À Saint-Denis, voisin de la nécropole royale, se trouve un étonnant et imposant édifice: la maison d'éducation de la Légion d'honneur. Vanessa est aujourd'hui surveillante dans cet internat de jeunes filles revêtant tantôt des airs de château de conte, tantôt de maison hantée.Véritable cheffe d'orchestre de ce roman choral, elle nous invite à faire la connaissance de quatre pensionnaires : Lou,Yasmine, Adèle et Suzanne. Ces adolescentes portent toutes un lourd symbole, une médaille remise à leur père ou à leur grand-père, leur clé pour entrer ici. Leur présent et leur passé s'entremêlent, le temps se détraque, jusqu'à ce drame irrémédiable, que personne n'avait vu venir. Dans un premier roman singulier, Lucile Novat détourne les codes du genre et donne à ce conte vénéneux des accents résolument modernes
c'est d'une maîtrise presque insolente de savoir aussi bien et aussi brièvement saisir le cœur et le suc de la vie de quelqu'un. un roman qui donne envie tout à la fois d'une seconde lecture, et d'écrire à son tour.
(niveau style, c'est Aliène en réussi, je suis désolée de le dire ainsi mais je ne vois pas de meilleure façon de le synthétiser. formidable car vraiment j'adore ces écritures organiques, grondantes et pulsatiles)
4,25/4,5 - réinventer la dark academia un peu à la sauce aristocratie française, c’était génial. La plume était exquise, j’aurais aimé que le roman soit plus long mais très beau 1er roman et très belle découverte <3
Un roman étonnant à l’atmosphère fascinante. Je me suis laissée porter par une plume flamboyante, ne sachant pas vraiment où j’allais pour finir ravie de ma découverte.
Dans un pensionnat de Saint-Denis, on suit Suzanne, Yas, Adèle et Lou, quatre amies pensionnaire, et Vanessa, une des pionnes. J’y suis allée pour la vibe conte gothique qu’on me vendait mais suis restée pour ces personnages tendres et bouleversants que l’autrice explore profondément en moins de 200 pages. C’est beau et pudique. « Voir venir » est marquant, et m’a fait un effet similaire au film « Virgin Suicides ». Ces amitiés saisissantes. Ce mystère glaçant. Ces questions qui restent en suspens.
et si je vous disais que c'est 10x mieux que the secret history de donna tartt ? ça vous en bouche un coin pas vrai ? bcp plus efficace, j'ai adoré les personnages à qui on s'attache très vite et qu'on identifie parfaitement malgré les 180 pages moi qui ne suis pas fan de dark academia.. là, j'ai vrm apprécié un roman très court donc mais qui raconte son histoire, c'est super bien fait agréable même si j'ai parfois trouvé le style un peu lourd et certains dialogues pas très crédibles (attention pas tous!! la plupart étaient vrm cool)
C’est pas ma mega came comme genre mais VOILÀ comment on fait de la dark academia féministe moderne cool prends ça dans les dents sarai Walker (la meuf qui hate encore 2 ans après)
Parenthèse faite j’ai trouvé que c’était un chouette premier roman tendre et cruel, j’aurais adoré lire ça à l’adolescence (ou peut-être que ça m’aurait rendu encore plus dingue ?)
euh WTTTF?? ce roman m’a fait tourné la tête dans tous les sens, perdu parfois, des trucs que j’ai pas compris mais intense… une vibe certaine à la virgin suicides i love it 🥲 3 étoiles car pour l’instant beaucoup de choses restent incompréhensibles dans ma tête, et je dis jamais ça mais j’aurais besoin de le lire une deuxième fois i guess, avec grand plaisir, mais pas maintenant laissez moi prendre du recul 😳
Wow. Je me suis totalement laissé porter par la plume de Lucile Novat à travers cette histoire onirique et mélancolique. Malgré les divers indices disséminés, la fin m’a totalement surprise et émue. Un très bon premier roman.
le livre est imprégné d’une atmosphère intime, le lecteur est guidé dans une sphère « d’élite » au sein de l’école de la légion d’honneur. si vous vous attendez à un roman reportage sur cette école, passez votre chemin.
ce qui vous attend est un magnifique texte sur l’adolescence, sur le poids des traumas, sur le fait d’exister en tant que jeune fille, que jeune femme. la narration est fluide, rapide, poétique et imagée. le texte est rempli de non-dits, de références, de rage et d’amour.
la seule chose que je pourrais lui reprocher, ce serait peut-être de ne pas aller assez en profondeur sur la discordance entre cette école et l’extérieur, sur le poids de cet héritage social et culturel en surface face aux gens « de dehors ». mais l’autrice y aborde tout de même, au détour de souvenirs et de phrases bien placées, beaucoup de questions pertinentes et nécessaires. moins une critique, et plus une invitation à la réflexion.
un superbe roman, que je conseillerais peut-être pas à tout le monde.
Un étrange roman qui parle des pensionnaires de la Maison d’Education de la Légion d’honneur, adossée à la Nécropole de la Basilique de Saint-Denis, dans le 93. Lieu à l’écart du temps et chargé d’Histoire dans lesquelles de jeunes filles doivent chercher leur place, dans leur présent et le futur.
Vanessa est une jeune femme du 93 surveillante à l’internat dans cet enclos protégé et préservé de la vie. Les pensionnaires portent le lourd souvenir de leur père, grand-père ou ancêtre qui a reçu la Légion d’honneur, ce qui leur a ouvert les portes de cet établissement d’élite.
Vanessa est le personnage central et son implication émotionnelle tout autant que son empathie sont présentes. La vie de quatre adolescentes va s’articuler dans sa propre vie. Elle les a côtoyées, aidées, aimées. Mais comme tous, elle n’a rien vu se profiler. Le passé, le présent, se côtoient sans que l’on sache immédiatement quand l’autrice nous mène.
Nous visitons son enfance et leur enfance, leurs faiblesses et blessures étonnamment communes malgré les milieux divergents sont partagées. Le passé, le présent se côtoient sans que l’on sache immédiatement quand l’autrice nous mène.
Un roman pas toujours facile à lire, des phrases très incisives, un ton parfois agressif et d’autres presque doux et poétiques. J’en ai un meilleur souvenir le lendemain de la lecture que le soir même. Toutes les souffrances semblaient émaner des mots et, absorber le mal des autres, ne serait-ce que par des écrits, n’est pas facile ! L’autrice a su retranscrire l’adolescence qui est une période difficile laissant des souvenirs et des traces indélébiles dans la vie d’adulte.
Beaucoup de sentiments, de frustrations et de mélancolie dans ce texte pudique, presque mystérieux dans une cadre grandiose et historique mais qui n’en reste pas moins un lieu d’enfermement.
J’ai dû un peu m’accrocher parfois (c’est lié à la forme du récit ou à ma capacité de concentration catastrophique who knows) mais excellente ambiance et certains passages sont vraiment percutants. Un peu frustrée car j’aurais aimé en savoir plus sur certains personnages. En tout cas c’est une bonne surprise.
Un conte qui nous plonge dans l'ambiance secrète et dangereuse de l'adolescence. J'ai particulièrement aimé que la maison d’éducation de la Légion d’honneur de Saint-Denis soit un personnage à part entière. J'ai juste trouvé cela un peu court, on aurait aimé plus découvrir les personnages.
Une écriture qui laisse sans voix à la fin d’un roman au cœur d’une institution élitiste mais emplie de souffrance. Une jeunesse dorée qui se trimballe ses traumas.