Comme le ciel a besoin de la mer, comme l'été a besoin de l'hiver, j'ai besoin d'amour.
Juste un peu d'amour, c'est l'histoire d'un conte de fées qui tourne au tragique. Roland, jeune pêcheur de l'île d'Yeu, cœur tendre dans une famille peu aimante, croise la route d'Ella, brillante étudiante sénégalaise qui rêve d'un amour éternel. Si tout semble les opposer, chacun va, au contraire, trouver chez l'autre ce qu'il pouvait espérer de meilleur. Les deux amants, aveuglément confiants en l'avenir, décident de se marier au Sénégal avant de revenir s'installer sur l'île. D'un côté, il y a la beauté toujours renouvelée du décor, l'océan qui remue sous le ciel sauvage. De l'autre, il y a la famille de Roland, sa rudesse, son hermétisme. Ella éprouve les pires difficultés à trouver du travail. Comment s'intégrer quand on ne retient de vous que votre différence ? Ce racisme dit « ordinaire » produit des conséquences extraordinaires : Ella et Roland vont y laisser leurs illusions, leurs forces, jusqu'à commettre l'irréparable.
Michèle Halberstadt is a journalist, author, and producer of such films as Mr. Ibrahim, Farewell My Concubine, and Murderous Maids, which she also cowrote. Her previous novels include The Pianist in the Dark, which won the Drouot Literary Prize and was short-listed for the Lilas literary prize in France.
La 🅑🅐🅣🅣🅛🅔 des livres qui vont par deux : vous faites partie de celles et ceux qui trouvent que 𝗹’𝗮𝗺𝗼𝘂𝗿, 𝗰’𝗲𝘀𝘁 𝗻𝘂𝗹 ou de celles et ceux qui se disent que 𝗷𝘂𝘀𝘁𝗲 𝘂𝗻 𝗽𝗲𝘂 𝗱’𝗮𝗺𝗼𝘂𝗿, ça ne peut pas faire de mal.
▪ ℒ’𝒶𝓂𝑜𝓊𝓇, 𝒸’𝑒𝓈𝓉 𝓃𝓊𝓁, d’Alicia Jacte*
À travers le personnage de Molly, un petit moineau effacé, Alicia Jacte aborde l’amour d’un point de vue pédagogique, mais aussi militant. Bien que j’aie une opinion bien arrêtée sur le sujet, notamment sur le patriarcat et ses injonctions, qui peuvent se résumer en quelques mots : « sois belle et tais-toi », j’ai trouvé cette approche pertinente. En effet, cette bande dessinée m’a ouvert les yeux sur certaines habitudes que j’attribuais, ingénument, à la féminité, et par là même, au féminisme, mais qui nous sont subrepticement insufflées par le capitalisme. Comme quoi, les constructions sociales persistent et le système ne cesse de dévoyer la lutte, voire les luttes, des femmes, à son propre profit.
▪ 𝒥𝓊𝓈𝓉𝑒 𝓊𝓃 𝓅𝑒𝓊 𝒹’𝒶𝓂𝑜𝓊𝓇, de Michèle Halberstadt*
Ce roman m’a énormément émue, et ce dès la couverture. En effet, j’y ai revu la maison de mes grands-parents maternels, et la nostalgie a fait un looping de mon cœur à mes yeux – ou de mes yeux à mon cœur. Quant au récit, il faut savoir que Michèle Halberstadt s’est inspirée d’une histoire vraie, ce qui le rend encore plus touchant. Il est ici également question de stéréotypes, de préjugés, d’idées reçues, ou de la façon dont la couleur de peau peut sceller un destin, voire deux.
Bref, si j’ai trouvé la bande dessinée d’Alicia Jacte très instructive, mais aussi incisive, c’est le roman de Michèle Halberstadt qui remporte cette bataille haut la main (et les cœurs). La construction narrative est particulièrement habile, bien qu’elle puisse en dérouter plus d’un au premier abord : il n’y a pas de chapitres. Mais c’est justement ce qui apporte une véritable intensité dramatique au récit. Par ailleurs, la plume de l’autrice est à la fois poétique et percutante, transformant l’histoire vraie en un conte d’abord féerique, puis tragique.
Alors, vous reprendrez bien un peu d’amour ou c’est nul ?
Merci à @gleephapp et @cherchemidiediteur pour l’envoi de cet ouvrage. Au départ de cette histoire, il y a deux êtres que tout oppose.
D’un côté, il y a Ella. Jeune sénégalaise brillante et rayonnante, entourée d’une famille aimante et chaleureuse.
De l’autre, il y a Roland. Un islais qui a grandit dans l’ombre malveillante de sa mère, pétrie de défauts et de ses sœurs. Il aime son île, l’île d’Yeu, la mer, la pêche.. C’est un solitaire tendre et timide. Leur rencontre, c’est Roland qui la provoque. En rassemblant tout son courage, il s’inscrit sur un site de rencontre et le destin se charge du reste. Ces deux âmes sœurs se trouvent et partagent, au fil du temps, un amour rare et puissant. De ces amours qui nous donnent l’impression de n’avoir peur de rien et que tout ira bien.
Mais sur cette île, où tout se sait, se commente, où tout est déformé, jalousé, amplifié et exagéré, un événement va entraver les projets du couple et la sérénité qu’Ella tentait à tout prix de garder à flots.
Comme dit l’autrice : l’enfer c’est les autres. Surtout lorsque l’on attache trop d’importance à leur avis, si mesquin soit-il. Cette histoire vraie, racontée par l’autrice, ayant connu personnellement les héroïnes, est bouleversante de sincérité et de tristesse. Cette histoire méritait d’être racontée et l’autrice l’a fait d’une bien jolie façon.
Juste un peu d’amour nous fait vivre l’histoire d’amour entre Roland, jeune homme vivant sur l’île d’Yeu et Ella, jeune sénégalaise qui est prête à tout quitter pour vivre cette histoire pleine de belles promesses. Malgré la joie de vivre et l’optimisme du jeune couple, ils se heurtent rapidement au regard des autres, en particulier à celui des insulaires dont fait partie Monique, la mère de Roland. Ella et Roland doivent ainsi se confronter aux préjugés et aux difficultés qui mettront en péril l’apparent équilibre qu’ils pensaient trouver sur l’île. C’est un roman qui se lit très facilement et qui nous tient en haleine. J’aurais néanmoins préféré que la focalisation soit interne et portée sur l’un des personnages pour pouvoir véritablement m’y attacher. Certains événements s’enchaînent sans qu’on ait le temps de les appréhender et de les digérer. Cette lecture ne m’a donc pas laissé indifférente mais n’a pas été un coup de cœur. Merci @gleephapp et @cherchemidiediteur pour l'envoi de ce roman !
Dans ce roman, offert par les éditions @LeChercheMidi en partenariat avec @gleeph, l’autrice propose le récit d’une femme dont le destin bascule après une rencontre amoureuse avec un homme la menant jusqu’à une installation sur l’île d’Yeu. À travers cette trajectoire, le texte aborde des thématiques telles que les relations interculturelles, l’isolement et les tensions familiales et sociales. Toutefois, certains choix de représentation peuvent susciter des interrogations, notamment dans la manière dont le regard porté sur la protagoniste semble parfois filtré par une perspective extérieure stéréotypée qui tend à simplifier certaines réalités culturelles et sociales. Il en résulte un récit qui, tout en soulevant des questions importantes, ouvre aussi le débat sur les enjeux de représentation et sur la manière dont certaines expériences sont mises en récit dans la fiction contemporaine.
Merci @gleephapp pour l’envoi de ce livre et @lecherchemidiediteur !
J’ai terminé Juste un peu d’amour de Michèle Halberstadt et j’ai passé un vrai joli moment de lecture.
D’abord, le décor : Île d’Yeu. Les îles ont toujours ce petit quelque chose… un monde à part, hors du temps, avec ses codes et ses habitants.
Et l’histoire… un amour simple et touchant. Pas de drame, pas de grands effets, juste la vie et l’amour de deux êtres qui avancent comme les vagues qui séparent l’île du reste du monde. Cette jeune fille a dû aller loin pour le trouver, et ça rend le récit encore plus poignant.
Un roman doux et sensible, qui parle d’amour avec délicatesse. Parfois, il ne faut vraiment… qu’un tout petit peu d’amour. 📚💛
Lecture courte, parfaite avec mon rythme de travail actuel 😅
J’ai découvert ce livre grâce aux éditions @cherchemidiediteur et @gleephapp que je remercie pour cet envoi.
Le titre du livre et le cadre de l’île d’Yeu laissent imaginer une romance douce mais l’histoire prend finalement une toute autre tournure en abordant des sujets forts comme la mort, la précarité, le regard des autres, le rejet…
La lecture est rapide et fluide, un peu trop lorsque l’on aborde ces sujets… les événements s’enchaînent un peu vite, sans laisser le temps de s’attacher ou même de réfléchir au sujet. Malgré cela j’ai été touchée par Ella et Roland
ça se lit comme un téléfilm. le décor prend du temps à s’installer, on essaie de comprendre ce qui va nous intéresser chez roland. et puis une fois meetic lancé, ça file tellement vite. on lit des descriptions trop raides des faits et on ne suit pas assez les pensées des personnages. le petit coup à la fin en découvrant que c’était une histoire vraie. dommage d’avoir passé autant de temps avec roland sans jamais vraiment réussir à entrer dans sa tête