Dans les ruines d'Alep, un chien devient le dernier refuge et le dernier guide d'une humanité perdue. Un roman bouleversant sur la fidélité, la survie, et la lumière qui persiste au cœur du chaos. Alep, février 2023. Dans la poussière et le silence qui suivent le séisme, une femme appelle un nom comme on lance une prière : Zaatar. Elle sait qu'il est encore là, quelque part sous les gravats. Sept ans plus tôt, en pleine guerre, Zaatar est entré dans sa vie. Un chien recueilli dans une ville assiégée, fracturée par la peur et les pertes. Dans leur immeuble d'Alep-Ouest, fragile refuge où cohabitent chrétiens et musulmans, chacun tente de survivre, de ne pas renoncer. Au milieu du chaos, l'animal devient un repère, un lien muet entre les êtres, quand la parole et la confiance se sont effondrées. Fidèle et instinctif, Zaatar perçoit la vérité là où les hommes se mentent, incarne la loyauté et la bonté là où elles semblent avoir disparu...
Le Berger d'Alep est le récit bouleversant d'un chien qui réconcilie les hommes avec leur humanité. Troisième roman de Stéphanie Perez, grand reporter de guerre plusieurs fois envoyée en Syrie, cette histoire inoubliable de fidélité et de résistance intime mêle la force du réel à l'émotion de la fiction – une signature qui a déjà séduit des milliers de lecteurs.
Le livre s'inscrit entre le grand reportage et la fiction. Normal, il est écrit par une Grand reporter et inspiré librement d'une histoire vraie. L'écriture est nerveuse, il n'y a pas de fioritures, elle va a l'essentiel. L'histoire de Zaatar, le Berger d'Alep, (Berger avec une majuscule, car le chien est plus humain que la plupart des humains ...) est touchante : une étincelle d'humanité dans les ténèbres du siège d'Alep en 2016, racontée mois par mois. Le livre est nécessaire, il oblige à regarder la guerre en face, à s'intéresser vraiment dans les êtres qui la vivent jour après jour. La guerre n'est pas seulement un énième évènement vu au journal télévisé de 20 heures. Le livre raconte "ce qu'il leur reste alors qu'ils ont déjà perdu beaucoup : une capacité à s'attacher encore, une humanité mise à rude épreuve, souvent cabossée, mais toujours debout, parfois là où on ne l'attend plus." Le livre m'a donné envie de lire le roman précédent de Stéphanie Perez, "La ballerine de Kiev". Kiev, un autre pays en guerre...
Cette histoire m'a fait pleurer à plusieurs reprises. Peut-être parce que j'ai eu plusieurs fois la chance de voir un Zaatar entrer dans ma vie, je n'ai pas apprécié la fin. Cette rencontre impromptue alors que Maya vient juste de déposer Zaatar en terre qui laisse deviner la suite : les mêmes marques sur le pelage, le même regard, etc... Je ne sais pas quoi penser. Cette toute dernière page me laisse un goût étrange. Néanmoins je recommande chaudement cette lecture
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4,5 🌟 Une histoire de guerre qui met en scène le quotidien des humains qui la subissent, mais surtout l’histoire de Zaatar, un merveilleux chien qui s’incrustent dans leur vie avec toute sa sensibilité de berger. Une histoire quand même triste, parfois choquante, mais aussi lumineuse, et surtout, touchante et bien écrite. Un roman inoubliable!