Dans les terres du Nord, au rythme des clochettes et des chants traditionnels, la doyenne Kaisu s'apprête à mener sa dernière transhumance à la tête de sa famille et de leur troupeau de rennes. Mais l'arrivée d'un homme en fuite réveille l'écho d'un vieux conflit : entre raids ennemis, coutumes qui s'eff ritent et bouleversements mystérieux de la nature, Kaisu doit guider les siens sur des sentes migratoires semées d'épreuves. Le plus grand des dangers vient-il de ces prospecteurs étrangers à l'avidité sans fond ? Ou bien des vitaux, ces organismes invisibles dont l'équilibre vacille ?
Stéphane Arnier est un auteur d'imaginaire français qui vit en Finlande. Entre un double expresso et une balade en forêt, il écrit des livres de fantasy et des jeux de rôle. Après son roman primé La brume l'emportera, il propose avec La Dernière Transhumance une saga de survie identitaire, un récit de transmission, une fresque à la fois âpre et poétique mêlant rites ancestraux, tension politique et mysticisme chamanique.
4,25 - 4,5 ⭐ C'est mon tout premier roman de l'auteur et ça ne sera certainement pas le dernier ! C'est beau, tout simplement. Le texte est magnifique, les décors offrent de beaux moments contemplatifs et la plume est aussi sauvage que délicate. Ce premier roman de la duologie est immersif et sensoriel. L'auteur illustre son récit au travers de nombreux points de vue, des personnages bien réels, dont l'identité et les idées se confrontent souvent. La magie est subtile, feutrée même et mystique comme on les aime dans ces univers chamanique. Un premier roman brillant, très détaillé, où l'on sent que l'auteur a fait ses recherches (d'où l'immersion que l'on ressent à la lecture).
En bref ? Foncez ! Je sais que nombre de lecteurices ici adorent la plume de l'auteur, alors je pense que ce début de duologie va vous ravir... C'est mon cas perso 🥰💝