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tah l'époque

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Ils avaient quinze ans et déjà le monde leur avait retiré ses promesses. Ivor, Marco, Arjan, Jonas – une fraternité forgée dans la poussière des terrains vagues, dans la fumée des halls d’immeubles, dans l’ombre d’une ville qui ne les nommait pas. Ensemble ils défiaient les règles du jeu. La rue comme royaume, la nuit comme frontière, et le langage comme arme. La rage de vivre se heurte rapidement au désenchantement, mais dans son sillon pulsent, toujours, des instants fugaces d’amour, d’humour et de poésie – comme un battement de cœur haletant jusqu’à ce constat brutal : tu peux aimer la rue, mais elle ne t’aimera jamais.
"tah l’époque" porte la rumeur de la ville, le heurt des langues, la violence et la tendresse. C’est l’histoire d’une jeunesse sans abri, et d’un écrivain qui, à dix-neuf ans, sait déjà que la beauté et la douleur ont le même visage.

308 pages, Kindle Edition

Published February 4, 2026

8 people are currently reading
261 people want to read

About the author

Oliver Lovrenski

2 books96 followers
Oliver Lovrenski (b. 2003) grew up in Norway and has a Croatian background. His literary debut, Back in the Day, is an intense, poetic and raw coming-of-age novel from contemporary city life.

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Displaying 1 - 14 of 14 reviews
Profile Image for charlie medusa.
633 reviews1,483 followers
February 25, 2026
le chapitre des cailloux multicolores m'a fait un grand sourire qui voulait dire beaucoup plus qu'un amusement ou un attendrissement. maintenant, une fois que ça, c'est dit, j'avoue avoir eu du mal avec non pas tant le style adopté que sa monotonie, c'est-à-dire que d'accord on va écrire oral on va translittérer le parlé OK, très bien, mais quid de prendre en compte le rythme, l'élan, l'attention du lecteur, la globalité d'un texte qui, j'en suis désolée, s'essouffle tout de même pas mal sur la durée... ça me semble d'autant plus dommage que le texte n'est pas voué du tout à être picoré, mais bien lu comme plongée, et il me semble que la saccade de ces microchapitres qui se lient si peu nuit à la mémorabilité et à la fluidité de l'ensemble. je ne crois pas que ce soit simplement de la posture de lectrice bourgeoise qui veut un roman bien cadré bien normé avec des majuscules (d'ailleurs j'ai absolument adoré un roman sans majuscules qui s'appelle Les Amantes d'Elfriede Jelinek donc tac). non plus sérieusement je suis tellement ouverte aux écritures vivantes, aux styles qui frottent et grattent et tentent, mais ici il me semble néanmoins que ça s'use pas mal, sans que ça reflète non plus l'usure (réelle, et passionnante, et terrible) des personnages. qu'en fait, l'écriture reste figée dans ce qui se met de plus en plus à ressembler à un gimmick et parvient de moins en moins à créer de l'émotion et de l'élan. au fur et à mesure que le texte pourtant avance et grandit, sa forme demeure la même, et on s'en lasse, un peu, je crois.
Profile Image for Jen.
260 reviews27 followers
February 28, 2026
le roman a quelques défauts mais alors quelle langue, et surtout quel incroyable travail de traduction de la part de Marina Heide !!!


"j'ai fermé les yeux,
c'était mieux tah l'époque, tu trouves pas ?
marco m'a regardé, il a souri,
un peu, mais je crois aussi que ce sera mieux
après"
Profile Image for Meline Marcos.
83 reviews3 followers
March 16, 2026
J'ai adoré ! Quelle langue (et quel boulot de traduction aussi!!) et quelle rythme !! À découvrir absolument !
Profile Image for Anna.
6 reviews
January 24, 2026
« vas-y pourquoi tu te la racontes, on avait comme des ailes, le sang qui bouillait dans les veines »
« on dit daronne pour pas avoir besoin de dire maman, genre ma daronne est vénère au lieu de maman a peur, maman a peur de moi »
Profile Image for Laura.
1,333 reviews48 followers
March 18, 2026
Un très bon texte contemporain qui m'a plu, mais qui était trop oralisé et trop dans le parlé de la rue pour que je saisisse toutes les clés. J'ai bien aimé, mais j'ao préféré Marseille sèches tes larmes dans le même genre !
Profile Image for Mika.
308 reviews195 followers
January 31, 2026
J'ai lu Junky, Substance Mort, Las Vegas Parano, Mille morceaux. J'ai vu Trainspotting, Requiem for a Dream, Basketball Diaries, Smiley Face. Des histoires et des destins cassés, où la drogue et la violence consolent, plus présentes que des mères, plus fidèles que des chiens. Mais jamais, absolument jamais, je n'ai été aussi secoué par la voix d'un mec promis au meilleur et qui pourtant se tue et disparaît, petit à petit.

Au cœur de ce livre, il y a l'amitié de ces quatre garçons, de ces frères de cœur avec qui on fait des promesses de sang, de ceux qui pourraient tuer pour toi mais sans jamais hésiter à te plonger tête la première dans ta propre merde si nécessaire. Pour ces garçons, les sirènes du deal, du traffic et du racket chantent plus fort que celles d'un quotidien pourri où on ressent tout de façon tiède. Ces garçons flirtent avec la mort, parfois même dangereusement, parce qu'ils ont besoin d'éprouver la vie.

"Tah l'époque" c'est le livre d'Oliver Lovrenski, véritable phénomène norvégien, qui a fait de la littérature à travers les notes de son téléphone. À 19 ans, il devient figure emblématique d'une jeunesse laissée pour compte, mettant en valeur ces gamins d'immigrés qui se créent des familles loin de chez eux et ces gosses qui répondent à l'appel de la rue quand la maison n'existe plus.

Ce n'est pas un roman sympathique, ni joyeux. Bien au contraire, il est âpre, cinglant, sans concessions. Il est de cette littérature qui ne ment pas, qui montre la sueur, le sang, la crasse et les viscères. Mais au milieu de tout ce qui grouille, la tendresse éclate par petits bouts, étincelles qui s'imposent dans tout ce merdier. Il y a des gens qui ont besoin d'être sauvés, et ceux qui ne veulent pas l'être : Ivor, Marco, Arjan et Jonas sont de ceux là. Pourtant, notre premier réflexe en fermant le livre, éprouvé et bouleversé, est de vouloir avancer vers eux, bras ouverts, prêts à être khalassés, ou enlacés.
Profile Image for Sedna.
120 reviews17 followers
February 19, 2026
Abandonné après un peu moins d'un tiers de lecture.
Point positif : ca se lit vite, puisque les chapitres sont vraiment très très courts. Parfois une phrase ou deux à peine.

Pour le reste, j'ai trouvé que c'est trop artificiel dans le style et qu'on passe totalement à côté du fond et d'une histoire tout simplement. Pas de majuscules, pas de points, un style vraiment étrange , qui fonctionne peut être en VO mais absolument pas en français (je me demande vraiment comment est le texte en VO parce qu'à certains moments j'ai la sensation d'avoir eu une traduction avec un espèce de regard bourgeois et un stéréotype assez grossier d'une langue attribuée à des jeunes vivant dans des banlieues populaires et/ou issu·es d'une migration arabophone)
Je passe sur le manque d'émotion, le style qui se veut probablement percutant et à l'image de la jeunesse dépeinte, mais qui n'est pas convaincant. Je n'ai pas du tout retrouvé ce qui m'a plu dans la quatrième de couverture, ni l'intensité dans l'écriture, ni l'émotion, ni rien.
Profile Image for esttempuslegendi.
52 reviews10 followers
Review of advance copy received from Publisher
February 1, 2026
« y'a des choses qu'on dit à personne, comme que de temps en temps, quand t'es sur le quai
plus mét du métro, en entendant le grondement dans le tunnel, tu recules d'un pas, contractes les muscles et retiens ton souffle, et une fois que le métro est passé, t'es toujours planté là, à te demander si tu oseras t'envoler un jour »

Une écriture aux allures de journal intime. Les confessions version XXIe s. dans les quartiers d’Oslo. Franchement, un style qui change et qui apporte un peu de « fraîcheur », et surtout du renouveau.
Cru sans être de trop, juste la vie à travers une nouvelle perspective.
Profile Image for Marni.
7 reviews
March 22, 2026
besoin d’apprendre le norvégien pour lire la version originale car j’ai des choses à dire sur la traduction française je crois
Profile Image for Mo_.
44 reviews2 followers
January 19, 2026
So far so très très good. Une langue, une voix, un livre qui donne la patate avec des fulgurances et des moments de grâce. Sans jamais tomber dans le grossier, le facile ou l’attendu, l’auteur arrive à nous embarquer dans le quotidien d’un groupe de jeunes. C’est un livre qui crie la vie, qui célèbre la fraternité et l’amitié. On est touché par des phrases simples qui font le même effet qu’un uppercut. Se dégage de ce texte sans majuscule et à la langue qui court parce qu’il faut vivre putain une vraie virtuosité, une poésie du béton et des kebabs avalés parce que défoncés. C’est juste terriblement beau.
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