas la nuit où, un autre homme l’a marquée au fer en apposant sur son épaule le sceau de l’infamie. Ainsi, cette « étiquette » indélébile lui assigne une faute visible par tous. C’est précisément là qu’Anne devient Milady.
La première partie de « Je voulais vivre » invite le lecteur à connaitre cette femme dont les blessures d’enfance, le fer rouge de l’âge adulte, lui redonnent chair et sang. Adélaïde de Clermont-Tonnerre déplace le projecteur du roman de Dumas sur Milady. Et c’est désormais sur elle que toute l’attention se porte. C’est tout le génie de cette histoire : l’autrice ne nie pas le récit de Dumas, elle le contourne pour laisser voir la figure oubliée et honnie. On trouve dans « Je voulais vivre », les mêmes lieux, les mêmes personnages, les mêmes intrigues de cour, les mêmes complots que dans « Les trois mousquetaires ». Seule la lumière d’une femme dévie le centre de gravité d’origine.
Contrairement à l’œuvre de Dumas où le monde appartient aux hommes, qui défendent l’honneur et font vœu de fidélité, et où les femmes sont souvent objet de désir ou d’intrigues, « Je voulais vivre » met en lumière une femme, aussi intelligente, que séduisante. C’est Milady qui se retrouve face à un monde d’hommes. Ce changement de perspective est tout à fait réjouissant.
Mais, « Je voulais vivre » narre aussi l’histoire de plusieurs injustices percées à jour. De la femme qui n’a le droit d’exister que par son époux, à celle qui refuse les injonctions de la société, le chemin du récit est long. Et vous verrez que, malgré les crimes dont on l’accuse, il n’est pas difficile de développer des émotions à son égard. L’histoire de cette femme est celle d’une féministe avant l’heure quand exister socialement, politiquement et symboliquement n’était que pure chimère.
Les manipulations, les empoisonnements, les trahisons de Milady n’absolvent pas la femme. Ils prennent seulement une autre couleur alors que Adélaïde de Clermont-Tonnerre décline toutes sortes de nuances dans ces zones grises. Cette diffraction permet de réinterroger un « mythe » et de redonner la parole à une femme condamnée dans le roman de Dumas.
Comme dans tous les romans de cape et d’épée, « Je voulais vivre » met l’accent sur les complotismes liés à la politique. De tout temps, celle-ci a fabriqué des monstres. Milady a été l’instrument de Richelieu, ce stratège redoutable. Évidemment qu’il a trouvé en elle un relai idéal pour se débarrasser de ses opposants, elle qui avait déjà le désir de vengeance en elle. Même dans ce domaine précis, Adélaïde de Clermont-Tonnerre montre à quel point Milady est autant victime que bourreau. Son prix est la liberté.
En toute honnêteté, je ne pensais pas pouvoir me passionner autant pour la révision d’un mythe. Il faut dire que l’idée de départ est assez épatante. L’écrivaine s’est servie des quelques indices laissés par Dumas pour déployer une trame narrative tout à fait cohérente (et passionnante). Ne cherchez pas ici une trahison des trois mousquetaires, mais plutôt une relecture respectueuse. Adélaïde de Clermont-Tonnerre a trouvé comment combler les blancs de l’histoire d’origine, et a redonné une voix à celle qui n’avait que des mots d’hommes pour la décrire. Je trouve réjouissante l’idée que la littérature rende cette perspective de réécriture possible !
Enfin, j’ai vraiment adoré la modernité du style d’écriture pour faire le récit d’une légende d’hier. L’écriture de Adélaïde de Clermont-Tonnerre est contemporaine tout en gardant le souffle romanesque nécessaire à ce type de roman. Car, il faut le dire « Je voulais vivre » est profondément romanesque. Et que cela fait du bien dans cette rentrée littéraire où l’autofiction règne en maître ! Cette voix contemporaine autorise la proximité avec le lecteur qui se passionne intensément pour cette femme et son destin. Quant aux scènes de cour, aux dialogues aiguisés, ils apportent au texte une densité qui n’a rien à envier au feuilleton de Dumas. La trajectoire intime de Milady nous suspend littéralement au récit tant elle fascine par sa volonté de survie, et son audace. Entrer dans ses pensées, ses colères, et ses failles est un cadeau littéraire inestimable.
J’ajoute que la version audio lue par Claire Cahen amplifie la profondeur et de l’intensité du récit de Adélaïde de Clermont-Tonnerre. Si vous en avez l’occasion, je vous recommande chaudement de la tenter.
Pour conclure, j’ai passé un moment hors du temps avec « Je voulais vivre ». Je n’avais pas envie de quitter les personnages ni cette histoire pour laquelle j’ai eu une fascination inattendue. La littérature me réserve encore bien des surprises…
Magnifique roman qui manquait, sans qu'on s'en doute, dans l'œuvre de Dumas. Une écriture moderne et juste qui rend hommage à celle(s) qui fut(rent) "Milady". Adélaïde de Clermont-Tonnerre apporte un regard contemporain, emprunt de féminisme, sur cette femme courageuse et intelligente ; qualités trop souvent éclipsées par son portrait physique.
Quel beau roman ! Depuis plusieurs années, on peut découvrir les "méchantes" de grands classiques sous un autre angle. Souvent ce sont des femmes puissantes, pleines de caractères mais qui s'opposent au héros. Je pense à Morgane (celle d'Arthur et Merlin) entre autre, mais aussi Circé ou Médée. Agnès Maupré avait déjà dessiné un extraordinaire dyptique sur Milady il y a quelques années (une BD donc). Mais ce roman est d'une sensibilité, d'un féminisme tout en délicatesse et d'une finesse psychologique qu'on le termine en aimant et pleurant Milady. Je n'ai qu'une envie : me replonger dans les Trois Mousquetaires. Et probablement maudire un peu Alexandre Dumas d'avoir eu si peu d'amour et si peu rendu justice à une femme aussi extraordinaire.
Titres que j'ai lu dans la même veine, à propos de "méchantes" réhabilitées : Agnès Maupré : Milady de Winter Milady de Winter - L'intégrale Simon Kansara et Stéphane Fert : Morgane Morgane Blandine Le Callet : Médée Médée Madeline Miller : Circé Circe Natalie Haynes : Les Invaincues Les Invaincues
Ce roman, qui se glisse dans les blancs des récits de Dumas, réhabilite Charlotte Backson, alias Anne de Breuil, alias Milady de Winter.
Je ne connaissais pas le texte original de Dumas (je suis en ce moment dans La Comédie Humaine), j’ai donc découvert ce personnage de Milady qui a été trompée par un prêtre défroqué ; a été follement amoureuse d’Athos-Olivier de La Fère dont elle a eu un fils sans qu’il le sache, ayant préféré la pendre à un arbre ; s’est réfugiée en Angleterre où elle épousera un paire du royaume homosexuel.
J’ai aimé que parfois l’auteure reprenne des phrases célèbres de la Littérature : La première fois qu’Anne vit le père Sanson, elle le trouva franchement falot. (p.69)
J’ai eu de la peine pour cette jeune femme (elle meurt à 25 ans) obligée de jouer la partition qu’on lui demande : douceur, piété, pureté et soumission, sans que cela lui serve à quelque chose, bien au contraire.
J’ai détesté Olivier de La Fère, devenu possessif, ogre de sa femme.
J’ai découvert les préceptes du Capitulaire DeVillis, édit de Charlemagne, ses articles 43, 62 et, surtout, 70, contiennent la liste d’une centaine de plantes, arbres, arbustes ou simples herbes dont la culture est préconisée, ordonnée dans les jardins du domaine royal.
J’ai aimé la présence des animaux : les chats, mais aussi ses chiens Gredin et Coquin, son cheval Satin.
J’ai découvert une femme qui ne trouve jamais le repos, toujours obligée de se défendre.
Une femme dans un monde d’hommes, par les hommes et pour les hommes. Des hommes qui ont projetés sur elle le contenu de leurs rêves, de leurs caprices, de leurs blessures pour lesquelles ils demandaient réparation, se moquant bien, au fond, de qui elle était (p.313)
J’ai aimé que l’auteure, en fin d’ouvrage, explique que ce personnage de Milady l’a appelé pour parler d’elle.
Un bémol : je n’ai pas aimé les chapitres dans lesquels D’Artagnan se confie à son second en train de mourir.
L’image que je retiendrai :
Celle de l’amour de Milady pour son fils Mordaut, né en Italie puis élevé en Angleterre.
Un libro non solo inutile, ma anche brutto. *Spoiler a seguire* Il romanzo è una rilettura in chiave femminile/femminista della storia di Milady, la cattiva de I Tre Moschettieri. Il racconto si apre con la cattura della donna da parte dei moschettieri e poi procede con capitoli brevi attraverso una serie di punti di vista che ricostruiscono la sua vita: ci sono la stessa Milady, un D'Artagnan anziano che racconta la sua storia a un sottoposto durante l'assedio che lo porterà alla morte, poi vari personaggi tra cui Rochefort, una fantomatica zia di Athos, persino LO STALLIERE DEL CASTELLO DE LA FÉRE. Mancano solo la macellaia che una volta ha incontrato Milady al supermercato e il postino. Inutile dire che tutti pensano e parlano allo stesso modo, quindi il libro risulta piatto e i personaggi non emergono. La vita di Milady è un susseguirsi di tragedie e sventure: bambina di nobili origini, rimane presto orfana e assiste impotente all'omicidio della madre per mano di zii cattivi che vogliono impadronirsi dei beni del padre. Viene recuperata da un prete gentile che la manderà in un convento, ma la giovane Anne NON È UNA BAMBINA COME LE ALTRE, a lei piacciono i cavalli e le armi!!! (Arya Stark sei tu?) Dopo la morte del prete dal cuore buono viene affidata a un giovane prete che se ne invaghisce e la costringe ad avere una relazione; quando si stanca di lei la abbandona, e lei poco dopo sposerà il Conte de La Fére, ovvero Athos, che si rivela essere un marito geloso e ossessivo, cresciuto in un ambiente domestico violento e condannato a ripetere le gesta del padre, che uccise la moglie. Milady, salva per miracolo, sbarca quindi in Inghilterra, dove scopre di essere incinta DI ATHOS e sposa Lord Clarick, omosessuale che deve nascondere le sue preferenze considerate contronatura e accetta di crescere il bambino come suo per salvare le apparenze e avere un erede. La famigliola felice ha ben poco tempo per godersi questa serenità, perché il fratello minore di Lord Clarick, segretamente innamorato di Milady ma mortalmente offeso dal fatto che lei l'abbia rifiutato, lo uccide per avere accesso all'eredità. A questo punto Milady torna in Francia, dove viene reclutata da Richelieu. Arrivati qui l'autrice evidentemente si è accorta di aver già scritto troppo, perché la storia si chiude nell'arco di una cinquantina di pagine in cui vediamo Milady che uccide lo zio cattivo e infine viene catturata dai moschettieri. L'ultimo capitolo sono due paginette di pensieri di Milady che dichiara fieramente che voleva solo vivere (da qui il titolo francese, Je voulais vivre) ed essere libera, e non ingabbiata dagli uomini. Tutti i crimini che le vengono imputati ne I Tre Moschettieri sono quindi inventati da uomini che volevano sottometterla, e lei è una vittima innocente del suo tempo. Avevo delle aspettative molto basse per questo libro, e incredibilmente è stato peggiore di quanto mi aspettassi. Milady è l'archetipo stesso della femme fatale, una donna bellissima e seducente ma anche implacabile, feroce: la sua potenza e la sua originalità risiedono proprio nella dissonanza tra la sua bellezza angelica e il suo animo malvagio, nell'imprevedibilità delle sue azioni. Ricordo ancora vividamente quando lessi per la prima volta i capitoli in cui Milady seduce Felton, il suo carceriere; ero incantata, impaziente, sapevo perfettamente che stava mentendo eppure volevo essere convinta da lei. Qui Milady è solo una donna vittima incolpevole, incompresa, totalmente depotenziata. Quanto sarebbe stato più onesto e liberatorio il ritratto di una donna cattiva, astuta, che rivendica con orgoglio i suoi crimini? Una donna che usa le armi a sua disposizione e distrugge tutto quello che si trova sul suo cammino, senza rimpianti, senza scusanti. Invece abbiamo solo una storia inutilmente tragica di una bimba di origini nobili (che noia. Troppo difficile fare qualcosa di diverso e inserirla in un'altra classe sociale?). Un libro piatto, senz'anima e senza idee. L'unica cosa buona è che mi ha fatto venire voglia di rileggere per l'ennesima volta I Tre Moschettieri.
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meilleure lecture de l'année. j'ai eu une réelle impression de replonger dans les Trois Mousquetaires. la lecture est fluide. un classique a en devenir.
Milady, une héroïne mythique qui a suscité la haine et a éveillé tous les fantasmes... L'auteure nous conte une autre histoire, relève les preuves de l'injustice qui lui a été faite... Milady ou la traîtrise des hommes !
On va suivre la vie de Milady, sa naissance, sa famille, son histoire. On se replonge avec délectation dans les histoires de Mousquetaires et de manigances royales. Un vrai bon moment de lecture, et puis avouons-le, qui n'a pas rêvé de connaître l'histoire vraie de la fleur de Lys mystérieuse sur l'épaule de Milady...
Fabuleux! Gros coup de coeur pour ce roman qui comble les blancs sur l’histoire de Milady, connue dans les Trois mousquetaires. C’est brillant, extrêmement bien fait. En somme, c’est tellement bon, lisez-le!!!
Mais quelle excellente idée que de donner voix à Milady et de comprendre ce qu’elle a été, au-delà de l’apparence de l’être légendaire que lui donne le roman. Le sujet est pourtant casse-gueule, car pour mener à bien ce projet, il fallait se confronter à rien de moins que le père du roman feuilletonesque, Dumas. Grand fan des Mousquetaires depuis l’adolescence, je me suis donc plongé avec curiosité dans ce livre d’une auteure qui m’avait conquis avec son premier roman et dont je n’avais pas apprécié le second (j’ai ensuite boudé le suivant). La plume est très agréable, classique, belle langue, parfaitement adaptée à l’histoire qu’elle raconte, puisqu’il s’agit de faire à la manière de. L’histoire reprend parfaitement la trame des Trois mousquetaires et ce que le livre nous dévoile de la vie de Milady, et va même au-delà, s’appuyant sur ses suites, Vingt ans après et Le Vicomte de Bragelonne (attention à ceux qui voudraient ne pas se faire divulgacher la trilogie). C’est très crédible et le livre s’attelle à créer un personnage attachant, non exempt de défauts, mais avant tout malmené par les hommes à une époque où ceux-ci s’étaient arrogés tous les droits et où les sentiments d’une femme ne valaient pas grand chose. Le pamphlet féministe n’est pas loin, mais reste toujours juste. Pourtant un point m’a dérangé et qui est la narration: d’abord servi par un narrateur omniscient racontant à la troisième personne, le livre part ensuite suivre D’Artagnan au funeste siège de Maastricht (sans qu’on comprenne bien ce qu’il savait à ce moment-là), puis revient avec des personnages point de vue, puis une narration à la première personne. Ca m’a un peu sorti de l’histoire par moments car j’étais agacé. Il aurait fallu soit une vision entièrement en portrait brossé par d’autres, soit première personne (avec éventuellement un miroir sur la culpabilité de D’Artagnan). Mais ce mélange de tous les genres de narration pèse un peu. Pour autant je n’arrivais pas à lâcher le livre et j’ai trouvé l’idée excellente et plutôt bien menée. Enfin justice pour Milady, un personnage dont l’exécution finale m’a toujours choqué (vision d’un homme né au moment de l’abolition de la peine de mort)
3,5/5 J’ai tjs été fascinée par le personnage de Milady, forte, mystérieuse, prête à tout, espiègle, séductrice, prête à se défendre bec et ongles. Mais pourquoi ce destin tragique? Oui les Trois Mousquetaires a été écrit par un auteur exceptionnel mais par une homme dans une société éminemment patriarcale, aujourd’hui nous somme prêt•es à écouter la voix de Mylady, et l’aimer à sa juste valeur. J’avais déjà bcp aimé la BD d’Agnès Maupré qui montrait un autre visage à cette figure emblématique de la littérature, cet ouvrage lui rends encore hommage. Quelques longueurs et une écriture pas à la hauteur de Dumas - difficile de s’y confronter
✍️ ADÉLAÏDE DE CLERMONT TONNERRE 💬 JE VOULAIS VIVRE 🏠 ÉDITIONS GRASSET 📚 480 Pages 📆 2025 📈 5/5
🌚 Spin off: est une œuvre dérivée de fiction centrée sur un ou plusieurs personnages (généralement secondaires) d'une œuvre préexistante, ayant pour cadre le même univers de fiction.
🌚 Rares sont les spin-off réussi: et là j’adore!! J’adore quand on part d’une peinture, d’un meuble, d’un personnage et qu’on en invente l’histoire, qu’on brode autour. J’adore cette capacité d’imagination.
🌚 Je suis ravie, c’est réussi, ça colle à l’histoire. Et il y en a des rebondissements dans les 3 mousquetaires. Tout est réfléchi, l’auteur a la solution à tout. C’est pas Dumas mais c’est dans le ton, dans la veine, dans l’intrigue, c’est passionnant.
🌚 Les personnages de ce roman, secondaires chez Dumas , et si importants ici sont vraiment très réussis, très attachants ou très repoussants. Aucun n’est fade ou inintéressant. Je les ai tous imaginés très précisément.
🌚 Et si le fond m’a plu, j’ai aussi beaucoup aimé la forme. Chapitres alternant le récit de la vie de Anne de Breuil ( Milady pour les intimes) et les témoignages des personnes que Dartagnan a interrogées quand il s’est aperçu qu’il avait peut être fait une grosse boulette en jugeant et tuant cette femme.
🌚 D’ailleurs dans mon avis sur la lecture des trois mousquetaires, j’avais précisé ne pas aimer Dartagnan. Je ne le sentais pas ce type. Et ça m’ennuie qu’on le réhabilite un petit peu vers la fin. Un pour tous, tous contre elle…
🌚 C’est mon premier livre de cette auteure et je ne compte pas arrêter là. Un titre à me conseiller?
Je tiens à dire que ma revue n’est aucunement dirigée vers la qualité de ce livre. J’ai absolument rien à redire sur l’écriture, le style, l’histoire… Le fait que ma note ait un peu baissé est seulement dû à mes goûts perso. Je m’explique. Je ne connais rien de l’histoire des Mousquetaires, j’ai acquis ce livre un peu « à l’aveugle ». Je n’ai jamais été intéressée par cette époque de l’histoire, si bien que le contexte dans lequel l’autrice l’a si bien ancré me perdait. La structure est un choix que j’apprécie, mais elle m’a souvent sortie du récit.
J’ai adoré le personnage de Milady, les scènes avec ses amants et son enfant. Je garde un magnifique souvenir de cette femme si inspirante et je suis très heureuse d’avoir pu la connaître à travers ces lignes. J’ai même pu être profondément déçue de son destin si tragique, si injuste. Encore une fois je suis révoltée par la manière dont Dumas l’a amenée au monde et l’en a retiré si injustement. Bref, on ne refera pas l’histoire des hommes.
Mais merci à l’autrice d’avoir redonné justice à la fiction.
Le travail est remarquable, j’ai adoré le dernier chapitre que je relirai.
En somme : foncez si le contexte vous intéresse. Si vous êtes rebutés par les histoires chevaleresques, prudence haha
Adolescente j'ai lu Dumas et croisé Milady dans ses romans, mais Dumas jamais ne nous a permis à nous lecteurs de la rencontrer vraiment, il l'a toujours paré d'un voile de mystère ne laissant voir d'elle que ses côtés les plus sombres. Milady est donc dans l'imaginaire collectif une tueuse, manipulatrice, séductrice et marquée du sceau de l'infamie. Aujourd'hui c'est son histoire qui est racontée dans ce roman, son histoire de fille, de femme dans un siècle ou seule l'histoire et la parole des hommes à de l'importance. Comment cette enfant née dans une famille heureuse a dû se débattre pour simplement avoir le droit d'exister, de grandir, d'aimer et simplement de vivre. J'ai adoré ce roman qui sans nul doute fait partie de mon top 10 des lectures de cette année, alors je vous recommande d'aller à la rencontre de Charlotte, d'Anne, de Milady de Winter.
Milady de Winter, Anne de Breuil, Charlotte Backson selon la période de sa vie courte est probablement la femme la plus détestée de la littérature française. Adélaïde de Clermont-Tonnerre, de la manière la plus noble et captivante, nous emmène à découvrir la vie de ce personnage romanesque de Alexandre Dumas, de sa fuite des assassins de sa mère et sa nounou jusqu'au féminicide. Même un personnage fictif mérite d'être défendu. Adelaïde de Clermont-Tonnerre nie pas les actes de Milady mais les positionnent dans la vie de la femme du Comte de Fère marquée par la misogynie des hommes, qui condamne Charlotte dés ses sept ans à s’en sortir du nid de guêpes.
Je ne pensais pas me passionner autant pour ce roman. L'autrice a su exploiter les blancs des romans de cape et d'épée d'Alexandre Dumas pour réécrire l'histoire de Milady, une femme séduisante et dangereuse, jugée par des hommes eux-aussi soumis à leurs passions. J'ai retrouvé l'atmosphère de Dumas mais modernisée par un style contemporain et enlevé. A la manière de Dumas, Adélaïde Clermont de Tonnerre signe un roman mouvementé mais empreint d'un féminisme qui nous invite à revoir le sort de Milady pour y lire les préjugés d'une époque.
Magnifique, bouleversant, prenant : j’ai TOUT aimé. Il se hisse très facilement au rang de mes livres préférés. Un roman qui (re)donne une voix à un personnage trop peu exploré, dont on ne connaissait pas la vie. Une femme qui a été malmenée mais qui a toujours su aller de l’avant et s’en sortir dans une société où les femmes n’étaient rien sans les hommes. Le roman ne cache pas les parties plus sombres de ce qu’elle a pu faire, mais il pose le contexte et rappelle que si elle avait été un homme elle n’aurait jamais été jugée pour ses actions. Gros coup de cœur.
No conocía en absoluto la historia de Milady y este libro llegó a mí en forma de regalo (literal y metafóricamente). Las mujeres siempre hemos sido las malas de todas y cada una de las historias antiguas y, aunque igual no es la Milady que Dumas se imaginó para el personaje, es definitivamente la versión con la que me quedo. De una mujer maltratada por la sociedad de la época y por los hombres que lucha por poder seguir adelante pese a todo. 10/10
wow. mais cette écriture autour de Milady était magnifique. j’ai adoré découvrir son univers, aller au delà de ce portrait que l’on a d’elle, de découvrir sa vie, sa sensibilité, et son point de vue sur tous les actes dont on l’accuse. si vous aimez Les Trois Mousquetaires foncez !! en plus la plume de l’autrice est juste magnifique, j’avais jamais envie de m’arrêter aha
Un très bon livre qui retrace l’histoire des 3 mousquetaires vue uniquement du point de vue de Milady. Ou comment déconstruire l’image de la femme fatale, méchante et manipulatrice des 3 mousquetaires en imaginant son histoire et tout le cheminement qui la mène à devenir ce personnage, au travers de la réalité de la violence et de la domination masculine.
c'est une très belle plongée dans le personnage de milady de winter. A travers le récit de d'Artagnan, c'est tout un monde de remise en question qui s'ouvre: qui était-elle vraiment ? victime ou machinatrice ? séductrice ou naïve ? Se pose la question de la vengeance de la trahison, de la justice des hommes, de la fidélité à la patrie, à une cause ou à soi même. vraiment très bien !
Sur l'injustice d'être née femme dans un monde d'hommes : refuser l'abnégation mais au contraire embrasser son destin de Milady imaginé par Dumas et devenir une femme puissante et résiliente qui aspire à la même liberté que celle des hommes qui se font justice l'épée à la main. Superbement écrit pour changer de regard sur cette fameuse antagoniste de la littérature française.
je n'ai pas réussi à lire ce livre. Lire un récit sur une héroïne de roman bien connue m'a posé souci car je sais qu'elle n'existe pas, je n'y crois pas et j'ai du mal à m'intéresser. Du coup, je ne suis pas rentrée dedans...
Chaque mot de ce roman est parfait. Adélaïde de Clermont Tonnerre a livré la biographie à plusieurs voix d’un personnage fictif, Milady de Winter, la faisant passer de la figure très controversée d’Alexandre Dumas à l’héroïne féministe.
Grosse déception. Je mets 2 étoiles quand même pour la sympathie qui se dégage de l’ensemble. Mais c’est, au mieux, selon moi évidemment, de la littérature pour jeunes ados…
Histoire de Milady dans les trois mousquetaires de Dumas je suis très mitigée j'ai adoré le début qui est très prenant mais se perd un peu en longueur la partie à plusieurs voix n'était pas nécessaire
La storia di Milady, personaggio di Dumas e del suo celebre “I tre Moschettieri”, raccontata per far scoprire la storia di quest’ultima. Le origini del villain più famoso della letteratura francese, la sua vita difficile e i motivi della sua sete di vendetta. Si legge come un classico della letteratura, stile avvolgente, scrittura chiara senza troppe esagerazioni e capitoli brevissimi. Unico neo (per me!) il finale un pochino precipitoso che mi ha fatto abbassare il voto finale ma nel complesso una bellissima lettura 🧡✨ consigliato